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Guide de survie

12 April 2011 Category :Max| Voyage 0

Mes parents viennent me rejoindre bientôt pour passer une petite semaine chinoise en ma compagnie. J’avais prévu de leur écrire un petit guide de survie en milieu hostile, mais autant en faire profiter tous mes nombreux lecteurs.

La première règle: ne s’étonner de rien. Y’a un mec au centre ville, tout nu sur un éléphant rose avec une bouteille de 2L de Sprite dans le cul, c’est NOR-MAL. This is China. Vous allez probablement voir tout et n’importe quoi, laissez filer, sinon votre cervelle d’occidental va imploser.

Gardez toujours sur vous un papier avec l’adresse de l’hôtel. Essayer de jouer le warrior, genre j’en ai une grosse paire, j’vais la dire oralement au taxi, ça ne marche pas. Surtout pas à Chongqing où les taxis parlent Chongqinghua. Globalement pour chaque destination où vous voulez vous rendre, essayez d’avoir un papier. Les voyages deviennent nettement plus plaisants, et même si vous vous perdez, un taxi peut vous ramener facilement à l’hôtel. A noter d’ailleurs que vu le prix des taxis, vous auriez tort de vous en priver.

Si vous mangez avec des chinois, et qu’ils paient sans même que vous vous en rendiez compte ou que vous puissiez réagir (ils vont jusqu’à faire croire qu’ils vont aux toilettes pour payer en douce), insistez pas pour les rembourser. Appliquez simplement les mêmes techniques de coyote (pour reprendre l’expression chère à Ludo) la prochaine fois.

Les chinois aiment bien qu’on arrive à leur balancer quelques mots en chinois (et de toute façon y’en a pas beaucoup qui parlent anglais), donc voici une liste des mots primordiaux avec leurs prononciations approximatives.

你好, “nǐ hǎo”, qui se prononce “ni hrao”, et qui veut dire “bonjour”. En théorie on est censé dire “nin hao” pour la version polie et “nimen hao” quand on s’adresse à plusieurs personnes, mais dans la pratique j’entends toujours “ni hao”.

谢谢, “xièxie”, qui se prononce “shiéshié”, et qui veut dire “merci”. La réponse est la plupart du temps “buxie”, et parfois quelques variantes “biekeqi” ou “bukeqi”.

听不懂了, “tīng bù dǒng le”, qui se prononce “ting bou dong le”, et qui veut dire “j’ai bien entendu mais je ne comprends pas”.

不要, “bù yào”, qui se prononce “bou yao” assez sèchement, et qui veut dire “je ne veux pas”.

Pour au-revoir, ils disent de toute facon “babye” la plupart du temps.

Si vous restez pour une durée relativement longue, il est impératif de repérer les bons coins occidentaux. Bars, bouffe, supermarchés, tout ce qui peut rappeler votre pays d’origine. La Chine c’est cool, mais y’a un moment on a besoin de retrouver un peu ses racines.

C’est tout pour le moment, je rajouterai au fur et à mesure.

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Joyeux Noël, partie II

27 December 2010 Category :Culture| Max 0

Nous sommes maintenant le samedi 25. Nous organisons aujourd’hui un goûter avec quelques amis chinois et nos profs à 16h.

Levé à 11h, il y a des courses de dernière minute à faire. Pour le repas de midi, menu du pauvre avec du foie gras, du saumon et du crémant qui coule à flot. Pas crédible ? Bon bon okay…Hamburger, frites, Coca.

Nico, François et moi-même nous sommes fait asperger de mousse et de serpentins par quelques chinoises. Nico ressemblait à Double-Face dans Batman.

Retour à 14h à la piaule, il est grand temps de préparer la bouffe: pain perdu, truffes, fruits, gâteau au chocolat, vin chaud. Le tout en musique, avec Tino Rossi.

La préparation.

La préparation.

