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Voyage, part II: Yichang et Xi’an

16 July 2011 Category :Max| Voyage 3

Yichang est une ville sympa. C’est aéré, les gens ont l’air vraiment cool, pas d’occidentaux, bref que du bonheur. Notre hôtel est plutôt bien, surtout pour le prix. Pas grand chose à visiter en revanche, et donc pas grand chose à raconter. En gros on a mangé au Pizza Hut, on est allés se coucher, on a fait quelques courses le lendemain, on on est allés à la station de bus.

 

Place de Yichang

Une place à Yichang

Le bus donc. Un bus longue-distance, avec couchettes, et grâce auquel on arrivera à Xi’an a 6h du mat’. C’est confortable. On nous a demandé trois ou quatre fois d’où on venait. J’imagine que les occidentaux prennent pas souvent ce genre de bus.

Un mec à côté de Nicolas ronflait comme j’ai jamais entendu un mec ronfler. On se demandait même s’il n’était pas en train de mourir. A priori non, il nous a emmerdé tout le trajet.

 

Nico dans le bus

En tous cas, le gars qui ronfle fait bien marrer Nico.

On a aussi vu un accident de moto. Enfin pas en live, mais on a vu deux mecs par-terre, deux motos explosées, et quelques curieux autour.

Vers 23h, Ben et moi (les autre dormaient) nous sommes aperçus que les panneaux routiers indiquaient “Xi’an 210km”, et on a commencé à s’inquiéter un peu. A raison d’ailleurs, puisque nous sommes arrivés à Xi’an à 2h du mat’, et non à 6h. Je comprends pas bien comment ils ont pu se gourer de 4h. Ca nous fait 10h de trajet au total.

Xi’an s’écrit 西安 en caractères simplifiés, et pour une fois que je sais les lire, je peux vous dire que 西 veut dire ouest, et que 安 veut dire “paix”, “sécurisé”. Comme quoi j’ai quand même appris deux-trois trucs en chinois.

On se rend à l’hôtel pour prendre une nuit de plus, et c’est avec une joie non contenue que je me glisse dans mon lit. Les chambres sont absolument géniales (j’ai même un PC à disposition). Elles me rappellent la chambre que mon père avait pris à Chongqing, sauf que celle-là nous coûte 170yuans par nuit.

Le matin je pionce un peu, pendant qu’ils vont prendre le petit déj’, et j’ai l’agréable (quoique…) surprise de voir ShaoJuan en ouvrant ma porte à 11h.

On prend un taxi, ou plutôt deux, pour se rendre à la porte sud de Xi’an. Bah la ville a de la gueule. De l’espace, de la verdure, et la muraille qui entoure la ville est impressionnante. Par contre, il y a beaucoup trop d’occidentaux.

Porte sud et Xi'an

La porte sud de Xi'an.

Place devant la porte sud

On mange en vitesse, et on monte sur les remparts de Xi’an. On se pose en attendant 18h30, histoire que le soleil tappe un peu moins. On peut assister à un petit spectacle, avec des tambours et une vingtaine de soldats qui défilent, en tenue traditionnelle.

On loue des vélos pour parcourir la muraille. Celle-ci entoure la ville, pour une longueur totale de 13,2km. Sur un vélo correct sur une route correcte c’est pas grand chose, mais sur un vélo tout pourri avec du pavage troué, c’est du sport. D’ailleurs j’ai encore mal partout.

 

Lucie et Ben

Surtout que les femmes ne sont pas d'une grande assistance.

Autour de la muraille, quelques immeubles et des parcs. C’est aéré, ça nous change de Chongqing.

Vue sur Xi'an

Temple

1h30 plus tard, il est l’heure de trouver à manger. Finalement on a trouvé un bar belge. Je sais pas comment on fait, peu importe la ville dans laquelle on va, on tombe toujours sur le bon bar.

Le lendemain (15/07/2011), on prend notre matinée peinard. C’est notamment la faute des autres, parce que moi j’étais prêt à 9h (c’est tellement rare que ça mérite d’être signalé). Enfin bon, j’en ai profité pour commencer l’article.

On part visiter la grande pagode de l’oie sauvage. C’est très aéré, des fontaines, des parcs. Franchement joli et agréable. Une demoiselle voulait une photo de moi avec ses grand-parents. Comme quoi, même avec tous les étrangers dans le coin, le roux sort toujours du lot. A propos des roux, j’en ai vu un nombre assez incroyable à Xi’an. A croire qu’ils ont tous compris qu’en Europe aucune fille voulait d’eux alors qu’en Chine c’est sexy.

Des fontaines.

La grande pagode de l'oie sauvage.

La grande pagode de l'oie sauvage.

Vue d'une avenue de Xi'an.

On visite ensuite les tours de la cloche et du tambour. On va dire “Bell tower” et “Drum tower”, ça sonne quand même nettement moins idiot. Les bâtiments ne sont pas fantastiques, mais la vue est chouette.

 

Tour de la cloche.

Tour de la cloche.

Tour du tambour.

Tour du tambour.

J’aurai profité de cette journée pour remarquer que les demoiselles de Xi’an ont plus de formes que celles de Chongqing, mais généralement un moins joli visage. Avec un peu de chance, à Beijing on aura les deux en même temps.

Samedi 16, il est temps de visiter les soldats ! Plus exactement, le mausolée de l’empereur Qin. Xi’an c’est quand même très connu pour ça, on peut pas partir sans l’avoir vu.

