Home> Tags > chongqing

Post about "chongqing"

Les transports

26 March 2011 Category :Culture| Max 0

Ca fait longtemps que j’en parle, il est enfin temps de faire un article sur les transports du quotidien.

Nous avons un bus universitaire à 5yuans qui se déplace de campus en campus. Pratique, mais il faut parfois attendre 30min, et le campus A n’est pas tout à fait au centre de Shapingba. Je ne le prends en général pas.

Nous voyageons plutôt avec les bus de la ville, notamment le 266. 5yuans aussi. En général les bus sont faciles à prendre pour nous, c’est toujours de terminus en terminus. A Chongqing on s’assied et une demoiselle passe pour récolter le pognon. A Chengdu il fallait déposer le fric (ou valider sa carte) à l’entrée du bus (un peu comme en France). Sauf que certains montaient au milieu et faisaient passer les billets. J’ai bien observé: personne n’essaie de gruger, personne ne pique le pognon en chemin. Ils se font aveuglément confiance. J’ai vraiment trouvé ca chouette.

Les bus n’ont pas d’horaires, et on attend jamais plus de 5min. La CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois) ferait bien d’en prendre de la graine, parce que mon bus le soir c’était pas rare que je l’attende 45min.

Notre moyen de transport favori reste le taxi. C’est vraiment pas cher (quasiment le prix de l’essence, on sait pas comment ils se font d’la thune). Y’en a à toute heure, et partout. On galère parfois un peu pour lui indiquer la direction du campus D (il est nouveau et à l’écart de la ville), mais on a jamais eu de gros soucis. Les chauffeurs parlent ChongqingHua (langue de Chongqing) et c’est parfois un peu dur de se faire comprendre.

Personnellement, me déplacer dans cette grande ville me faisait peur. Le bus m’inquiète déjà en France quand je connais pas la ligne, je pensais qu’ici ça pouvait qu’être pire. J’me suis trompé.

Vive les transports chinois.

, , , , , ,

I’m back

17 March 2011 Category :Cours| Evénements| Max 1

Eh oui ça faisait un bon moment, mais je suis de retour ! Technique classique de star, je me fais désirer. Nah, la vraie raison c’est que Nico m’entraîne au bar tous les soirs et que du coup j’ai plus de temps pour écrire.

La nouvelle essentielle de ce dernier mois et demi, c’est bien évidemment la découverte de l’irish pub de Chongqing. Il se nomme “The Harp”, est situé au HongYaDong (un superbe immeuble dans le style chinois tradionnel) et est dirigé par un américain très sympa (http://www.harpirishpubcq.com/). Ils ont de la bonne bière, et sûrement l’un des meilleurs burger que j’ai mangé de ma vie. Je précise que je gagne pas de bières gratuites en faisant de la pub.

Au niveau des copines, nous ne sommes plus que trois irréductibles à résister encore et toujours à l’envahisseur en jupette. Il se pourrait bien que j’sois tout seul dans pas si longtemps, mais pas d’inquiétude mes frères, je continuerai la lutte !

Les cours ont repris. Au niveau du chinois ça a pas changé. Les deux autres matières (Microsoft .Net et Advanced Database Design pour ceux qui comprennent) sont enseignées par le même prof américain du premier semestre qui avait déjà réussi à nous dégouter du data mining. Du coup nous ne sommes pas souvent en cours.

Une autre importante nouvelle c’est que les 6 et 8 avril se tiendront à Beijing et à Shanghai les deux premiers concerts de Bob Dylan en Chine. Nico, une de nos profs de chinois et moi-même y seront très certainement.

Je calle déjà.

Pour résumer: tout le monde va bien, toujours pas de morts (même si Julien est pas passé loin, faut se méfier de la nourriture), on étudie en première partie de semaine, on sort en deuxième.

Bisous à tous.

, , ,

Nouvel an, exams, …

6 January 2011 Category :Cours| Voyage 1

C’est un peu la morte saison pour les longs articles, alors je vais faire dans les petites news.

