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Ces derniers temps

14 June 2011 Category :Max| Voyage 0

Après les petites blagues amusantes (ou non) sur mes différents compères, je vais donner quelques nouvelles aux familles, qui évidemment ne lisent pas ce blog pour apprécier mon humour fin et raffiné, mais pour savoir comment se porte le petit fiston à sa môman.

Qu’elles se rassurent donc, tout le monde se porte bien. Certains rentreront même la semaine prochaine, et pourront re-goûter aux joies de la vie française: des gens cons et grognons, des MacDo à 12eu, et des filles avec des pattes d’eph et des Convers qui leur font des jambes façon jambon et des panards de 40cm.

Quant à moi je resterai en Chine jusqu’au 22 juillet, en compagnie de Ben et de Nico. Nous partons le 10juillet de l’université. Une croisière de trois jours nous emmènera au Barrage des Trois Gorges. De là nous prendrons le train jusqu’à Xi’an, où dorment les statues en argile des soldats de je-ne-sais-plus quel empereur. Encore du train et nous arriverons à Beijing, où nous ne manquerons pas de visiter la cité interdite, la place Tian’anmen, la grande muraille et le palais d’été avant de rentrer en France. J’en reparlerai très probablement ici.

En attendant, le temps joue au yo-yo. Un jour on crève de chaud, le lendemain il fait frais et il pleut. Ce temps plait aux moustiques. Je me fais piquer plus d’une dizaine de fois par jour, avec un record à 44 piqûres en un week-end. Chacun y va de sa technique: encens, produit chimique, moustiquaire. Nous avons tenté la lumière bleue, mais il s’avère que ça grille un peu n’importe quoi sauf les moustiques (ou en tous cas ces idiots se nourrissent avant d’aller se suicider dessus).

Nous avons eu l’occasion de monter à 7 dans une petite voiturette à trois roues. C’était assez effrayant, mais bien marrant quand même. On se penchait dans les virages pour éviter de se renverser, et un hérisson aurait probablement réussi à nous dépasser.

Côté cours, nous avons passé le premier exam’ de chinois lundi, qui était plutôt facile. Il nous restera un papier à pondre en anglais sur la sécurité d’un cloud computing, un exam’ de chinois oral mercredi prochain, et le projet avec les chinois à terminer pour la fin de la semaine. Sans oublier notre projet de fin d’études qui a bien avancé ces derniers temps. Les correcteurs d’Epitech semblent très satisfaits en tous cas.

Nous aurons également notre diplôme de l’université de Chongqing avant de partir. J’y croyais pas trop, mais on nous a demandé deux photos, donc j’imagine qu’on l’aura. C’est plutôt chouette, un master en étant en 4e année. En plus ça peut que aider pour revenir bosser ici.

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Toujours pas de morts

13 May 2011 Category :Max| Voyage 0

En tous cas pas de décès du côté des humains. Y’a bien eu du matériel clamsé, notamment un clavier, une alimentation de Mac, un écran, ou même un téléphone portable qui a fait une chute malencontreuse (pas pour tout le monde) du 35e. Rien de mon côté, donc je peux me moquer.

Les beaux jours sont la. Plus de 30 degrés tous les jours, quelques pointes à 35 et plus encore, ça devient étouffant. Nico a d’ailleurs choppé une petite insolation. Ou alors c’était juste une excuse pour se faire accompagner par notre charmante prof’ de chinois à l’hôpital. Au point (mort) où il en est, je le crois capable de toutes les fourberies.

Le point vraiment positif, c’est que la quantité de vêtements sur le corps des demoiselles est proportionnelle à la température. Vue la très nette absence de tissu maintenant, si on gagne encore 5 degrés, elles seront nues.

Le bar devient en tous cas indispensable.

Côté boulot, on a toujours notre EIP (projet de fin d’études pour les gens normaux) qui commence à progresser, mais l’avancée a pas l’air vraiment proportionnelle au temps passé (la faute à un certain framework que je ne nommerai pas). A ceci il faut rajouter notre cours de Network & Security qui semble plutôt intéressant, et notre projet de Middleware Technology (on ne sait toujours pas c’que ça veut dire) où nous sommes chargés de manager une équipe de 10 à 21 chinois pour un projet.

La bouteille de Picon que j’ai reçu y’a deux semaines est bientôt vide, on a pas chômé. Ca va être dur de tenir par la suite.