On prend un bus pour y aller. Ca nous a coûté 10yuans. Les cars de touriste, on nous proposait 350yuans par personne. C’est ça l’avantage d’avoir des natifs avec nous, on dépense nettement moins et on est plus immergés.

On fait une petite pause avant à … je sais plus le nom, je mettrais à jour après avoir demandé à Lucie. Pleins de jardins, de l’eau, quelques temples, c’est très agréable et reposant.

Jardin

Jardin

Les soldats c’est extrêmement touristique. La carte étudiant nous permet encore une fois de faire des économies (-50% sur chaque visite, mine de rien ça fait pas mal à la fin). Il faut d’abord marcher un bon moment, pour rentrer dans une pièce (un hall) bondée et jouer des coudes pour prendre des photos.

Soldats en terre cuite.

Soldats en terre cuite.

Il faut bien admettre que c’est très impressionnant. On est loin de simples copier/coller, chaque soldat a son propre visage, sa tenue, son identité. Il y a un sacré soucis du détail. En même temps le sculpteur qui se loupait se faisait couper la main, alors forcément, ils étaient motivés les gars.

Soldat et ânes.

Soldats en terre cuite.

En rentrant en ville, nous tentons d’obtenir les billets de train. Parait-il que ça se fait les mains dans les poches 2h avant de partir, façon “t’inquiète pas bébé”, mais le fait est que tous les billets pour demain sont vendus. Pareil à la compagnie de bus en face de la gare. Un mec nous propose un bus pas trop légal, mais nous préférons d’abord nous rendre à une deuxième compagnie de bus. Si ça peut nous éviter de mourir égorgé au bord d’une route en rase campagne, c’est toujours ça de pris. C’est bon, nous avons nos places. Nous serons donc à Beijing en temps et en heure, pour la dernière étape de notre voyage.

En attendant le prochain article, je vous invite à en apprendre plus sur les différents lieux que nous avons visités. Pour ça, le mieux c’est encore Wikipédia. Forcément on est loin de mon éloquence légendaire (pour rester modeste), mais ça donne quelques informations utiles et ça m’évite de copier/coller.

Xi’an

Tour de la cloche

Tour du tambour

Mausolée de l’empereur Qin (laissez tomber la partie sur la contestation, qu’est-ce qu’il faut pas lire comme conneries…)

Remparts de Xi’an

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Voyage, part I: le bateau

12 July 2011 Category :Max| Voyage 4

Cette première partie raconte le voyage en bateau, de Chongqing à Yichang.

Je fais juste une petite parenthèse pour dire que la veille du départ nous étions à notre bar favori, que nous en avons profité pour revendre le synthé d’Elody, acheter de la vraie bonne bière pour le trajet, et que Nico a claqué des impros au piano avec un mec de Sesame Street (Google pour ceux qui ont jamais entendu parler de ça) à l’harmonica. C’est quand même pas rien et ça méritait d’être signalé. Fin de la parenthèse.

Samedi 9 juillet 2011, il est temps de quitter notre dortoire douillet de l’université de Chongqing. Un petit bisou d’adieu aux français restants, et zouuu.

Le matin se passe sans trop de soucis, on termine les valises, on nettoie les chambres, et on attrape un taxi vers 14h pour JieFangBei. Comme nous étions tous les quatre un peu séparés, on décide de se retrouver à un café.

Pour ma part, j’ai été un peu perdu (c’est quand même grand comme quartier) et les indications du taxi quand je lui ai demandé où était le centre ont été un peu vagues. Quoiqu’il en soit, j’étais le premier au point de rendez-vous. Là les choses ont un peu tournées différemment, et finalement on se retrouve tous à coté de l’embarcadaire pour acheter les billets (que nous avions déjà réservés évidemment).

On nous avait proposé le matin un bateau plus “occidentaux-friendly” à 100yuans de plus, que nous étions prêts à prendre malgré notre goût pour l’immersion, mais finalement il n’y avait plus de places. On se retrouve avec la 1ère classe chinoise (on aime l’immersion, mais pas la mort).

Pour se rendre au bateau, il faut descendre un bon paquet de marches (deux jours après, j’ai encore des crampes, c’est lourd les valises), et traverser des ruelles sombres et obscures.

Les chambres sur le bateau, qu’on appellera “cabines” pour ne pas insulter les chambres, sont toutes pourries. La salle de bain fait 1m carré et contient la douche, les toilettes et un lavabo. L’eau est tellement trouble que je suppose que c’est directement celle de fleuve (ceux qui ont déjà vu la gueule du Yangtze savent que c’est dégueulasse). Globalement le bateau ressemble à un vulgaire paquebot avec de la moquette.

Un mec vient proposer 400 yuans à Ben pour échanger sa cabine.

On décide de monter sur le pont pour pouvoir dire décemment au revoir à Chongqing. Ca coûte 60yuans (pour les 4jours, heureusement), ils se font pas chier.

On rencontre deux occidentaux, un couple de suisses allemands très sympas, qui sont touristes. Pour prendre un bateau “chinois” en étant touriste et sans parler un mot de chinois, il faut être sacrément courageux. Chapeau bas.

Chongqing s’est faite toute belle pour nous dire adieu, avec sa magnifique robe nocturne étincelante. De jour c’est plutôt moche, mais il faut bien reconnaître que de nuit, cette ville a de la gueule. Et puis, on s’y été quand même attachés.

On s’assied et on s’ouvre une des bières achetée pour l’occasion, et on reste là à discuter jusqu’à 10h30 (on a pas choisi, on s’est fait virer). Il est de toute façon sage d’aller dormir, il faut se lever à 6h demain, pour l’excursion à6h45.