On commence par la nouvelle année. Xin nian kuai le a tous ! Pour les festivités, certains (dont moi) sont restés au dortoir, avec pizzas, bière et décompte, d’autres étaient avec leur copine avec…heu…bref. D’autres sont partis visiter les clubs de Chongqing et découvrir le troisième H de la ville (Hot food, Hot weather, Hot girls). On y va vendredi (demain) soir pour l’anniversaire de Pierre-Louis, j’aurai plus de détails et peut-être des photos.

Pour bien fêter le 31, nous avons eu un petit exam en economics. Relativement balèse mais avec ce prof’ là ça passera tout seul. “François, t’as 56 là, j’vais te remonter un peu ça, tu veux quelle note ? 70 ça te va ?”. Il a également eu une bonne idée pour le deuxième semestre: mettre un français en tant que chef de projet d’un groupe composé d’une dizaine de chinois. Ca promet d’être intéressant.

On a passé les exams de chinois que j’ai pas trouvé bien méchants. L’écrit était marrant, on avait que les consignes en anglais, le reste était en caractères. Comme quoi on progresse bien. L’oral consistait à la lecture de quelques mots et à une présentation de minimum six phrases, rien de trop difficile.

Une super nouvelle nous est tombée dessus: on doit payer l’électricité et l’eau. Effectivement, la brochure Epitech le disait bien que les frais étaient pas compris, m’enfin on avait rien eu à payer jusqu’à présent, ça fait un peu mal de se faire couper tout d’un coup. Je passe sur le cri de révolte et l’appel à la grève de mes frère opprimés, mais ils se foutent quand même pas mal de notre gueule à Epitech quand on parle de pognon.

On a découvert un petit endroit sympatoch’ pas trop loin, avec du net, des bons fauteuils, de la musique française de temps en temps (Hélène, je m’appelle Hélèneee), et on a même eu droit à un live d’Alizée projeté, avec le petit logo de France2. La carte est bien plaisante aussi, Gin Tonic, Cuba Libre, pizzas, banana split, tiramisu, Irish Coffee. Les trucs alcoolisés y’a quasiment pas d’alcool dedans (l’irish je me demande même si c’est pas juste des arômes de whisky), les desserts c’est tous les mêmes (trois boules de glace) mais avec une présentation différente, et les pizzas y’a pas de sauce tomate. M’enfin, c’est bon. Puis comme le dit Ben, on devrait envoyer tous les français en Chine, ça leur apprendrait à relativiser.

Pour finir, c’est maintenant quasiment les vacances ! Il ne nous reste plus que du data mining, qui est sûrement le cours le plus chiant que j’ai eu de toute ma vie, et c’est bon. Ca nous fait six bonnes semaines tranquilous. Comme on a quand même un projet de fin d’études à faire, on va pas trop trop bouger. Juste visiter un peu Chongqing (notamment la vieille ville et le musée des Trois Gorges) et passer quelques jours à Chengdu (la ville des pandas).

, , , , , , , ,

Journée au zoo de Chongqing

27 November 2010 Category :Max| Voyage 5

Samedi 27 novembre 2010. Un matin grisâtre qui annonce une journée tout à fait normale à Chongqing. QiuJie et Pan nous emmène au zoo de Chongqing. Enfin, nous allons voir des pandas.

Une bonne heure et demi de bus plus tard, nous y arrivons. Le zoo est un parc à l’intérieur même de la ville.

L’enclos des pandas est le premier sur notre route. Des firefox (ou “pandas roux”) ! Nombreux sont ceux et celles qui nous jalouserons d’avoir pu voir de nos yeux ces magnifiques animaux. Nous tentons d’en voler un, mais nous nous faisons malheureusement griller (Francois, bosse ta furtivité !) et devons dénoncer Nicolas pour nous en sortir. Que ses parents se rassurent, il n’a pris que deux semaines de prison et ne ratera donc pas beaucoup de cours.

Un firefox

Un firefox

Un firefox

Envoyez la bouffe !

Au tour ensuite des gros pandas. A part manger et dormir ça a pas l’air de faire grand chose. C’t'une vie qui me conviendrait.

Gros panda qui mange

Gros panda qui mange

Gros panda qui pionce

ZZzzzzzZZZzZzZzz


Le reste du zoo est sans grande surprise, avec tout de même quelques animaux sympas comme un lama et un pelican chevelus.