A 16h les premiers arrivent. A 17h, on pose les plats sur la table. A 17h01, Julien refait du pain perdu. Les chinois ont adoré. En même temps la plupart de leurs pâtisseries n’ont pas de goût alors ça a dû les changer. On a encore eu droit à un “mais comment ça se fait que vous n’êtes pas gros alors que vous mangez ca ?”. Les femmes sont obsédées par leur ligne.

Julien a pu donner des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

On a également eu droit aux explications d’Ashok (notre super prof’ de software testing et d’economics) en ce qui concerne la notation des exams: “vous avez une moyenne de 75 pour le moment, je vais la monter à 90, parce que si vous avez de bonnes notes c’est que je suis un bon prof’”. Le pire c’est qu’il va sûrement le faire.

Autre joyeuse surprise de l’aprem’, les chinois ont adoré le vin chaud. On avait prévu 6 bouteilles pour deux jours, on s’était dit qu’ils n’en boiraient pas. Bah j’ai servi 4fois la prof’ de chinois. Faut admettre qu’il était bon. Comme quoi, même avec du vinaigre aux raisins fermentés on peut faire des trucs sympas.

Notre première prof' de chinois et Pierre-Louis

Notre première prof' de chinois et Sheldon...(aka Pierre-Louis).

La table

La table. Au fond, notre prof' de data mining.

Les restes.

Les restes.

Nico passe l'aspi.

Nico tire une tronche bizare et confirme que le goûter était cool.

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“C’est du chinois pour moi”

14 December 2010 Category :Cours| Culture| Max 16

Un petit article pour parler de la langue chinoise, et plus précisément du mandarin, puisqu’il y a plusieurs langues et dialectes en Chine. C’est la langue officielle chinoise et donc celle que nous apprenons. Je vais rester concis, il s’agit pas de faire un cours de chinois, juste d’expliquer en gros comment ça marche et pourquoi c’est difficile pour nous.

Une petite carte explicative. Elle permettra en même temps à ceux qui ne savent pas où est Chongqing de se repérer.

Langues chinoises
Carte des langues chinoises

La théorie

La principale différence avec nos langues latines ou germanique, c’est l’utilisation de tons.

Nous nous servons de l’intonation pour aider à la compréhension de nos phrases. Par exemple une phrase interrogative montera à la fin, quand on s’énerve on a tendance à descendre. En mandarin, les tons s’appliquent aux mots. Il faut ainsi monter et redescendre constamment. D’autant plus que si l’intonation n’est chez nous pas nécessaire à la compréhension, en mandarin il faut pas se rater (“mǎi” veut dire acheter, “mài” veut dire vendre).

Afin de faciliter l’apprentissage du chinois, le pinyin a été crée. Ca utilise notre alphabet occidental avec des accents pour représenter les tons.

Ces tons sont au nombre de quatre, simplement appelés premier, deuxième, troisième et quatrième.

Le premier ton est représenté par un accent horizontal: ā. Il faut prononcer  cette syllabe plus haut que les autres.

Le second est le ton montant, représenté par un accent aiguë: á. A la prononciation, c’est un peu comme si on interrogeait quelqu’un (“ah ?”).

Le troisième est le ton un peu chiant, représenté par un accent circonflexe inversé: ǎ. Il faut descendre puis remonter.

Le quatrième est le ton descendant, représenté par un accent grave: à. C’est surtout ce ton qui donne l’impression que les chinois sont tout le temps énervés quand ils parlent.

Quand nous apprenons un mot, il est donc nécessaire d’apprendre le pinyin pour savoir comment le prononcer, sa traduction et son/ses caractère(s).

Pourquoi on en chie

En général, nous apprenons 40 mots par semaine. C’est un rythme extrêmement soutenu, surtout quand on a pas eu de cours normaux et d’apprentissage par coeur pendant 3/4ans. Personnellement, je bosse une dizaine d’heures par semaine en plus des cours, et j’ai tout de même du mal à suivre. Mon poignet souffre également bien, j’ai perdu l’habitude d’écrire au stylo.