C’est vraiment pas évident de dormir sur ce bateau. Il fait pas chaud (pour une fois), et c’est même plutôt agréable avec la fenêtre ouverte, mais les lits sont vraiment durs et il y a énormément de bruit. Les chinois sont aussi bien matinaux, et à partir de 5h, ça gueule dans les couloirs. Nous avons tous les trois dormis entre 2 et 3 heures, il y a juste Lucie qui a réussi à avoir une bonne nuit de sommeil (mais les chinois ça peut dormir n’importe où n’importe quand).

L’excursion du matin, c’est la “ghost city” de Fengdu. Quand je dis “ghost city”, il faut comprendre “ville des esprits” et pas “ville fantôme”. En gros c’est des temples.

Une tour

Une tour, d'où on a pu avoir une vue panoramique.

C’était un poil décevant, pour une raison toute bête: les chinois ne restaurent pas. Si ça devient vieux, ils rasent et reconstruisent. Ou alors ils cimentent le tout, et le bâtiment ne fait plus vieux du tout. Ca fait un peu mal au coeur quand on s’attend à voir un temple ancien, et qu’on se retrouve devant un bâtiment construit l’année dernière.

Tête de buddha

Cette tête de buddha en ciment, même pas terminée, est un bon exemple.

Les temples.

Les temples, en construction.

Lucie, Ben et Nico.

Lucie, Ben et Nico devant l'entrée d'un temple.

En revanche, le paysage est sympa. C’est plein de forêts, un peu de roche. Ca change des immondes zones portuaires aux alentours de Chongqing. Les collines qui nous entourent font presque vosgiennes.

Vue sur le fleuve.

Vue sur le fleuve, avec plein de bateaux.

Notre bateau.

Notre bateau. C'est pas Chongqing dans le fond.

Vue du pont du bateau.

Vue du pont du bateau. C'est tout vert !

L’eau du Yangtze est ignoble, et je ne parle pas que de la couleur brunâtre. Une quantité impressionnante de détritus y flotte (bouteilles, polystyrène, …)

On passe le début d’aprèm’ dans nos chambres, pour éviter les grosses chaleurs, à lire, prendre des notes pour le blog ou dormir, et nous retournons sur le pont vers 17h.

Photo de groupe.

Les deux touristes suisses et nous (nah c'est mon chapeau, je le donnerai pas).

Une chinoise, professeur d’anglais en école primaire, vient nous parler, accompagnée de sa fille qui doit avoir entre 6 et 8ans. Elle est bientôt suivie par tous les gosses du bateau, et une bonne partie des chinois sur le pont. On devient l’attraction principale. Nico semble beaucoup plaire à la gamine, surtout son nez long et un poil crochu (il était sûrement juif dans une autre vie).

Photo de groupe.

Photo de groupe.

Ben.

Ben, avec son magnifique chapeau dans le style homosexuel.

La bateau s’arrête pour la visite du soir, un temple par terrible. Encore une fois, c’est un tas de ciment en pseudo style traditionnel. Sur le chemin du retour, on s’arrête à différentes échoppes pour acheter de la bouffe à emporter. La prof’ rencontrée précédemment nous a d’ailleurs payé nos nouilles. Evidemment à 20yuans elle s’est pas ruinée, mais ça montre à nouveau, à qui était encore sceptique, que les chinois sans quand même sacrément sympas.

Paysage.

Ca change du ciel gris habituel.

On a mangé sur le pont, avec le vent sur nos visages, et on a continué de discuter encore un bon moment ici. Les discussions sont d’ailleurs assez drôles. Lucie parle chinois, anglais et un peu français, nous parlons français, anglais et un peu chinois. Du coup nous utilisons l’anglais en grande partie, mais plein de mots chinois et français viennent se glisser dans les conversations. Ca donne parfois un genre de Frenchinglish un peu bizare.

On retourne dans les chambres pour se coucher, mais je sens bien que je dormirai encore pas beaucoup. L’avantage c’est que ça sera plus facile de se lever à 6h demain matin.

 

Pas si facile finalement, puisque je me suis réveillé à 11h.

On a croisé l’endroit qui figure sur le billet de 10yuans.

Billet de 10yuans.

Billet de 10yuans.

Endroit qui figure sur le billet.

Ca ressemble quand même.

On arrive aux “petites Trois Gorges”. On change de bateau, pour en prendre un plus petit, capable de passer dans les endroits étroits.

Paysage.

Paysage

La marque très visible, à une dizaine de mètres au-dessus de l’eau, date de fin 2009, au moment où le fleuve a atteint son plus haut point.

Eau et ordures

Non non, les points blancs ne sont pas des oiseaux, mais des bouts de polystyrène.

Ville construite pour reloger les gens dont les habitations ont été inondées lors de la construction du barrage.

Ville construite pour reloger les gens dont les habitations ont été inondées lors de la construction du barrage.

Nous prenons un bateau encore plus petit (une vingtaine de personnes).

Appareil photo de Ben

Juste pour faire une figure de style artistique: une magnifique mise en abîme où on peut voir le paysage vu par l'appareil photo de Ben.

Globalement, depuis la construction du barrage, le niveau du fleuve culmine en moyenne à 100m au-dessus du précédent niveau. On est passés en bateau par des endroits qui n’avaient pas plus de 2m de flotte avant (une rivière en gros).

Nico et moi.

Nico et moi.

Le paysage est vraiment sympa par endroits, et nous avons d’ailleurs décidé d’acheter une petite île dans les environs.