Lama chevelu

Lama chevelu

Un pelican

Un pelican

D’autres animaux font mal au coeur. Je pense notamment à l’ours tibétain (y-a-t-il un rapport ?) qui tournait en rond dans sa cage étroite, ou le magnifique renard blanc atteint d’hétérochromie.

Petit renard blanc

Help me pliizzzz

Nous croisons des loutres, ce qui plait bien à l’ami Ben.

Des loutres

Des loutres

Quelques chinois et chinoises nous disent “Hello” quand on passe. Certains veulent une photo de/avec nous (parfois ils ne demandent pas), et trois gamines prennent une photo avec Elody avant de lui demander son numéro de téléphone. Je poste pas la photos ici pour pas attirer les prédateurs sexuels.

17h. Nous sommes crevés. Direction le Wallmart, les mains jointes, priant Dieu de nous accorder enfin du beurre et du fromage. Pour le beurre, le vieux salopard barbu nous a à peu près entendu (nous ne l’avons pas encore ouvert), mais c’est toujours peine perdue pour le fromage.

Nous rejoignons l’arrêt de bus. Ah non c’est pas le bon. Celui-la ? Non plus. Bref, nous trottinons une bonne heure dans Chongqing avant de pouvoir enfin monter dans le bus qui nous ramera sur le campus.

Arrivés sur le campus, nous utilisons nos dernières forces pour ramper péniblement jusqu’à la chambre. Une journée bien remplie.

Elody qui imite assez mal un firefox

Elody qui imite assez mal un firefox

Une giraffe

Giraffe ? Tu connais pas Giraffe ? C'est un groupe, ils étaient number one.

Lover Ben

Eh ouais bébé ! That's the way we do it !

Jeune perroquet

Jeune perroquet

Petite vue du zoo

Petite vue du zoo

, , , , ,

Les petites différences

23 November 2010 Category :Culture 1

Un article, qui sera sûrement un peu long, pour parler de toutes les petites différences de culture entre les chinois et les européens. Nous parlons ici de Chongqing, certains points ne seront peut-être pas valides dans d’autres villes. De même, les petites anecdotes racontées s’appliquent essentiellement aux personnes plus agées ou d’une classe sociale basse (vive le communisme). Les étudiants semblent beaucoup plus occidentalisés.

En tout premier: la nourriture.
Tout d’abord, il y a les produits introuvables ou très rares: jambon, fromage (et tous les produits dérivés de lait), Nutella, … Ces produits là nous manquent, mais nous faisons avec (pas trop le choix de toute façon).
Ceux qui nous manquent particulièrement, sont les produits qu’on peut trouver assez facilement, mais soit sous une forme bizare, soit sans rapport avec ce qu’on connait en France. Et la des exemples il y en a à la pelle:

  • Le pain. Mon royaume pour un vrai bout de pain ! Les chinois fabriquent un espèce de pain au lait qu’ils appellent “french bread”. Nous avons trouvé une baguette mais qui ressemblait à de la pâte à modeler (d’ailleurs elle a finit dans le ventre des cygnes du campus). Il y a à priori une pâtisserie française en ville, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion d’y aller.
  • Le chocolat. Le premier truc qu’on peut lire sur les tablettes, c’est “Cocoa Butter Alternatives” et “No Sugar”. En gros, ils ont viré tout ce qui est bon dans le chocolat. A priori c’est parce que les chinois(es) ont affreusement peur de grossir.
  • La bière. Forcément, quand on utilise du riz à la place du houblon….

Ces produits ne sont pas forcément mauvais, mais ils n’ont pas le goût ou la forme qu’on attend.
Enfin, les produits introuvables en France:

  • Des chips au cassis. Ami Lionel si tu nous lis, même toi, pourtant spécialiste des chips, ne pourrait en finir un paquet (“Challenge accepted !”).
  • Des espèces de noix grillées. Benjamin avait l’air d’à peu près apprécier jusqu’à ce qu’il tombe sur un ver grillé.
  • Des infusions. Au Carrefour, nous avons trouvé plein de paquets d’herbes et de fleurs à infuser. Ca avait l’air plutot bon. En fait, c’est terriblement amer. Essayez de faire une infusion de pissenlit (sans sucre, sinon c’est trop facile), et vous aurez à peu près une idée du goût.
  • Les saucisses de Chongqing. On en a eu avec un goût de fraises Tagada. Est-ce que c’était voulu ou est-ce que c’était dû aux conservateurs ? On n’en sait rien et on ne tient pas à le savoir.