Enfin, la déprime (en tous cas pour moi) commence à pointer le bout de son nez. J’ai pas vraiment envie de rentrer en France. Pleins de trucs chiants à faire (appart’, trouver du boulot, …) et la Chine c’est bien comme pays. Vais essayer de profiter du peu de temps qu’il nous reste, je reviendrai bien assez vite une fois diplômé.

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Guide de survie

12 April 2011 Category :Max| Voyage 0

Mes parents viennent me rejoindre bientôt pour passer une petite semaine chinoise en ma compagnie. J’avais prévu de leur écrire un petit guide de survie en milieu hostile, mais autant en faire profiter tous mes nombreux lecteurs.

La première règle: ne s’étonner de rien. Y’a un mec au centre ville, tout nu sur un éléphant rose avec une bouteille de 2L de Sprite dans le cul, c’est NOR-MAL. This is China. Vous allez probablement voir tout et n’importe quoi, laissez filer, sinon votre cervelle d’occidental va imploser.

Gardez toujours sur vous un papier avec l’adresse de l’hôtel. Essayer de jouer le warrior, genre j’en ai une grosse paire, j’vais la dire oralement au taxi, ça ne marche pas. Surtout pas à Chongqing où les taxis parlent Chongqinghua. Globalement pour chaque destination où vous voulez vous rendre, essayez d’avoir un papier. Les voyages deviennent nettement plus plaisants, et même si vous vous perdez, un taxi peut vous ramener facilement à l’hôtel. A noter d’ailleurs que vu le prix des taxis, vous auriez tort de vous en priver.

Si vous mangez avec des chinois, et qu’ils paient sans même que vous vous en rendiez compte ou que vous puissiez réagir (ils vont jusqu’à faire croire qu’ils vont aux toilettes pour payer en douce), insistez pas pour les rembourser. Appliquez simplement les mêmes techniques de coyote (pour reprendre l’expression chère à Ludo) la prochaine fois.

Les chinois aiment bien qu’on arrive à leur balancer quelques mots en chinois (et de toute façon y’en a pas beaucoup qui parlent anglais), donc voici une liste des mots primordiaux avec leurs prononciations approximatives.

你好, “nǐ hǎo”, qui se prononce “ni hrao”, et qui veut dire “bonjour”. En théorie on est censé dire “nin hao” pour la version polie et “nimen hao” quand on s’adresse à plusieurs personnes, mais dans la pratique j’entends toujours “ni hao”.

谢谢, “xièxie”, qui se prononce “shiéshié”, et qui veut dire “merci”. La réponse est la plupart du temps “buxie”, et parfois quelques variantes “biekeqi” ou “bukeqi”.

听不懂了, “tīng bù dǒng le”, qui se prononce “ting bou dong le”, et qui veut dire “j’ai bien entendu mais je ne comprends pas”.

不要, “bù yào”, qui se prononce “bou yao” assez sèchement, et qui veut dire “je ne veux pas”.

Pour au-revoir, ils disent de toute facon “babye” la plupart du temps.

Si vous restez pour une durée relativement longue, il est impératif de repérer les bons coins occidentaux. Bars, bouffe, supermarchés, tout ce qui peut rappeler votre pays d’origine. La Chine c’est cool, mais y’a un moment on a besoin de retrouver un peu ses racines.

C’est tout pour le moment, je rajouterai au fur et à mesure.

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Shanghai, part II

12 April 2011 Category :Culture| Max| Voyage 0

On continue la narration de cette épique épopée.

On se lève à 9h20 le lendemain. Nah c’pas vrai, on se lève à 12h30. J’ai une bonne gueule de bois, et c’est évidemment le jour qu’a choisi le soleil pour apparaître. Bobo mes yeux.

Nous nous rendons à la cathédrale St. Ignace. Pour les chinois ça a l’air d’être assez fou, mais c’est plus petit et plus moche que n’importe quelle église de n’importe quel village français. On se rend ensuite au Xu Guangqi Park, qui est un endroit bien reposant.

Il se fait l’heure d’aller au concert de Bob Dylan.

Dès la sortie du métro, on est assaillis de gens qui veulent nous vendre des billets. Nos compagnons chinois n’en ont pas encore, et ils veulent justement en acheter devant la salle. C’est un peu stupide nous disons-nous, ils vont payer les billets deux fois plus cher ! Eh bien non. Beaucoup de personnes du gouvernement reçoivent des billets gratuitement, et les revendent ensuite. Ils obtiennent les billets à moitié prix. On se sent un peu con.