Nico était un peu crevé sur le chemin du retour.

Nico dort.

Comme tous les jours depuis le départ, nous prenons à manger au bord du chemin. C’est même pas des échoppes, juste des gens avec une gamelle qui font cuir des trucs. J’ai été malade un paquet de fois en Chine, généralement en bouffant au restau, et là, aucun soucis. Et en plus, c’est bon.

Rien de passionant le soir, on se couche tôt pour le lendemain.

6h30 encore. Ce matin, nous rentrons à nouveau dans les gorges, mais sur un bateau encore plus petit. Nous marchons ensuite sur un pont flottant, puis nous montons pour obtenir une vue aérienne.

Pont

L'escalier

L'escalier. Mon vertige n'a pas aidé.

Vu sur le pont.Nous rentrons ensuite au bateau principal, et nous avons 1h pour remballer nos affaires. Nous quittons le bateau à 10h. Avec encore les crampes qui me restent, ça fait pas du bien de se trimbaler les affaires.

Nous apercevons le barrage au loin, caché par la brume.

Nous montons dans un bus, qui nous trimbale pour l’après-midi. Nous avons vu le barrage des Trois Gorges sous différent angles, et y’en a pas un seul où il est joli. C’est un monument plutôt impressionnant, mais pas esthétique pour un sou, et qui était recouvert par la brume. On l’a même pas vu faire un lâcher d’eau.

 

Le barrage

Le barrage des Trois Gorges

Les écluses adjacentes.

Les écluses adjacentes, pour les bateaux.

L'autre côté

L'autre côté.

 

Nico devant le barrage.

Nico et son sourire niais devant le barrage.

Encore deux petites heures en bus et nous sommes à Yichang. On nous informe qu’un bus longue distance se rend à Xi’an, qu’il y a des couchettes, des places libres, que c’est moins long que le train, et que ça coûte le même prix. Du coup on a pris ça, d’autant plus qu’il ne restait plus que des places assises dans le train, plus de couchettes.

L’hôtel est pas cher et très correct, on va bien en profiter.

Une croisière plutôt agréable donc, un paysage sympathique. Je regrette que l’eau soit aussi dégueulasse, j’aurais adoré me baigner. Un bon souvenir en tous cas.

Nous avons un bus à prendre demain. La suite de nos péripéties dans un prochain épisode.

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Guide de survie

12 April 2011 Category :Max| Voyage 0

Mes parents viennent me rejoindre bientôt pour passer une petite semaine chinoise en ma compagnie. J’avais prévu de leur écrire un petit guide de survie en milieu hostile, mais autant en faire profiter tous mes nombreux lecteurs.

La première règle: ne s’étonner de rien. Y’a un mec au centre ville, tout nu sur un éléphant rose avec une bouteille de 2L de Sprite dans le cul, c’est NOR-MAL. This is China. Vous allez probablement voir tout et n’importe quoi, laissez filer, sinon votre cervelle d’occidental va imploser.

Gardez toujours sur vous un papier avec l’adresse de l’hôtel. Essayer de jouer le warrior, genre j’en ai une grosse paire, j’vais la dire oralement au taxi, ça ne marche pas. Surtout pas à Chongqing où les taxis parlent Chongqinghua. Globalement pour chaque destination où vous voulez vous rendre, essayez d’avoir un papier. Les voyages deviennent nettement plus plaisants, et même si vous vous perdez, un taxi peut vous ramener facilement à l’hôtel. A noter d’ailleurs que vu le prix des taxis, vous auriez tort de vous en priver.

Si vous mangez avec des chinois, et qu’ils paient sans même que vous vous en rendiez compte ou que vous puissiez réagir (ils vont jusqu’à faire croire qu’ils vont aux toilettes pour payer en douce), insistez pas pour les rembourser. Appliquez simplement les mêmes techniques de coyote (pour reprendre l’expression chère à Ludo) la prochaine fois.

Les chinois aiment bien qu’on arrive à leur balancer quelques mots en chinois (et de toute façon y’en a pas beaucoup qui parlent anglais), donc voici une liste des mots primordiaux avec leurs prononciations approximatives.

你好, “nǐ hǎo”, qui se prononce “ni hrao”, et qui veut dire “bonjour”. En théorie on est censé dire “nin hao” pour la version polie et “nimen hao” quand on s’adresse à plusieurs personnes, mais dans la pratique j’entends toujours “ni hao”.

谢谢, “xièxie”, qui se prononce “shiéshié”, et qui veut dire “merci”. La réponse est la plupart du temps “buxie”, et parfois quelques variantes “biekeqi” ou “bukeqi”.

听不懂了, “tīng bù dǒng le”, qui se prononce “ting bou dong le”, et qui veut dire “j’ai bien entendu mais je ne comprends pas”.

不要, “bù yào”, qui se prononce “bou yao” assez sèchement, et qui veut dire “je ne veux pas”.

Pour au-revoir, ils disent de toute facon “babye” la plupart du temps.

Si vous restez pour une durée relativement longue, il est impératif de repérer les bons coins occidentaux. Bars, bouffe, supermarchés, tout ce qui peut rappeler votre pays d’origine. La Chine c’est cool, mais y’a un moment on a besoin de retrouver un peu ses racines.

C’est tout pour le moment, je rajouterai au fur et à mesure.

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Shanghai, part II

12 April 2011 Category :Culture| Max| Voyage 0

On continue la narration de cette épique épopée.

On se lève à 9h20 le lendemain. Nah c’pas vrai, on se lève à 12h30. J’ai une bonne gueule de bois, et c’est évidemment le jour qu’a choisi le soleil pour apparaître. Bobo mes yeux.