Ces produits là, priez pour ne jamais les voir arriver en France. Ils sont infâmes.


Maintenant les petits trucs comportementaux.

Une petite particularité des chinois, c’est de privilégier la forme plutot que le fond (et ça s’applique également a la nourriture). Tout n’est qu’apparence, et il ne faut jamais trop creuser.

Les meilleurs exemples sont les bâtiments. De l’extérieur, ils sont magnifiques. Jolies formes, belles peintures. Dans le hall d’entrée, c’est déjà moins chaleureux, mais rien d’alarmant. C’est juste plus sobre. Une fois dans les chambres, rien ne va plus: portes mal agencées, tâches, saleté, mobilier moche et fragile, …

Par contre, pour l’apparence ils se donnent du mal. En Chine on ne fait pas pousser des arbres ou de l’herbe dans le jardin, on les importe depuis quelque part. Ainsi quand nous sommes arrivés, nous n’avions pas d’arbres en bas de la résidence. Maintenant si (et de grands, pas des bébés arbre). Il n’y a pas un seul arbre sans une perfusion (je suppose que quand un arbre ne peut jamais voir le soleil, il lui faut bien quelques compensations).

Importation d'arbres

Importation d'arbres

Ils mettent beaucoup de carrelage: ça brille, c’est beau. Mais dans un pays aussi humide, il faudrait pendre tout architecte qui propose d’utiliser ce revêtement en extérieur. Chaque pas peut être mortel. Encore heureux que ça ne gèle pas a Chongqing, parce que ça s’rait une sacrée hécatombe. De même, un paillasson à l’entrée d’un bâtiment, c’est sans doute moche, mais ça évite de tremper les couloirs.

Certaines règles de politesse française ne s’appliquent pas ici. Il est ainsi assez courant de voir un chinois cracher par terre dans la rue (voir dans un bâtiment). Et quand je dis cracher, c’est pas un peu de salive, c’est le bon gros crachat bien gras avec râclement de gorge et tout. Ils n’hésitent également pas à hausser le ton et à pousser une bonne gueulante en public pendant 5min, peu importe si plusieurs dizaines de gens regardent ou attendent. En revanche, nous avions lu que les chinois ne savaient pas faire une file d’attente, alors que, pour le moment, ils s’en sortent très bien de ce côté là (nous un peu moins bien, on se retrouve toujours en tas devant les caisses, à jouer à celui qui comprendra le plus).

Ils aiment:

  • Se décolorer les cheveux (particulièrement les demoiselles). Du coup avec leur cheveux noirs, ça vire vers le brun voir le roux.
  • Les mecs efféminés (la encore ça concerne les chinoises). C’est surement la raison qui fait que Florian a tant de succès.
  • Les européens. “Where are you from ? France ?? Ohhhh, so romantic !”. Il suffit de suivre les regards des demoiselles dans la rue ou de se mettre au milieu d’un rassemblement de chinois pour voir à quel point ils sont fan des occidentaux.
  • La bouffe qui arrache. Ca devient parfois immangeable tellement c’est fort.

Ils n’aiment pas:

  • Les peaux bronzées, car c’est synonyme de travail manuel.
  • Les barbes. C’est très rare de croiser un chinois barbu, surtout dans notre tranche d’âge.

Ils conduisent encore plus mal que les 68. Dépassement par la droite, queues de poisson, et surtout beaucoup de klaxons. En Chine, on a plus de chance de mourir en traversant une route qu’en sautant du 6e.

Ils ne connaissent pas l’essuie-tout ou les serviettes de table. Nous sommes allés dans un restaurant avec des serviettes, ils nous les ont enlevées à peine assis. A la place ils utilisent des petits mouchoirs en papier très fins.

Et enfin le point que tout le monde attend: la contrefaçon. La plupart des produits qu’on trouve en Europe sont ici contrefaits. Pour les fringues ça n’étonnera personne, mais les chinois poussent le vice jusqu’à contrefaire des chansons. C’est la même musique que chez nous, mais avec des paroles en chinois. En revanche, il existe aussi des marques chinoises originales (Adivon, Warrior, N-Star, …) dont les produits ne coûtent pas grand chose.

