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La Cène

23 June 2011 Category :Evénements| Max 0

Je suis pas sûr qu’il y avait exactement douze apôtres autour de moi (et il y avait des femmes en plus), mais c’était en tous cas notre dernier repas tous ensemble. J’espère échapper à la crucifixion.

Nous perdons cette semaine Pierre-Louis, Julien et Ludovic. Afin de fêter l’évèn…de pleurer leur départ, nous nous sommes tous réunis pour un dernier repas, en compagnie des quelques amis chinois qui ont compté pour nous tout au long de ces huit mois. Je vais pas citer les noms de tout le monde pour préserver mes petits doigts fragiles.

Le restaurant n’a pas été choisi au hasard, puisqu’il s’agit de celui dans lequel nous avons mangé notre premier vrai repas chinois quand nous sommes arrivés. Tout un symbole. Nous avons d’ailleurs pu voir la différence à la gueule des plats sur la table: la première fois c’était plutôt bof, là c’était très appétissant.

Facepalm

Magnifique facepalm de Pearl.

Une partie du groupe.

JingJing

JingJing, notre magnifique prof' de chinois du matin.

Ludo avec des talons.

Ludo en avait un peu marre que je fasse des remarques sur sa petite taille, et a décidé de me prouver que c'était les talons qui rendaient sa copine plus grande que lui.

Photo de groupe.

ShaoJuan et moi.

J'aime pas foutre ma tronche sur ce blog, mais l'occasion d'embêter Nico est trop belle.

La soirée s’est poursuivie au KTV (karaoké), mais je n’ai pas de photos.

Les filles étaient légèrement éméchées.

Une bonne soirée donc, mais qui avait un arrière goût désagréable de départ imminent. On se met à compter les jours.

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Chengdu

28 January 2011 Category :Max| Voyage 3

C’est actuellement les grandes vacances chinoises, pour le nouvel an à venir. On s’emmerde. Le campus est désert, tous les chinois sont rentrés chez eux, les commerces sont fermés. Quelques jours passés à s’lever à 15h et à s’coucher à 5h c’est cool, mais là ça commence à bien faire.

Pour nous sortir un peu de notre morne quotidien, nous décidons d’aller visiter Chengdu. La ville est particulièrement connue pour ses pandas, et c’est qu’à 2h de train. Le groupe est composé de Ben et Lucie (sa copine), Elody, Steph’, Julien, François, Nico, Pierre-Louis et moi-même.

Nous réservons l’hôtel et le train. Première classe évidemment, à 117 yuans, autant passer un trajet agréable.

Départ lundi de bon matin. Une petite heure de bus nous amène à la gare de Chongqing. On s’attendait à du bordel, et finalement c’est plutôt bien organisé. De manière générale, les transports en commun m’ont agréablement surpris, mais j’en reparlerai plus en détails dans un autre article.

Le train est beau et très grand. C’est du Bombardier, et ça date de 2007. Les places en première sont agréable, c’est propre, on est bien posé. Rien à redire.

Le décor est vraiment surprenant, et choquant. C’est très vallonné, et on se retrouve avec une alternance de tunnels et de ponts en construction. Et quand je parle de ponts en construction, c’est pas trois misérables ponts, on doit en croiser facilement une trentaine sur tout le trajet. C’est vraiment impressionnant. Et aux pieds des énormes piliers de bétons, des rizières, des baraques de taule, des vêtements qui sèchent au bord d’une rivière. Le communisme a encore quelques failles.

La gare de Chengdu est propre aussi. Le quartier autour de la gare est grand, pas très beau et bondé. Bon, pour défendre l’esthétisme, c’est vrai que quand le ciel est gris uni, qu’il fait froid, qu’il y a du brouillard et des fines gouttelettes, on a tendance à tout trouver moche.

Gare de Chengdu

Gare de Chengdu

On marche jusqu’à l’hôtel, en se frayant un chemin dans la foule, en passant devant des vendeurs à la sauvette, et en évitant les crachats. Ben aperçoit un taudis au fond d’une ruelle, nous dit en plaisantant que l’hôtel doit être dans le coin. Ah bah oui dis donc. C’est juste à côté.

Les chambres sont clean, mais la vue est horrible.

Julien sur son lit

Julien apprécie son lit double.

La vue depuis notre chambre.

La vue depuis notre chambre.

Nous partons visiter le quartier. Bah c’est vraiment moche. On s’trouve une petite échoppe où ils font des nouilles dans du bouillon. Ca fait un peu peur (surtout pour l’hygiène), mais finalement c’était pas mauvais et personne n’a été malade.