Nous nous rendons à la cathédrale St. Ignace. Pour les chinois ça a l’air d’être assez fou, mais c’est plus petit et plus moche que n’importe quelle église de n’importe quel village français. On se rend ensuite au Xu Guangqi Park, qui est un endroit bien reposant.

Il se fait l’heure d’aller au concert de Bob Dylan.

Dès la sortie du métro, on est assaillis de gens qui veulent nous vendre des billets. Nos compagnons chinois n’en ont pas encore, et ils veulent justement en acheter devant la salle. C’est un peu stupide nous disons-nous, ils vont payer les billets deux fois plus cher ! Eh bien non. Beaucoup de personnes du gouvernement reçoivent des billets gratuitement, et les revendent ensuite. Ils obtiennent les billets à moitié prix. On se sent un peu con.

Plein d’occidentaux partout. Difficile de croire que nous sommes encore en Chine.

Le concert est bien, mais pas exceptionnel. Je m’attendais à quelque chose de plus intime, Dylan, sa gratte, son harmonica et le public. La ça ressemblait plus à “Bob Dylan and his band”, aucune discussion avec le public, je chante, je prends mon pognon et je me casse. En revanche le bougre a encore une sacrée énergie pour son age.

Photo du concert.

Pendant Desolation Road.

Bob Dylan

Merci le zoom x12.

A la sortie on reprend le métro, et ça parle francais tout autour de nous.

On se rend au bar, on prend une bière, ShaoJuan titube un peu et c’est plutôt marrant, puis on rentre se coucher.

Le lendemain, on se lève un peu tard. WangJian est parti tôt pour visiter un musée, nous on trainarde. On va manger à trois. La copine de ShaoJuan nous rejoint.

On se balade sur la Place du Peuple. C’est très sympa, très vert, avec de grands buildings autour.

Place du peuple

Place du peuple

WangJian nous rejoint, et pendant que les chinois discutent entre eux, je m’amuse à prendre des photos de ShaoJuan à son insu, sachant qu’elle n’aime pas ça du tout.

ShaoJuan

Pour une fois que j'fais une photo complétement à l'arrach', elle est jolie.

Les filles veulent rester un peu entre elles. Nous les hommes, allons boire un coca (ou de l’eau pour le Nico). WangJian nous apprend pas mal de trucs sur les caractères chinois et leurs origines. On discute également un peu politique (nous n’avons pas lancé le sujet), et il semble être parfaitement au courant de la censure d’internet en Chine, et des moyens de la contourner.

On rejoint les gonz’ à un fast-food chinois, et rencontrons une nouvelle amie de ShaoJuan. Encore une fois, son nom m’échappe. Comme d’hab’ j’ai le droit à des rires quand ShaoJuan lui donne mon nom chinois. J’me demande vraiment si elle s’est pas un peu foutu de ma gueule en me nommant.

On se retrouve à deux au milieu de quatre chinois. Ils ont la fâcheuse habitude de pointer du doigt, et du coup on sait tout de suite quand ils parlent de nous, mais on ne comprend rien.

On va au Cotton Club, un bar de jazz dont le nom me semble un peu raciste, m’enfin. Ils ont d’la bonne bière alors on pardonne la maladresse.

On rentre ensuite à l’hôtel, avec les copines de ShaoJuan qui vont à priori dormir avec elle (3 gonzesses dans un lit deux places, miam miam).

Le frère de WangJian lui a confié quatre bouteilles de pinard californiens, dont deux pour nous, et les filles veulent en boire tout de suite. J’aime pas trop l’idée mais je ne proteste pas. Mon coeur a sauté un battement quand j’ai vu le mélange pinard/7 Up, et je leur explique que la peine de mort pourrait bien être rétablie en France pour un crime aussi grave. Le pinard est pas mauvais, mais il manque un peu de corps.

ShaoJuan insite pour qu’on s’ouvre une troisième bouteille. Je le sens très moyen. Quand une personne dit qu’elle est pas saoul, l’expérience m’a souvent montré qu’elle l’était complétement, mais elle n’a pas passé sa nuit dans les toilettes. On discute ensuite avec WangJian qui lui était complétement fait, et qui ne s’arrêtait plus de parler. J’ai été vraiment surpris par sa lucidité (même bourré il reste lucide) en ce qui concerne la politique chinoise, l’échec du communisme, le pouvoir qu’a le parti, les risques qu’il prend à me dire ce genre de choses. En espérant qu’aucun haut responsable du parti ne lira ce blog, ça m’emmerderait qu’il se retrouve emprisonnépar ma faute.

Le jour commence à se lever, on se dit qu’il est temps de se mettre au lit. Levé 2h plus tard, à 7h30. WangJian reste au pieu.

Nico, ShaoJuan et moi-même allons visiter le musée de Shanghai, qui contient plein de vieux trucs sur la culture chinoise (calligraphie, sceaux, monnaies, vêtements, …). C’est plutôt intéressant mais encore très chinois comme musée, beaucoup de fois la même chose. On est terriblement crevés en plus.

Calligraphie.

Calligraphie.

On se dirige ensuite vers l’aéroport. Il est censé être international, mais je trouve que ça ne parle pas suffisament anglais. On rate notre avion, sinon c’est pas marrant, et nous devons claquer 1400yuans pour racheter un billet. Ca fait mal.

4h plus tard, nous sommes enfin de retour au campus.