Pochette de jeu

La pochette du jeu Spore avec le petit logo "The Pirate Bay" (site de téléchargements illégal)

Voila déjà une bonne cuvée, d’autres viendront sûrement se rajouter au fur et à mesure.

, , , , , ,

La bouffe !

20 November 2010 Category :Culture| Max 1

Parlons gastronomie à présent.

Je rappelle que je suis à Chongqing, les plats varient selon les provinces. Ici ils sont réputés pour manger très epicé.

Tout d’abord, la boisson. Ici, l’eau est connue pour ne pas être potable. De gros efforts ont été faits à ce niveau ces dernières années, mais les moeurs ne changent pas. D’ailleurs à notre arrivée, on nous a immédiatement fournit une bouilloire. On a réussi à trouver de l’eau en bouteille, mais ça reste assez rare. Aucun restaurant ne propose de l’eau froide à boire. La plupart du temps, on se retrouve avec du thé, ou alors des bouillons de choux ou d’algues.

Pour la nourriture, riz et légumes généralement, avec parfois quelques morceaux de viande (essentiellement du poulet, mais on trouve aussi du boeuf ou du porc). Le riz est collant, pour qu’on puisse le chopper facilement avec les baguettes. Nous n’avons jamais eu de plats individuels au restaurant (à part aux fast-foods ou aux refectoires). Tous les plats sont au milieu de la table et chacun pioche selon ses envies. Le repas est composé d’un unique plat, pas d’entrée, de fromage (de toute façon c’est introuvable ici) ou de dessert.

Les chinois se débrouillent pour faire la cuisine sans crème et sans beurre. Ca parait difficile pour un francais, mais ils s’en sortent très bien.

La spécialité de Chongqing est le Hot Pot. Ca se rapproche de la fondue bourguignone, sauf que l’on met un peu n’importe quoi à cuire (viande, ravioles, légumes, …) et que ca pique un peu plus.

Nous ne savons pas toujours ce que nous mangeons. Les menus étant écrits en chinois, la plupart du temps on pointe une photo ou on commande à l’aveuglette. Nous avons eu droit à du calmar, du coeur de poulet, du cou de canard, et plus récemment, à un plat de petits volatiles entiers plongés dans de la sauce (avec le bec qui dépassait).

Aux réfectoires nous mangeons généralement pour 6/7/8 yuans. Les fast-foods sont un peu plus chers, autour de 20 yuans, et les restaurants c’est très variable: d’une dizaine de yuans à 35 yuans (mais là ça commence à être cher).

A force, nous arrivons à varier un peu les repas, mais c’était assez délicat au début. J’ai tout de même l’impression qu’il n’y a pas une immense variété dans les plats. On reste toujours plus ou moins dans le riz/légumes. Pendant deux semaines ça convient très bien, mais dans 8mois il est bien possible que j’en arrive à tuer pour un bon steak.

, , , ,

Quelques nouvelles

18 November 2010 Category :Max 7

Et oui je vis toujours ! Presque la fin de notre deuxième semaine en Chine, et c’est toujours aussi bien.

Alors en vrac:

Le 11 novembre, les chinois ont organisé une petite soirée “single” (célibataire). Ca ressemblait à un melange de Tournez Ménages et d’une boum pour adolescents, mais nous avons tout de même eu l’occasion de discuter avec des étudiants en anglais, qui nous ont appris qu’ils faisaient un petit truc tous les jeudi soirs.

Les cours se passent bien. On a presque finit l’apprentissage du pinyin en chinois. Nous connaissons quelques mots clefs (bonjour, merci, au revoir, …) et nous en apprenons quelques-uns par nous-même selon les situations (“dài zŏu” -> à emporter. En software testing, nous avons eu l’occasion de donner un petit cours de C/C++ au prof’ (qui à défaut d’être compétent dans ces langages a au moins le mérite d’être curieux). Ce prof’ nous a d’ailleurs rejoint en cours de chinois après que nous lui ayions dit tout le bien que nous pensions de notre prof’ de chinois (“Il l’a fait ce con !”).