Plein d’occidentaux partout. Difficile de croire que nous sommes encore en Chine.

Le concert est bien, mais pas exceptionnel. Je m’attendais à quelque chose de plus intime, Dylan, sa gratte, son harmonica et le public. La ça ressemblait plus à “Bob Dylan and his band”, aucune discussion avec le public, je chante, je prends mon pognon et je me casse. En revanche le bougre a encore une sacrée énergie pour son age.

Photo du concert.

Pendant Desolation Road.

Bob Dylan

Merci le zoom x12.

A la sortie on reprend le métro, et ça parle francais tout autour de nous.

On se rend au bar, on prend une bière, ShaoJuan titube un peu et c’est plutôt marrant, puis on rentre se coucher.

Le lendemain, on se lève un peu tard. WangJian est parti tôt pour visiter un musée, nous on trainarde. On va manger à trois. La copine de ShaoJuan nous rejoint.

On se balade sur la Place du Peuple. C’est très sympa, très vert, avec de grands buildings autour.

Place du peuple

Place du peuple

WangJian nous rejoint, et pendant que les chinois discutent entre eux, je m’amuse à prendre des photos de ShaoJuan à son insu, sachant qu’elle n’aime pas ça du tout.

ShaoJuan

Pour une fois que j'fais une photo complétement à l'arrach', elle est jolie.

Les filles veulent rester un peu entre elles. Nous les hommes, allons boire un coca (ou de l’eau pour le Nico). WangJian nous apprend pas mal de trucs sur les caractères chinois et leurs origines. On discute également un peu politique (nous n’avons pas lancé le sujet), et il semble être parfaitement au courant de la censure d’internet en Chine, et des moyens de la contourner.

On rejoint les gonz’ à un fast-food chinois, et rencontrons une nouvelle amie de ShaoJuan. Encore une fois, son nom m’échappe. Comme d’hab’ j’ai le droit à des rires quand ShaoJuan lui donne mon nom chinois. J’me demande vraiment si elle s’est pas un peu foutu de ma gueule en me nommant.

On se retrouve à deux au milieu de quatre chinois. Ils ont la fâcheuse habitude de pointer du doigt, et du coup on sait tout de suite quand ils parlent de nous, mais on ne comprend rien.

On va au Cotton Club, un bar de jazz dont le nom me semble un peu raciste, m’enfin. Ils ont d’la bonne bière alors on pardonne la maladresse.

On rentre ensuite à l’hôtel, avec les copines de ShaoJuan qui vont à priori dormir avec elle (3 gonzesses dans un lit deux places, miam miam).

Le frère de WangJian lui a confié quatre bouteilles de pinard californiens, dont deux pour nous, et les filles veulent en boire tout de suite. J’aime pas trop l’idée mais je ne proteste pas. Mon coeur a sauté un battement quand j’ai vu le mélange pinard/7 Up, et je leur explique que la peine de mort pourrait bien être rétablie en France pour un crime aussi grave. Le pinard est pas mauvais, mais il manque un peu de corps.

ShaoJuan insite pour qu’on s’ouvre une troisième bouteille. Je le sens très moyen. Quand une personne dit qu’elle est pas saoul, l’expérience m’a souvent montré qu’elle l’était complétement, mais elle n’a pas passé sa nuit dans les toilettes. On discute ensuite avec WangJian qui lui était complétement fait, et qui ne s’arrêtait plus de parler. J’ai été vraiment surpris par sa lucidité (même bourré il reste lucide) en ce qui concerne la politique chinoise, l’échec du communisme, le pouvoir qu’a le parti, les risques qu’il prend à me dire ce genre de choses. En espérant qu’aucun haut responsable du parti ne lira ce blog, ça m’emmerderait qu’il se retrouve emprisonnépar ma faute.

Le jour commence à se lever, on se dit qu’il est temps de se mettre au lit. Levé 2h plus tard, à 7h30. WangJian reste au pieu.

Nico, ShaoJuan et moi-même allons visiter le musée de Shanghai, qui contient plein de vieux trucs sur la culture chinoise (calligraphie, sceaux, monnaies, vêtements, …). C’est plutôt intéressant mais encore très chinois comme musée, beaucoup de fois la même chose. On est terriblement crevés en plus.

Calligraphie.

Calligraphie.

On se dirige ensuite vers l’aéroport. Il est censé être international, mais je trouve que ça ne parle pas suffisament anglais. On rate notre avion, sinon c’est pas marrant, et nous devons claquer 1400yuans pour racheter un billet. Ca fait mal.