En resumé, j’aime beaucoup Shanghai. C’est une ville beaucoup plus uniforme architecturalement, plus aérée et plus verte que Chongqing. Je regrette un peu qu’il y ait tellement d’occidentaux. C’est tellement plus marrant de jamais entendre parler anglais. En tous cas, c’est une ville dans laquelle je me vois tout à fait revenir d’ici un an ou deux (en fonction de ce que la vie me réserve).

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Shanghai, part I

11 April 2011 Category :Culture| Max| Non classé| Voyage 1

Tout d’abord un peu de prononciation. Shanghai se prononce “Shanghrai”. La prochaine fois qu’un chinois vous dira qu’il vient de là, vous le comprendrez.

Pour replacer rapidement le contexte, Bob Dylan était en concert le 8 avril là-bas, et nous nous sommes dit qu’il serait cool d’y aller, et du coup de passer 4jours dans cette ville. Par “nous”, je veux dire Nicolas, Li ShaoJuan (une de nos profs de chinois), son ami WangJian, et moi-même.

Départ le 6 avril dans la soirée. 2h d’avion qu’on passe à donner des cours de français à ShaoJuan. Sa phrase préférée est sans aucun doute “Tes yeux sont bleus”.

On rencontre le frère de WangJian qui bosse dans l’import de pinard, et qui nous conduit jusqu’à notre hôtel. Les hôtesses prennent les photos de nos passeports avec un téléphone, le scanner est mort. Il est minuit passé, et je reçois mon premier cadeau: un best-of en trois CDs de Bob Dylan, offert par WangJian que je connais depuis seulement 2h. Ils sont fous ces chinois. En tous cas, ça fait sacrément plaisir.

Pour la petite histoire, ces CDs sont des vrais, mais dont la boite a été légèrement endommagée et qui ne peuvent donc pas être vendus. Ils sont censés se faire détruire, mais des chinois les récupèrent et les revendent pas chers. On a eu droit à d’autres histoires similaires sur le marché noir chinois.

On discute encore 2h pour définir le programme des prochains jours, et on dort.

Réveil à 7h. On va prendre un petit déj’ à la chinoise, composé de mian (nouilles) et de jiaozi (raviolis) dans une arrière boutique sordide sans éclairage (plus d’électricité dans le quartier). C’était pas dégueulasse mais ça faisait peur.

Le métro est sympa, propre, les annonces sont en chinois et en anglais.

On rencontre une amie de ShaoJuan. Me souviens par contre plus de son nom, c’est vraiment dur pour nous de retenir les noms chinois. J’la prie de m’excuser si elle me lit un jour (mais je suis plutôt confiant, ça a peu de chance d’arriver).

On visite le musée sur Lu Xun, un écrivain qui est, parait-il, le Balzac chinois. J’ai surtout beaucoup rigolé en lisant les petites plaques explicatives, on sent que c’est totalement objectif.

Les explications sont totalement objectives.

Les explications sont totalement objectives.

Ca m’a également permis de découvrir la façon dont sont faits les musées chinois. Ils ne sont pas inintéressant, mais le problème est que c’est 50fois exactement la même chose et qu’on se lasse du coup assez vite.

On visite des librairies l’aprem’.

On se retrouve dans une rue lumineuse, un peu le JieFangBei Shanghaiien. On mange dans un snack de la ville, un truc un peu à l’arrach’. On arrive à exploser les chinois avec des baguettes de la main gauche. Faut dire qu’on est gauchers alors ça aide. A la sortie, un mec m’interpelle pour me dire qu’il y a de très jolies filles dans le bâtiment à côté et qu’elles ne sont pas chères.

Rue de Shanghai

Rue de Shanghai

On marche un peu, jusqu’au bord du fleuve, ou nous avons droit à la vue classique de Shanghai (le Pudong, quartier des affaires) avec notamment la tour Jin Mao. Manque de bol y’avait pas mal de brouillard et mon appareil est pas à l’aise la nuit.

Pour mon anniversaire, on va dans un bar allemand. Ils ont des choppes d’1L, cool.

Nico avec une choppe de bière

Nico approuve la bière.

J’me prends un schnaps, juste pour voir. Manque de bol j’voulais un kirsh, me suis retrouvé avec du schnaps d’amande. C’pas dégueu mais ça rappelle moins le pays. Y’a également une photo derrière nous qui montre des maisons à colombages. Gros moment de nostalgie pour nous alsaciens.

Le frère de WangJian s’est senti obligé de dire au serveur que c’était mon anniversaire. J’ai eu droit au groupe qui a chanté “Happy Birthday” et à la part de gâteau avec une bougie dessus. En France je serai mort de honte, ici c’était touchant.

Photo de groupe au bar.

Photo de groupe.

On se rend ensuite au KTV. Les chinois chantent tous bien, on se sent vraiment nuls à côté.

La soirée aura coûté autour de 2000yuans, et on pas eu a débourser un seul centime, on s’est fait inviter par le frère de WangJian. C’est quand même incroyable, le type on le verra sans doute plus jamais, et il nous paie la soirée sans se poser de question. On essaiera de repasser à Shanghai à la fin de l’année pour boire une bière avec lui et essayer de le rembourser.

Je rebondis là-dessus pour donner la plus grande qualité et le plus gros défauts des chinois. Ils se prennent pas la tête pour le pognon. Un mec paie une fois, le lendemain c’est quelqu’un d’autre, et personne ne tient les comptes. Nous les français sommes toujours en train de diviser, à noter partout qui nous doit combien. Le gros problème avec ça c’est qu’on fait nettement moins gaffe à ce qu’on dépense, et ces quatre jours m’auront coûté relativement chers.