Nous avons repéré les bons coins pour manger et commençons à prendre nos habitudes. Nous arrivons surtout à varier un peu la nourriture, parce que riz-légumes, ça a beau être bon, à la longue c’est chiant.

Le temps s’est dégradé cette semaine. Nous avions déjà l’habitude de ne pas voir le soleil, mais la pluie et le froid sont apparus en plus. Rien de trop grave. C’est juste un peu chiant le matin. Vu que l’aération de la salle de bain ne peut pas se fermer, la douche est un peu rock’n'roll.

Nous avons eu quelques aperçus de chinois saouls, et c’est très marrant à voir. Ils boivent de la bière comme on boit un digestif: dans un petit verre et cul sec. Apres 25cl ils sont dechirés. Un chinois bourré se reconnait facilement: il devient tout rouge. Un peu comme si on l’avait plongé dans l’eau bouillante.

On va tenter de faire un petit tour à Chongqing dimanche en groupe réduit, histoire de faciliter les rencontres et de pouvoir prendre des photos tranquillement. En espérant qu’on ne se perdre pas.

, , , , , , ,

Journée à Chongqing

12 November 2010 Category :Max 4

Aujourd’hui, nous allons en ville. Le but premier est de faire quelques courses au Carrefour, mais nous en profiterons également pour visiter.

Le bus coûte 5 yuans et le trajet dure 45 bonnes minutes.

Nous arrivons à Chongqing vers midi, il est donc l’heure de manger. Nous décidons de tester le MacDo. Finalement c’est pareil qu’en France, avec un peu moins de viande, et en nettement moins cher (de mémoire, c’est aux alentours de 20 yuans le menu).

La ville est un mélange entre les anciens bâtiments pas encore rasés, et les tout neufs construits ces dernières années. C’est un peu particulier et pas forcement esthétique, surtout que même pour les nouveaux bâtiments, ils ne semblent pas se mettre d’accord sur les formes ou les couleurs pour obtenir une certaine harmonie urbaine. Un mec peut s’amuser à faire construire un bâtiment en forme d’étoile violette à coté d’une maison japonaise traditionnelle verte.

Nous faisons quelques courses. Les prix varient énormément selon les produits. Les marques que l’on trouve en France sont aussi chères ici: un appareil photo Canon coûtera le même prix qu’en France. C’est assez bizare puisqu’ils n’ont pas la TVA ni notre pouvoir d’achat, m’enfin. J’imagine aussi que les prix indiqués sont juste informatifs et qu’il est possible de négocier. Une chose est sûre, il ne faut pas s’attendre à avoir des prix très bas sur les produits de qualité. En revanche à côté il y a les marques chinoises: baskets à 150 yuans, shorts à 30 yuans, manette de playstation USB à 25 yuans, … Forcément, la qualité n’est pas la même.

Nous nous rendons au Carrefour, dans le but d’acheter des produits que nous n’avons pas près du campus (typiquement un étendeur ou un rideau de douche), et avec l’espoir de trouver des bières buvables. Malheureusement, notre quête du divin brevage s’avère encore une fois vaine, et nous commençons sérieusement à désespérer.

Nous prenons notre repas du soir à Big Pizza. 50 yuans pour manger et boire à volonté. Des pizzas bien évidemment, mais aussi des nouilles, des fruits, des légumes, … Nous trouvons du “red wine” dans un distributeur, qui s’avère en fait être du jus de raisin très sucré et absolument pas alcoolisé.

Nous rentrons ensuite au campus, histoire de bien se reposer avant les cours le lendemain.

Immeubles

Immeubles

Photo de groupe

De gauche à droite: Elody, Pierre-Louis, Florian, Ben, François, Stéphane, Ludo

Grand immeuble

Place

Une place

Immeuble

, , , ,

Quotidien sur le campus

10 November 2010 Category :Max 4

Voici maintenant quelques jours déjà que nous sommes installés dans l’appartement pour élèves internationaux du campus D de la Chongqing University. Il est temps de faire un petit point.