On rentre à l’hôtel, un peu de dodo et de télé avant de manger au restau de l’hôtel à 20h. J’me prends une petite bière. Le serveur me sert ça dans un verre à vin, et comme si c’était du vin. J’avais envie d’lui gueuler “lâche ça charogne, je préfère encore boire à la bouteille”, mais il aurait de toute façon pas compris.

Les grands fêtards (Nico et moi en gros, vu que Pierre-Louis pionçait) avons pas envie de passer la soirée à l’hôtel devant la téloch’, donc nous allons demander (avec l’aide de Lucie évidemment) à la réception si y’a un bar dans le coin. 30min de taxi pour le plus proche. Ok. A priori dans le quartier y’a qu’un truc de karaoké. Bon bah on est allé se faire une petite balade finalement, et on est rentrés pour pioncer.

Réveil à 8h30, petit déj’ à l’hôtel. J’aime pas vraiment le petit déj’ chinois, mais en tous cas c’est bourratif.

Julien a utilisé les shampoings de l’hôtel, ça lui a donné une super coupe façon nid d’oiseaux, et ça sera notre fil rouge de la journée.

Julien et sa coupe.

Quel beau gosse.

Aujourd’hui nous allons visiter le Wu Hou Memorial Temple. En gros c’est un temple, les plus curieux iront se renseigner sur Google. L’architecture est sympa, le contenu un poil moins. Il fallait juste mettre Julien en queue de groupe, sinon il cachait la vue de ceux derrière lui.

Temple.

Un temple.

Y’a quelques statues, une mare avec des nénuphars qui doivent être vraiment plus jolis en fleur, mais globalement y’a pas grand chose. On va pas couper les cheveux en quatre, la matinée est plutot chiante.

Statue de Liu Bei.

Statue de Liu Bei.

Temple et nénuphars.

Temple et nénuphars.

Un bout de toiture.

L’aprem’ on est allés dans la rue touristique. C’plutôt chouette, notamment le Starbucks où Julien s’est fait un ami félin (sa coupe attire les minettes). On a croisé une échoppe de casse-têtes chinois, Julien s’est arraché les cheveux dessus. Y’avait également un vendeur de flûtes et un graveur sur grains de riz.

La rue touristique.

La rue touristique. Devinez le signe zodiacale de la nouvelle année.

Julien et le chat.

Julien et le chat. Et la main de Stéph' dont la principale occupation est d'essayer de ruiner mes photos déjà pas très belles.

On rentre a l’hotel. Dans le bus, je discute avec Julien, qui a décidément un sacré cheveux sur la langue.

La traversée de la route nous a fait dresser les cheveux sur la tête. Ils roulent vraiment comme des malades. On mange dans un restau un peu classe le soir, et le serveur persiste encore à me servir ma bière comme si c’était du pinard. On rentre à l’hôtel pour bouquiner et prendre des notes devant la télé. J’ai malheureusement pas réussi à caser le “se faire des cheveux blancs”, mais sinon je crois avoir fait à peu près le tour de toute les blagues capillaires.

Le lendemain, on hésite entre le centre ville et un autre truc touristique. C’est le coin touristique qui l’emporte, mais sans grand enthousiasme. On commence presque à regretter d’être venus, pour le moment c’pas bien fun.

La ville est nettement moins moche de ce côté. C’est plus espacé, les bâtiments sont moins laids, voir même beaux.

On fait trois pas dans une ruelle en apparence traditionnelle, sauf qu’elle a été construite y’a quelques années, et un logo rouge attire notre regard. DUVEL ! Et là ! Rochefort, Westmalle, Leffe, Chimay ! Enfin !

La rue.

Logo Duvel.

ENFIIIIIIIIIN !

Petit texte explicatif.

Après recherche, il s'avère que Michael Jackson est un écrivain qui a écrit pas mal sur la bière et le whisky. Mais sur le coup, ça nous a bien fait rire.

Des cadavres.

Je sais pas trop ce que raconte le texte en haut, mais voir "urine" et "children" dans la même phrase ça me fait peur.

Evidemment, on entre. On ne peut pas s’empêcher de verser une larme devant les verres remplis d’un divin breuvage. Chaque bière a le verre qui lui correspond (même la Kwak, et ça c’est balèze) et elles sont servies correctement. Le paradis en Chine.

Verres Duvel et Chimay.

Le repas: pizzas et carbo.

Le repas: pizzas et carbo.

Un verre de Leffe.