De ce premier jour à Shanghai, je retiens surtout que la ville est très aérée, les bâtiments sont beaucoup plus espacés qu’à Chongqing et c’est vraiment agréable. On a croisé aussi beaucoup d’occidentaux. A Chongqing si on entend parler français, on va taper la discute un peu, là-bas ça a l’air très commun. On a du faire un peu gaffe à c’qu’on disait, nous qui avions pris l’habitude de raconter n’importe quelle connerie à haute voix puisque personne ne peut nous comprendre.

On finit là-dessus, la suite bientôt.

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Chengdu

28 January 2011 Category :Max| Voyage 3

C’est actuellement les grandes vacances chinoises, pour le nouvel an à venir. On s’emmerde. Le campus est désert, tous les chinois sont rentrés chez eux, les commerces sont fermés. Quelques jours passés à s’lever à 15h et à s’coucher à 5h c’est cool, mais là ça commence à bien faire.

Pour nous sortir un peu de notre morne quotidien, nous décidons d’aller visiter Chengdu. La ville est particulièrement connue pour ses pandas, et c’est qu’à 2h de train. Le groupe est composé de Ben et Lucie (sa copine), Elody, Steph’, Julien, François, Nico, Pierre-Louis et moi-même.

Nous réservons l’hôtel et le train. Première classe évidemment, à 117 yuans, autant passer un trajet agréable.

Départ lundi de bon matin. Une petite heure de bus nous amène à la gare de Chongqing. On s’attendait à du bordel, et finalement c’est plutôt bien organisé. De manière générale, les transports en commun m’ont agréablement surpris, mais j’en reparlerai plus en détails dans un autre article.

Le train est beau et très grand. C’est du Bombardier, et ça date de 2007. Les places en première sont agréable, c’est propre, on est bien posé. Rien à redire.

Le décor est vraiment surprenant, et choquant. C’est très vallonné, et on se retrouve avec une alternance de tunnels et de ponts en construction. Et quand je parle de ponts en construction, c’est pas trois misérables ponts, on doit en croiser facilement une trentaine sur tout le trajet. C’est vraiment impressionnant. Et aux pieds des énormes piliers de bétons, des rizières, des baraques de taule, des vêtements qui sèchent au bord d’une rivière. Le communisme a encore quelques failles.

La gare de Chengdu est propre aussi. Le quartier autour de la gare est grand, pas très beau et bondé. Bon, pour défendre l’esthétisme, c’est vrai que quand le ciel est gris uni, qu’il fait froid, qu’il y a du brouillard et des fines gouttelettes, on a tendance à tout trouver moche.

Gare de Chengdu

Gare de Chengdu

On marche jusqu’à l’hôtel, en se frayant un chemin dans la foule, en passant devant des vendeurs à la sauvette, et en évitant les crachats. Ben aperçoit un taudis au fond d’une ruelle, nous dit en plaisantant que l’hôtel doit être dans le coin. Ah bah oui dis donc. C’est juste à côté.

Les chambres sont clean, mais la vue est horrible.

Julien sur son lit

Julien apprécie son lit double.

La vue depuis notre chambre.

La vue depuis notre chambre.

Nous partons visiter le quartier. Bah c’est vraiment moche. On s’trouve une petite échoppe où ils font des nouilles dans du bouillon. Ca fait un peu peur (surtout pour l’hygiène), mais finalement c’était pas mauvais et personne n’a été malade.

On rentre à l’hôtel, un peu de dodo et de télé avant de manger au restau de l’hôtel à 20h. J’me prends une petite bière. Le serveur me sert ça dans un verre à vin, et comme si c’était du vin. J’avais envie d’lui gueuler “lâche ça charogne, je préfère encore boire à la bouteille”, mais il aurait de toute façon pas compris.

Les grands fêtards (Nico et moi en gros, vu que Pierre-Louis pionçait) avons pas envie de passer la soirée à l’hôtel devant la téloch’, donc nous allons demander (avec l’aide de Lucie évidemment) à la réception si y’a un bar dans le coin. 30min de taxi pour le plus proche. Ok. A priori dans le quartier y’a qu’un truc de karaoké. Bon bah on est allé se faire une petite balade finalement, et on est rentrés pour pioncer.

Réveil à 8h30, petit déj’ à l’hôtel. J’aime pas vraiment le petit déj’ chinois, mais en tous cas c’est bourratif.

Julien a utilisé les shampoings de l’hôtel, ça lui a donné une super coupe façon nid d’oiseaux, et ça sera notre fil rouge de la journée.

Julien et sa coupe.

Quel beau gosse.

Aujourd’hui nous allons visiter le Wu Hou Memorial Temple. En gros c’est un temple, les plus curieux iront se renseigner sur Google. L’architecture est sympa, le contenu un poil moins. Il fallait juste mettre Julien en queue de groupe, sinon il cachait la vue de ceux derrière lui.

Temple.

Un temple.

Y’a quelques statues, une mare avec des nénuphars qui doivent être vraiment plus jolis en fleur, mais globalement y’a pas grand chose. On va pas couper les cheveux en quatre, la matinée est plutot chiante.

Statue de Liu Bei.

Statue de Liu Bei.

Temple et nénuphars.

Temple et nénuphars.

Un bout de toiture.

L’aprem’ on est allés dans la rue touristique. C’plutôt chouette, notamment le Starbucks où Julien s’est fait un ami félin (sa coupe attire les minettes). On a croisé une échoppe de casse-têtes chinois, Julien s’est arraché les cheveux dessus. Y’avait également un vendeur de flûtes et un graveur sur grains de riz.