Les chambres sont très vides et nous avons dû acheter pas mal de trucs pour que ca soit plus vivable : rideau de douche, nécessaire pour le ménage, étendeur, tasses, thé, café, eau, … Tout ça représente un petit investissement, mais heureusement, les prix sont très abordables ici pour un français. On a l’impression de se ruiner en une semaine (oulala j’ai dépensé 800 yuans !!), mais quand on convertit en euros, c’est ridicule. Nous avons un magasin pour le nécessaire du quotidien à deux pas, et un plus grand à 15/20min de marche. Pour les gros trucs il faut aller à Chongqing.

Les chinois et les chinoises nous regardent bizarement. A Beijing, ils ont surement l’habitude de voir des occidentaux, ici non. Certains prennent des photos de nous. Les demoiselles ont l’air très interessées, mais la langue est un sacré problème (sans jeu de mot vaseux). Ca ira certainement mieux quand nous parlerons chinois.

Nous marchons énormement. le campus est énorme (nah Florian, nah !). Je regrette de pas pouvoir compter les kilomètres. Ca explique surement pourquoi il y a très peu de chinois gros.

Nous mangeons souvent au restaurant. A 14 yuans le repas, autant ne pas se priver, et j’en profite pour faire du repérage pour quand la famille se ramènera ici. Nous avons également testé les refectoires du campus. Le système pour choisir son plat est sympa: différentes brochettes avec des légumes ou de la viande crus. On en choisit quelques unes, on paie en fonction de combien on en a pris (sauf pour les très gourmands, ca dépasse pas 8/9 yuans), et ils nous préparent un plat facon wok avec. Ne pas oublier le “Bù là” pour bien leur préciser qu’on ne veut pas épicé, sinon c’est absolument immangeable tellement ça arrache.

Il fait plutôt bon et certains jours, il est parfaitement possible de sortir sans veste. En revanche le soleil est très rare. Il y a toujours un espèce de brouillard, soit de la brume normal (étant donné que l’air est très humide), soit de pollution. N’étant pas expert, je n’arrive pas à savoir lequel des deux c’est.

Prochains posts: la visite de Chongqing et les premiers cours.

Terrains de sport du campus

Terrains de sport du campus

Des cygnes noirs

Des cygnes noirs

Vue du lac artificiel

Vue du lac artificiel

Le bâtiment de software engineering

Le bâtiment de software engineering

Photo de groupe

De gauche à droite: Nico, Pierre-Louis, Ludo, Julien, Stéphane, François, Florian, Ben et moi-même

Florian et Ludo posent pour une chinoise

Florian et Ludo posent pour une chinoise

, , , , , , ,

Visite médicale

10 November 2010 Category :Max 0

Réveil à 7h30 !

Nous attendons à l’extérieur du bus, pendant qu’à l’intérieur, une dame engueule le chauffeur bien comme il faut, tout en refusant de nous laisser monter tant qu’elle n’a pas fini sa crise. C’est d’ailleurs quelque chose d’assez drôle chez les chinois, ils n’hésitent pas à faire des scandales en public et pour pas grand chose.

Ca lui passe 5min plus tard, et nous partons pour le campus A, à l’intérieur de la ville de Chongqing. La ville est assez étrange; c’est un mélange d’anciens et de nouveaux bâtiments.

Nous devons faire des photos d’identité. Nous avons le droit de sourire, de garder les lunettes, et même à un petit coup de Photoshop pour élargir les épaules.  Ca change des photos francaises.

Nous allons passer notre visite médicale. Radio des poumons et prise de sang à refaire: le tampon du médecin français ne vaut rien, il faut celui d’un hôpital public. Le secret médical n’existe apparement pas.

François nous fait un magnifique triple salto arrière avec réception sur la partie fessière lors de sa sortie de l’hôpital. Sans vouloir lui enlever le prestige, il faut admettre qu’il a bien été aidé par le carrelage humide (autre joyeuseté chinoise, ils ont du carrelage et de l’eau partout). En tous cas, ça fait rire les chinois.

De retour au campus, nous mangeons au restaurant. Nouilles et légumes. C’est bon, et ça coûte 13yuans.

L’après-midi, glandouille et récuperation de la carte etudiant. Nous accueillons quand même un petit nouveau, Julien, qui nous vient de Nantes.

Le soir nouilles déshydratées, et j’aime définitivement pas ça.

, , ,