Nico qui regarde sa Kwak.

Yep, it's beer.

Nico et François.

Juste parce qu'ils sont tout mignons.

Elody, Steph’ et Pierre-Louis ont regretté de pas avoir été là, et donc on y retourne le soir. On visite d’abord le quartier cette fois-ci, histoire de voir quand même à quoi ça ressemble, et on tombe sur un restau français.

Restau français.

Aucune hésitation possible, on entre. On nous place au fond dans un coin tranquille, et le manager vient nous rendre visite. Quand il entend Julien parler anglais, il devine que nous sommes français, et bien qu’étant lui-même chinois, il parle plutôt bien et s’est à priori pas mal baladé en France.

Au menu:
- Du pain (!) et du beurre
- Foie gras et toasts (c’était de la mousse et pas du foie gras m’enfin c’était bon quand même)
- Soupe à l’oignon avec des toasts gratinés
- Cuisses de poulet à la diable
- Profiteroles, bananes flambées, gâteau au chocolat
- Café

J’ai malheureusement pas de photos correctes du repas, parce que c’est incroyablement difficile de prendre une photo d’une assiette blanche dans un lieu avec une lumière tamisée.

Un verre de Chardonnay.

Un verre de Chardonnay.

Le manager nous a offert un plat de frites et le café. Un bon café d’ailleurs. Rien à redire, on a bien mangé, le manager était vraiment sympa. Nico leur a joué un peu de piano. Le top du top, c’était de pouvoir payer avec la Mastercard. Première fois en Chine qu’ils l’acceptent.

On va finir la soirée au bar. Musique, ambiance sympa. Les français discutent tranquilou, les chinois dorment sur les tables ou vomissent aux toilettes. Faut dire qu’ils supportent moins bien l’alcool, alors une trappiste à 8/9% ça doit bien les taper. Je ne ferai pas de blague vaseuse sur Julien qui a pris un margarita pendant que les hommes prenaient de la bière.

Quelques bières.

Quelques bières.

On attrape deux taxis pour le retour. La soirée nous est revenue assez chère (400yuans pour moi, mais j’ai pas pris les bières les moins chères) et ça en valait vraiment la peine. J’ai jamais passé une aussi bonne journée que celle-là. Une bonne bière ça fait déjà du bien en France, alors ici, après trois mois de privation, c’est juste formidable.

Le lendemain on voulait voir les pandas avant de rentrer, mais c’était uniquement en taxi, on le sentait pas trop, donc on est plutôt allés au centre-ville. C’est plutôt impressionnant, grands immeubles, écrans géants, et y’a de tout: MacDo, KFC, Starbucks, Subway.

On rentre à l’hôtel, on prend un taxi vers la gare. Le notre a été mal informé par l’hôtel de la destination, et du coup on a dû payer un peu plus cher. M’enfin on est arrivés à bon port, et les taxis ici sont de toutes façons pas chers.

Deux heures de train, une heure de bus, nous voilà à nouveau sur le campus. Ainsi se termine notre aventure.

On retournera sûrement à Chengdu à la fin de notre année scolaire, histoire de pouvoir visiter avec du beau temps, de pouvoir prendre une bière fraîche en terrasse, et évidemment de voir les pandas.

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Nouvel an, exams, …

6 January 2011 Category :Cours| Voyage 1

C’est un peu la morte saison pour les longs articles, alors je vais faire dans les petites news.

On commence par la nouvelle année. Xin nian kuai le a tous ! Pour les festivités, certains (dont moi) sont restés au dortoir, avec pizzas, bière et décompte, d’autres étaient avec leur copine avec…heu…bref. D’autres sont partis visiter les clubs de Chongqing et découvrir le troisième H de la ville (Hot food, Hot weather, Hot girls). On y va vendredi (demain) soir pour l’anniversaire de Pierre-Louis, j’aurai plus de détails et peut-être des photos.

Pour bien fêter le 31, nous avons eu un petit exam en economics. Relativement balèse mais avec ce prof’ là ça passera tout seul. “François, t’as 56 là, j’vais te remonter un peu ça, tu veux quelle note ? 70 ça te va ?”. Il a également eu une bonne idée pour le deuxième semestre: mettre un français en tant que chef de projet d’un groupe composé d’une dizaine de chinois. Ca promet d’être intéressant.

On a passé les exams de chinois que j’ai pas trouvé bien méchants. L’écrit était marrant, on avait que les consignes en anglais, le reste était en caractères. Comme quoi on progresse bien. L’oral consistait à la lecture de quelques mots et à une présentation de minimum six phrases, rien de trop difficile.