L’intonation est jouable dans un domaine académique où on répète plein de fois les mots, c’est nettement plus dur quand il s’agit de composer des phrases tout en conservant les bons tons. Nous avons pu remarquer qu’en pratique les chinois se servaient beaucoup plus du contexte que des tons. A Chongqing ils ont également du mal à faire la différence entre ‘s’ et ‘sh’, c’qui est assez chiant pour les prix, sachant que 4 se dit “sì” et 10 “shí”.

Le petit truc marrant à noter c’est que nous apprenons en anglais. Nous faisons donc à chaque fois la conversion chinois => anglais => français, et même si nous sommes tous relativement à l’aise en anglais, je pense que c’est une difficulté supplémentaire.

On en vient vite à remarquer des similitudes entre les caractères, et si ça peut parfois aider à comprendre le sens, c’est le plus souvent un piège. On se retrouve très facilement avec deux caractères très similaires (à un petit trait près) mais au sens totalement différent.

Exemple:

住, zhù qui veut dire “vivre”

往, wǎng qui veut dire “vers” (direction)

On peut aussi remarquer que les deux mots ne se prononcent absolument pas de la même façon.

Et concrètement, z’en êtes où ?

Les efforts paient quand même puisque nous arrivons à déchiffrer quelques caractères par-ci par-là, et nous connaissons les bases: bonjour/au revoir/wie geht’s, nombres/prix, noms, dates, frères/soeurs, je suis francais (très important).

En tous cas j’ai l’impression d’avoir bien progressé en un mois et j’ai plus trop de doutes quant à notre capacité à parler chinois à la fin de notre voyage.

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Les petites différences

23 November 2010 Category :Culture 1

Un article, qui sera sûrement un peu long, pour parler de toutes les petites différences de culture entre les chinois et les européens. Nous parlons ici de Chongqing, certains points ne seront peut-être pas valides dans d’autres villes. De même, les petites anecdotes racontées s’appliquent essentiellement aux personnes plus agées ou d’une classe sociale basse (vive le communisme). Les étudiants semblent beaucoup plus occidentalisés.

En tout premier: la nourriture.
Tout d’abord, il y a les produits introuvables ou très rares: jambon, fromage (et tous les produits dérivés de lait), Nutella, … Ces produits là nous manquent, mais nous faisons avec (pas trop le choix de toute façon).
Ceux qui nous manquent particulièrement, sont les produits qu’on peut trouver assez facilement, mais soit sous une forme bizare, soit sans rapport avec ce qu’on connait en France. Et la des exemples il y en a à la pelle:

  • Le pain. Mon royaume pour un vrai bout de pain ! Les chinois fabriquent un espèce de pain au lait qu’ils appellent “french bread”. Nous avons trouvé une baguette mais qui ressemblait à de la pâte à modeler (d’ailleurs elle a finit dans le ventre des cygnes du campus). Il y a à priori une pâtisserie française en ville, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion d’y aller.
  • Le chocolat. Le premier truc qu’on peut lire sur les tablettes, c’est “Cocoa Butter Alternatives” et “No Sugar”. En gros, ils ont viré tout ce qui est bon dans le chocolat. A priori c’est parce que les chinois(es) ont affreusement peur de grossir.
  • La bière. Forcément, quand on utilise du riz à la place du houblon….