La rue touristique.

La rue touristique. Devinez le signe zodiacale de la nouvelle année.

Julien et le chat.

Julien et le chat. Et la main de Stéph' dont la principale occupation est d'essayer de ruiner mes photos déjà pas très belles.

On rentre a l’hotel. Dans le bus, je discute avec Julien, qui a décidément un sacré cheveux sur la langue.

La traversée de la route nous a fait dresser les cheveux sur la tête. Ils roulent vraiment comme des malades. On mange dans un restau un peu classe le soir, et le serveur persiste encore à me servir ma bière comme si c’était du pinard. On rentre à l’hôtel pour bouquiner et prendre des notes devant la télé. J’ai malheureusement pas réussi à caser le “se faire des cheveux blancs”, mais sinon je crois avoir fait à peu près le tour de toute les blagues capillaires.

Le lendemain, on hésite entre le centre ville et un autre truc touristique. C’est le coin touristique qui l’emporte, mais sans grand enthousiasme. On commence presque à regretter d’être venus, pour le moment c’pas bien fun.

La ville est nettement moins moche de ce côté. C’est plus espacé, les bâtiments sont moins laids, voir même beaux.

On fait trois pas dans une ruelle en apparence traditionnelle, sauf qu’elle a été construite y’a quelques années, et un logo rouge attire notre regard. DUVEL ! Et là ! Rochefort, Westmalle, Leffe, Chimay ! Enfin !

La rue.

Logo Duvel.

ENFIIIIIIIIIN !

Petit texte explicatif.

Après recherche, il s'avère que Michael Jackson est un écrivain qui a écrit pas mal sur la bière et le whisky. Mais sur le coup, ça nous a bien fait rire.

Des cadavres.

Je sais pas trop ce que raconte le texte en haut, mais voir "urine" et "children" dans la même phrase ça me fait peur.

Evidemment, on entre. On ne peut pas s’empêcher de verser une larme devant les verres remplis d’un divin breuvage. Chaque bière a le verre qui lui correspond (même la Kwak, et ça c’est balèze) et elles sont servies correctement. Le paradis en Chine.

Verres Duvel et Chimay.

Le repas: pizzas et carbo.

Le repas: pizzas et carbo.

Un verre de Leffe.

Nico qui regarde sa Kwak.

Yep, it's beer.

Nico et François.

Juste parce qu'ils sont tout mignons.

Elody, Steph’ et Pierre-Louis ont regretté de pas avoir été là, et donc on y retourne le soir. On visite d’abord le quartier cette fois-ci, histoire de voir quand même à quoi ça ressemble, et on tombe sur un restau français.

Restau français.

Aucune hésitation possible, on entre. On nous place au fond dans un coin tranquille, et le manager vient nous rendre visite. Quand il entend Julien parler anglais, il devine que nous sommes français, et bien qu’étant lui-même chinois, il parle plutôt bien et s’est à priori pas mal baladé en France.

Au menu:
- Du pain (!) et du beurre
- Foie gras et toasts (c’était de la mousse et pas du foie gras m’enfin c’était bon quand même)
- Soupe à l’oignon avec des toasts gratinés
- Cuisses de poulet à la diable
- Profiteroles, bananes flambées, gâteau au chocolat
- Café

J’ai malheureusement pas de photos correctes du repas, parce que c’est incroyablement difficile de prendre une photo d’une assiette blanche dans un lieu avec une lumière tamisée.

Un verre de Chardonnay.

Un verre de Chardonnay.

Le manager nous a offert un plat de frites et le café. Un bon café d’ailleurs. Rien à redire, on a bien mangé, le manager était vraiment sympa. Nico leur a joué un peu de piano. Le top du top, c’était de pouvoir payer avec la Mastercard. Première fois en Chine qu’ils l’acceptent.

On va finir la soirée au bar. Musique, ambiance sympa. Les français discutent tranquilou, les chinois dorment sur les tables ou vomissent aux toilettes. Faut dire qu’ils supportent moins bien l’alcool, alors une trappiste à 8/9% ça doit bien les taper. Je ne ferai pas de blague vaseuse sur Julien qui a pris un margarita pendant que les hommes prenaient de la bière.

Quelques bières.

Quelques bières.

On attrape deux taxis pour le retour. La soirée nous est revenue assez chère (400yuans pour moi, mais j’ai pas pris les bières les moins chères) et ça en valait vraiment la peine. J’ai jamais passé une aussi bonne journée que celle-là. Une bonne bière ça fait déjà du bien en France, alors ici, après trois mois de privation, c’est juste formidable.

Le lendemain on voulait voir les pandas avant de rentrer, mais c’était uniquement en taxi, on le sentait pas trop, donc on est plutôt allés au centre-ville. C’est plutôt impressionnant, grands immeubles, écrans géants, et y’a de tout: MacDo, KFC, Starbucks, Subway.

On rentre à l’hôtel, on prend un taxi vers la gare. Le notre a été mal informé par l’hôtel de la destination, et du coup on a dû payer un peu plus cher. M’enfin on est arrivés à bon port, et les taxis ici sont de toutes façons pas chers.

Deux heures de train, une heure de bus, nous voilà à nouveau sur le campus. Ainsi se termine notre aventure.

On retournera sûrement à Chengdu à la fin de notre année scolaire, histoire de pouvoir visiter avec du beau temps, de pouvoir prendre une bière fraîche en terrasse, et évidemment de voir les pandas.

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