Une super nouvelle nous est tombée dessus: on doit payer l’électricité et l’eau. Effectivement, la brochure Epitech le disait bien que les frais étaient pas compris, m’enfin on avait rien eu à payer jusqu’à présent, ça fait un peu mal de se faire couper tout d’un coup. Je passe sur le cri de révolte et l’appel à la grève de mes frère opprimés, mais ils se foutent quand même pas mal de notre gueule à Epitech quand on parle de pognon.

On a découvert un petit endroit sympatoch’ pas trop loin, avec du net, des bons fauteuils, de la musique française de temps en temps (Hélène, je m’appelle Hélèneee), et on a même eu droit à un live d’Alizée projeté, avec le petit logo de France2. La carte est bien plaisante aussi, Gin Tonic, Cuba Libre, pizzas, banana split, tiramisu, Irish Coffee. Les trucs alcoolisés y’a quasiment pas d’alcool dedans (l’irish je me demande même si c’est pas juste des arômes de whisky), les desserts c’est tous les mêmes (trois boules de glace) mais avec une présentation différente, et les pizzas y’a pas de sauce tomate. M’enfin, c’est bon. Puis comme le dit Ben, on devrait envoyer tous les français en Chine, ça leur apprendrait à relativiser.

Pour finir, c’est maintenant quasiment les vacances ! Il ne nous reste plus que du data mining, qui est sûrement le cours le plus chiant que j’ai eu de toute ma vie, et c’est bon. Ca nous fait six bonnes semaines tranquilous. Comme on a quand même un projet de fin d’études à faire, on va pas trop trop bouger. Juste visiter un peu Chongqing (notamment la vieille ville et le musée des Trois Gorges) et passer quelques jours à Chengdu (la ville des pandas).

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La bouffe !

20 November 2010 Category :Culture| Max 1

Parlons gastronomie à présent.

Je rappelle que je suis à Chongqing, les plats varient selon les provinces. Ici ils sont réputés pour manger très epicé.

Tout d’abord, la boisson. Ici, l’eau est connue pour ne pas être potable. De gros efforts ont été faits à ce niveau ces dernières années, mais les moeurs ne changent pas. D’ailleurs à notre arrivée, on nous a immédiatement fournit une bouilloire. On a réussi à trouver de l’eau en bouteille, mais ça reste assez rare. Aucun restaurant ne propose de l’eau froide à boire. La plupart du temps, on se retrouve avec du thé, ou alors des bouillons de choux ou d’algues.

Pour la nourriture, riz et légumes généralement, avec parfois quelques morceaux de viande (essentiellement du poulet, mais on trouve aussi du boeuf ou du porc). Le riz est collant, pour qu’on puisse le chopper facilement avec les baguettes. Nous n’avons jamais eu de plats individuels au restaurant (à part aux fast-foods ou aux refectoires). Tous les plats sont au milieu de la table et chacun pioche selon ses envies. Le repas est composé d’un unique plat, pas d’entrée, de fromage (de toute façon c’est introuvable ici) ou de dessert.

Les chinois se débrouillent pour faire la cuisine sans crème et sans beurre. Ca parait difficile pour un francais, mais ils s’en sortent très bien.

La spécialité de Chongqing est le Hot Pot. Ca se rapproche de la fondue bourguignone, sauf que l’on met un peu n’importe quoi à cuire (viande, ravioles, légumes, …) et que ca pique un peu plus.

Nous ne savons pas toujours ce que nous mangeons. Les menus étant écrits en chinois, la plupart du temps on pointe une photo ou on commande à l’aveuglette. Nous avons eu droit à du calmar, du coeur de poulet, du cou de canard, et plus récemment, à un plat de petits volatiles entiers plongés dans de la sauce (avec le bec qui dépassait).

Aux réfectoires nous mangeons généralement pour 6/7/8 yuans. Les fast-foods sont un peu plus chers, autour de 20 yuans, et les restaurants c’est très variable: d’une dizaine de yuans à 35 yuans (mais là ça commence à être cher).

A force, nous arrivons à varier un peu les repas, mais c’était assez délicat au début. J’ai tout de même l’impression qu’il n’y a pas une immense variété dans les plats. On reste toujours plus ou moins dans le riz/légumes. Pendant deux semaines ça convient très bien, mais dans 8mois il est bien possible que j’en arrive à tuer pour un bon steak.