Ces produits ne sont pas forcément mauvais, mais ils n’ont pas le goût ou la forme qu’on attend.
Enfin, les produits introuvables en France:

  • Des chips au cassis. Ami Lionel si tu nous lis, même toi, pourtant spécialiste des chips, ne pourrait en finir un paquet (“Challenge accepted !”).
  • Des espèces de noix grillées. Benjamin avait l’air d’à peu près apprécier jusqu’à ce qu’il tombe sur un ver grillé.
  • Des infusions. Au Carrefour, nous avons trouvé plein de paquets d’herbes et de fleurs à infuser. Ca avait l’air plutot bon. En fait, c’est terriblement amer. Essayez de faire une infusion de pissenlit (sans sucre, sinon c’est trop facile), et vous aurez à peu près une idée du goût.
  • Les saucisses de Chongqing. On en a eu avec un goût de fraises Tagada. Est-ce que c’était voulu ou est-ce que c’était dû aux conservateurs ? On n’en sait rien et on ne tient pas à le savoir.

Ces produits là, priez pour ne jamais les voir arriver en France. Ils sont infâmes.


Maintenant les petits trucs comportementaux.

Une petite particularité des chinois, c’est de privilégier la forme plutot que le fond (et ça s’applique également a la nourriture). Tout n’est qu’apparence, et il ne faut jamais trop creuser.

Les meilleurs exemples sont les bâtiments. De l’extérieur, ils sont magnifiques. Jolies formes, belles peintures. Dans le hall d’entrée, c’est déjà moins chaleureux, mais rien d’alarmant. C’est juste plus sobre. Une fois dans les chambres, rien ne va plus: portes mal agencées, tâches, saleté, mobilier moche et fragile, …

Par contre, pour l’apparence ils se donnent du mal. En Chine on ne fait pas pousser des arbres ou de l’herbe dans le jardin, on les importe depuis quelque part. Ainsi quand nous sommes arrivés, nous n’avions pas d’arbres en bas de la résidence. Maintenant si (et de grands, pas des bébés arbre). Il n’y a pas un seul arbre sans une perfusion (je suppose que quand un arbre ne peut jamais voir le soleil, il lui faut bien quelques compensations).

Importation d'arbres

Importation d'arbres

Ils mettent beaucoup de carrelage: ça brille, c’est beau. Mais dans un pays aussi humide, il faudrait pendre tout architecte qui propose d’utiliser ce revêtement en extérieur. Chaque pas peut être mortel. Encore heureux que ça ne gèle pas a Chongqing, parce que ça s’rait une sacrée hécatombe. De même, un paillasson à l’entrée d’un bâtiment, c’est sans doute moche, mais ça évite de tremper les couloirs.

Certaines règles de politesse française ne s’appliquent pas ici. Il est ainsi assez courant de voir un chinois cracher par terre dans la rue (voir dans un bâtiment). Et quand je dis cracher, c’est pas un peu de salive, c’est le bon gros crachat bien gras avec râclement de gorge et tout. Ils n’hésitent également pas à hausser le ton et à pousser une bonne gueulante en public pendant 5min, peu importe si plusieurs dizaines de gens regardent ou attendent. En revanche, nous avions lu que les chinois ne savaient pas faire une file d’attente, alors que, pour le moment, ils s’en sortent très bien de ce côté là (nous un peu moins bien, on se retrouve toujours en tas devant les caisses, à jouer à celui qui comprendra le plus).

Ils aiment:

  • Se décolorer les cheveux (particulièrement les demoiselles). Du coup avec leur cheveux noirs, ça vire vers le brun voir le roux.
  • Les mecs efféminés (la encore ça concerne les chinoises). C’est surement la raison qui fait que Florian a tant de succès.
  • Les européens. “Where are you from ? France ?? Ohhhh, so romantic !”. Il suffit de suivre les regards des demoiselles dans la rue ou de se mettre au milieu d’un rassemblement de chinois pour voir à quel point ils sont fan des occidentaux.
  • La bouffe qui arrache. Ca devient parfois immangeable tellement c’est fort.

Ils n’aiment pas:

  • Les peaux bronzées, car c’est synonyme de travail manuel.
  • Les barbes. C’est très rare de croiser un chinois barbu, surtout dans notre tranche d’âge.

Ils conduisent encore plus mal que les 68. Dépassement par la droite, queues de poisson, et surtout beaucoup de klaxons. En Chine, on a plus de chance de mourir en traversant une route qu’en sautant du 6e.

Ils ne connaissent pas l’essuie-tout ou les serviettes de table. Nous sommes allés dans un restaurant avec des serviettes, ils nous les ont enlevées à peine assis. A la place ils utilisent des petits mouchoirs en papier très fins.

Et enfin le point que tout le monde attend: la contrefaçon. La plupart des produits qu’on trouve en Europe sont ici contrefaits. Pour les fringues ça n’étonnera personne, mais les chinois poussent le vice jusqu’à contrefaire des chansons. C’est la même musique que chez nous, mais avec des paroles en chinois. En revanche, il existe aussi des marques chinoises originales (Adivon, Warrior, N-Star, …) dont les produits ne coûtent pas grand chose.

Pochette de jeu

La pochette du jeu Spore avec le petit logo "The Pirate Bay" (site de téléchargements illégal)

Voila déjà une bonne cuvée, d’autres viendront sûrement se rajouter au fur et à mesure.

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Quelques nouvelles

18 November 2010 Category :Max 7

Et oui je vis toujours ! Presque la fin de notre deuxième semaine en Chine, et c’est toujours aussi bien.

Alors en vrac:

Le 11 novembre, les chinois ont organisé une petite soirée “single” (célibataire). Ca ressemblait à un melange de Tournez Ménages et d’une boum pour adolescents, mais nous avons tout de même eu l’occasion de discuter avec des étudiants en anglais, qui nous ont appris qu’ils faisaient un petit truc tous les jeudi soirs.

Les cours se passent bien. On a presque finit l’apprentissage du pinyin en chinois. Nous connaissons quelques mots clefs (bonjour, merci, au revoir, …) et nous en apprenons quelques-uns par nous-même selon les situations (“dài zŏu” -> à emporter. En software testing, nous avons eu l’occasion de donner un petit cours de C/C++ au prof’ (qui à défaut d’être compétent dans ces langages a au moins le mérite d’être curieux). Ce prof’ nous a d’ailleurs rejoint en cours de chinois après que nous lui ayions dit tout le bien que nous pensions de notre prof’ de chinois (“Il l’a fait ce con !”).

Nous avons repéré les bons coins pour manger et commençons à prendre nos habitudes. Nous arrivons surtout à varier un peu la nourriture, parce que riz-légumes, ça a beau être bon, à la longue c’est chiant.

Le temps s’est dégradé cette semaine. Nous avions déjà l’habitude de ne pas voir le soleil, mais la pluie et le froid sont apparus en plus. Rien de trop grave. C’est juste un peu chiant le matin. Vu que l’aération de la salle de bain ne peut pas se fermer, la douche est un peu rock’n'roll.

Nous avons eu quelques aperçus de chinois saouls, et c’est très marrant à voir. Ils boivent de la bière comme on boit un digestif: dans un petit verre et cul sec. Apres 25cl ils sont dechirés. Un chinois bourré se reconnait facilement: il devient tout rouge. Un peu comme si on l’avait plongé dans l’eau bouillante.

On va tenter de faire un petit tour à Chongqing dimanche en groupe réduit, histoire de faciliter les rencontres et de pouvoir prendre des photos tranquillement. En espérant qu’on ne se perdre pas.

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Bilan de la première semaine de cours

14 November 2010 Category :Cours| Max 6

L’emploi du temps (voir photo ci-dessous) est assez light. Cinq matières différentes, moins de 20h par semaine.

  • Chinese starter. Du chinois évidement. Essentiellement de la prononciation pour cette première semaine. La prof est sympa.
  • Chinese spoken. La même chose que chinese starter pour le moment, ça se diversifiera surement quand on aura acquis les bases. Des guerres ont été declarées pour des femmes moins parfaites que la prof (♥).
  • Data mining. On a rencontré le prof’, un américain bavard qui a l’air sympa, mais les cours ne commencent que dans deux semaines.
  • Economics. Le prof’ est bon orateur et arrive à maintenir l’attention, mais le cours manque de structure.
  • Software testing. Même prof’ que pour economics. Le cours est moins brouillon, mais extrêmement ennuyeux, d’autant plus que nous sommes en cours avec des africains, qui, à priori, n’ont pas du tout notre niveau en informatique.