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Quotidien sur le campus

10 November 2010 Category :Max 4

Voici maintenant quelques jours déjà que nous sommes installés dans l’appartement pour élèves internationaux du campus D de la Chongqing University. Il est temps de faire un petit point.

Les chambres sont très vides et nous avons dû acheter pas mal de trucs pour que ca soit plus vivable : rideau de douche, nécessaire pour le ménage, étendeur, tasses, thé, café, eau, … Tout ça représente un petit investissement, mais heureusement, les prix sont très abordables ici pour un français. On a l’impression de se ruiner en une semaine (oulala j’ai dépensé 800 yuans !!), mais quand on convertit en euros, c’est ridicule. Nous avons un magasin pour le nécessaire du quotidien à deux pas, et un plus grand à 15/20min de marche. Pour les gros trucs il faut aller à Chongqing.

Les chinois et les chinoises nous regardent bizarement. A Beijing, ils ont surement l’habitude de voir des occidentaux, ici non. Certains prennent des photos de nous. Les demoiselles ont l’air très interessées, mais la langue est un sacré problème (sans jeu de mot vaseux). Ca ira certainement mieux quand nous parlerons chinois.

Nous marchons énormement. le campus est énorme (nah Florian, nah !). Je regrette de pas pouvoir compter les kilomètres. Ca explique surement pourquoi il y a très peu de chinois gros.

Nous mangeons souvent au restaurant. A 14 yuans le repas, autant ne pas se priver, et j’en profite pour faire du repérage pour quand la famille se ramènera ici. Nous avons également testé les refectoires du campus. Le système pour choisir son plat est sympa: différentes brochettes avec des légumes ou de la viande crus. On en choisit quelques unes, on paie en fonction de combien on en a pris (sauf pour les très gourmands, ca dépasse pas 8/9 yuans), et ils nous préparent un plat facon wok avec. Ne pas oublier le “Bù là” pour bien leur préciser qu’on ne veut pas épicé, sinon c’est absolument immangeable tellement ça arrache.

Il fait plutôt bon et certains jours, il est parfaitement possible de sortir sans veste. En revanche le soleil est très rare. Il y a toujours un espèce de brouillard, soit de la brume normal (étant donné que l’air est très humide), soit de pollution. N’étant pas expert, je n’arrive pas à savoir lequel des deux c’est.

Prochains posts: la visite de Chongqing et les premiers cours.

Terrains de sport du campus

Terrains de sport du campus

Des cygnes noirs

Des cygnes noirs

Vue du lac artificiel

Vue du lac artificiel

Le bâtiment de software engineering

Le bâtiment de software engineering

Photo de groupe

De gauche à droite: Nico, Pierre-Louis, Ludo, Julien, Stéphane, François, Florian, Ben et moi-même

Florian et Ludo posent pour une chinoise

Florian et Ludo posent pour une chinoise

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Visite médicale

10 November 2010 Category :Max 0

Réveil à 7h30 !

Nous attendons à l’extérieur du bus, pendant qu’à l’intérieur, une dame engueule le chauffeur bien comme il faut, tout en refusant de nous laisser monter tant qu’elle n’a pas fini sa crise. C’est d’ailleurs quelque chose d’assez drôle chez les chinois, ils n’hésitent pas à faire des scandales en public et pour pas grand chose.

Ca lui passe 5min plus tard, et nous partons pour le campus A, à l’intérieur de la ville de Chongqing. La ville est assez étrange; c’est un mélange d’anciens et de nouveaux bâtiments.

Nous devons faire des photos d’identité. Nous avons le droit de sourire, de garder les lunettes, et même à un petit coup de Photoshop pour élargir les épaules.  Ca change des photos francaises.

Nous allons passer notre visite médicale. Radio des poumons et prise de sang à refaire: le tampon du médecin français ne vaut rien, il faut celui d’un hôpital public. Le secret médical n’existe apparement pas.

François nous fait un magnifique triple salto arrière avec réception sur la partie fessière lors de sa sortie de l’hôpital. Sans vouloir lui enlever le prestige, il faut admettre qu’il a bien été aidé par le carrelage humide (autre joyeuseté chinoise, ils ont du carrelage et de l’eau partout). En tous cas, ça fait rire les chinois.

De retour au campus, nous mangeons au restaurant. Nouilles et légumes. C’est bon, et ça coûte 13yuans.

L’après-midi, glandouille et récuperation de la carte etudiant. Nous accueillons quand même un petit nouveau, Julien, qui nous vient de Nantes.

Le soir nouilles déshydratées, et j’aime définitivement pas ça.

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