Le chinois, c’est plutot compliqué. Les sons ne sont pas trop durs à reproduire: la plupart sont assez proches du français. En revanche les intonations, c’est une autre pair de manche. Il faut tellement exagérer la prononciation que ça semble ridicule. Le point particulièrement dérangeant est que la langue doit être apprise par coeur; il y a beaucoup moins de place pour la réflexion et la logique que dans nos langues latines. Résultats: pas mal de devoirs. Et quand on en a plus fait depuis 3/4ans, c’est dur de s’y remettre.

L’économie pour le moment c’est surtout des termes à retenir. Rien de folichon, les banques, les types de comptes bancaires, ce genre de chose.

Le software testing, c’est typiquement comment mettre des noms compliqués sur des choses évidentes. En gros c’est une description de tous les différents tests qui peuvent être réalisés sur un programme. En théorie on a un projet libre informatique à faire pour cette matière, ça sera au moins ça de bien.

Bref en résumé, les cours ne sont pas le point le plus intéressant de notre voyage, et notre niveau en informatique ne bougera pas beaucoup. Le chinois reste le seul cours réellement utile pour nous (sauf si le data mining est méga-super-trop-génial, mais j’y crois pas trop).

Emploi du temps

Emploi du temps

Prof de Chinese Spoken

La prof de Chinese Spoken en train d'apprendre une vieille chanson française (pendant la pause !)

Florian, Nico et Julien

Florian, Nico et Julien sont particulièrement attentifs

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Quotidien sur le campus

10 November 2010 Category :Max 4

Voici maintenant quelques jours déjà que nous sommes installés dans l’appartement pour élèves internationaux du campus D de la Chongqing University. Il est temps de faire un petit point.

Les chambres sont très vides et nous avons dû acheter pas mal de trucs pour que ca soit plus vivable : rideau de douche, nécessaire pour le ménage, étendeur, tasses, thé, café, eau, … Tout ça représente un petit investissement, mais heureusement, les prix sont très abordables ici pour un français. On a l’impression de se ruiner en une semaine (oulala j’ai dépensé 800 yuans !!), mais quand on convertit en euros, c’est ridicule. Nous avons un magasin pour le nécessaire du quotidien à deux pas, et un plus grand à 15/20min de marche. Pour les gros trucs il faut aller à Chongqing.

Les chinois et les chinoises nous regardent bizarement. A Beijing, ils ont surement l’habitude de voir des occidentaux, ici non. Certains prennent des photos de nous. Les demoiselles ont l’air très interessées, mais la langue est un sacré problème (sans jeu de mot vaseux). Ca ira certainement mieux quand nous parlerons chinois.

Nous marchons énormement. le campus est énorme (nah Florian, nah !). Je regrette de pas pouvoir compter les kilomètres. Ca explique surement pourquoi il y a très peu de chinois gros.

Nous mangeons souvent au restaurant. A 14 yuans le repas, autant ne pas se priver, et j’en profite pour faire du repérage pour quand la famille se ramènera ici. Nous avons également testé les refectoires du campus. Le système pour choisir son plat est sympa: différentes brochettes avec des légumes ou de la viande crus. On en choisit quelques unes, on paie en fonction de combien on en a pris (sauf pour les très gourmands, ca dépasse pas 8/9 yuans), et ils nous préparent un plat facon wok avec. Ne pas oublier le “Bù là” pour bien leur préciser qu’on ne veut pas épicé, sinon c’est absolument immangeable tellement ça arrache.

Il fait plutôt bon et certains jours, il est parfaitement possible de sortir sans veste. En revanche le soleil est très rare. Il y a toujours un espèce de brouillard, soit de la brume normal (étant donné que l’air est très humide), soit de pollution. N’étant pas expert, je n’arrive pas à savoir lequel des deux c’est.

Prochains posts: la visite de Chongqing et les premiers cours.

Terrains de sport du campus

Terrains de sport du campus

Des cygnes noirs

Des cygnes noirs

Vue du lac artificiel

Vue du lac artificiel

Le bâtiment de software engineering

Le bâtiment de software engineering

Photo de groupe

De gauche à droite: Nico, Pierre-Louis, Ludo, Julien, Stéphane, François, Florian, Ben et moi-même

Florian et Ludo posent pour une chinoise

Florian et Ludo posent pour une chinoise

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Découverte du campus

9 November 2010 Category :Max 2

Lundi 1er novembre 2010

Réveil à 9h30, la journée s’annonce mouvementée. Nos collègues sont un peu lents à s’échapper des doux bras de Morphée. Benjamin et moi-même décidons d’aller visiter le campus par afin de se repérer et de prendre quelques photos. Les chinois nous regardent bizarement. Il faut dire qu’à Chongqing, les occidentaux sont plutôt rares. Nous en avons vu une dizaine à tout casser, et aucun roux.

Les regards sont encore plus intrigués quand, 30min plus tard, c’est à neuf que nous dévallons les rues du campus. Neuf occidentaux d’un coup ! Elodie, notre guide dans les méandres de la vie chinoise, nous emmène au “centre commercial” (comprendre “regroupement de magasins”).

La première chose qui surprend, c’est les prix. Ordinateurs portables à 400yuans (1€ = 9,3 yuans, en général on divise simplement par 10 pour avoir une idée), jeux vidéos et logiciels à 10yuans (sisi Adobe Photoshop CS5, 10yuans !). Parfois c’est pas le bon, et évidemment ça n’a rien d’officiel.

Nous mangeons notre premier plat chinois dans un fast-food. On se fait rapidement aux baguettes, surtout que le riz est généralement collant et pas dur à attraper. Coût du repas: 12yuans, et je n’ai pas réussi à le terminer.

Nous passons à la Bank Of China et trouvons enfin un distributeur qui accepte notre carte. 1500 yuans d’un coup, sachant qu’une bonne partie disparaîtra dans les premiers achats et la visite médicale le lendemain.

Nous remplissons rapidement quelques feuilles pour l’obtenton du visa et nous partons faire les courses: Ben, Nico, Flo et moi-même. Dans le supermarché, nous avons constamment une vendeuse derrière nous. Je ne sais pas si c’est pour nous surveiller ou nous conseiller (sachant que nous ne parlons toujours pas plus de trois mots en chinois), mais c’est intriguant. Nous achetons du thé, qui se révélera être en fait des graines de tournesol. C’est pas évident quand on ne peut pas lire l’emballage, et plus encore quand le paquet est à côté d’autres paquets Lipton.

Le soir, pour fêter notre première journée, Elodie nous emmène au restaurant. Riz, légumes (patates, champignons, poivrons) cuits dans une sauce, ravioles chinoises au boeuf. Le tout au milieu de la table, en grande quantité. L’addition est salée: 126yuans. Par personne ? Pardon ?? En tout ??? A neuf, ça nous fait 14 yuans par personne.

Dégustation de biere (la Snow, ca a l’air populaire ici). Le Picon nous manque.

Chongqing University

Chongqing University

Vue du campus

Vue du campus

Vue de la chambre

Vue de la chambre

Un des lacs artificiel du campus

Un des lacs artificiel du campus

Le coin shopping

Le coin shopping

Repas de fast-food

Repas de fast-food

Nos bureaux

Nos bureaux

Photo de groupe

De gauche à droite: Florian, Stéphane, François, Nico

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