4h plus tard, nous sommes enfin de retour au campus.

En resumé, j’aime beaucoup Shanghai. C’est une ville beaucoup plus uniforme architecturalement, plus aérée et plus verte que Chongqing. Je regrette un peu qu’il y ait tellement d’occidentaux. C’est tellement plus marrant de jamais entendre parler anglais. En tous cas, c’est une ville dans laquelle je me vois tout à fait revenir d’ici un an ou deux (en fonction de ce que la vie me réserve).

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Shanghai, part I

11 April 2011 Category :Culture| Max| Non classé| Voyage 1

Tout d’abord un peu de prononciation. Shanghai se prononce “Shanghrai”. La prochaine fois qu’un chinois vous dira qu’il vient de là, vous le comprendrez.

Pour replacer rapidement le contexte, Bob Dylan était en concert le 8 avril là-bas, et nous nous sommes dit qu’il serait cool d’y aller, et du coup de passer 4jours dans cette ville. Par “nous”, je veux dire Nicolas, Li ShaoJuan (une de nos profs de chinois), son ami WangJian, et moi-même.

Départ le 6 avril dans la soirée. 2h d’avion qu’on passe à donner des cours de français à ShaoJuan. Sa phrase préférée est sans aucun doute “Tes yeux sont bleus”.

On rencontre le frère de WangJian qui bosse dans l’import de pinard, et qui nous conduit jusqu’à notre hôtel. Les hôtesses prennent les photos de nos passeports avec un téléphone, le scanner est mort. Il est minuit passé, et je reçois mon premier cadeau: un best-of en trois CDs de Bob Dylan, offert par WangJian que je connais depuis seulement 2h. Ils sont fous ces chinois. En tous cas, ça fait sacrément plaisir.

Pour la petite histoire, ces CDs sont des vrais, mais dont la boite a été légèrement endommagée et qui ne peuvent donc pas être vendus. Ils sont censés se faire détruire, mais des chinois les récupèrent et les revendent pas chers. On a eu droit à d’autres histoires similaires sur le marché noir chinois.

On discute encore 2h pour définir le programme des prochains jours, et on dort.

Réveil à 7h. On va prendre un petit déj’ à la chinoise, composé de mian (nouilles) et de jiaozi (raviolis) dans une arrière boutique sordide sans éclairage (plus d’électricité dans le quartier). C’était pas dégueulasse mais ça faisait peur.

Le métro est sympa, propre, les annonces sont en chinois et en anglais.

On rencontre une amie de ShaoJuan. Me souviens par contre plus de son nom, c’est vraiment dur pour nous de retenir les noms chinois. J’la prie de m’excuser si elle me lit un jour (mais je suis plutôt confiant, ça a peu de chance d’arriver).

On visite le musée sur Lu Xun, un écrivain qui est, parait-il, le Balzac chinois. J’ai surtout beaucoup rigolé en lisant les petites plaques explicatives, on sent que c’est totalement objectif.

Les explications sont totalement objectives.

Les explications sont totalement objectives.

Ca m’a également permis de découvrir la façon dont sont faits les musées chinois. Ils ne sont pas inintéressant, mais le problème est que c’est 50fois exactement la même chose et qu’on se lasse du coup assez vite.

On visite des librairies l’aprem’.

On se retrouve dans une rue lumineuse, un peu le JieFangBei Shanghaiien. On mange dans un snack de la ville, un truc un peu à l’arrach’. On arrive à exploser les chinois avec des baguettes de la main gauche. Faut dire qu’on est gauchers alors ça aide. A la sortie, un mec m’interpelle pour me dire qu’il y a de très jolies filles dans le bâtiment à côté et qu’elles ne sont pas chères.

Rue de Shanghai

Rue de Shanghai

On marche un peu, jusqu’au bord du fleuve, ou nous avons droit à la vue classique de Shanghai (le Pudong, quartier des affaires) avec notamment la tour Jin Mao. Manque de bol y’avait pas mal de brouillard et mon appareil est pas à l’aise la nuit.

Pour mon anniversaire, on va dans un bar allemand. Ils ont des choppes d’1L, cool.

Nico avec une choppe de bière

Nico approuve la bière.

J’me prends un schnaps, juste pour voir. Manque de bol j’voulais un kirsh, me suis retrouvé avec du schnaps d’amande. C’pas dégueu mais ça rappelle moins le pays. Y’a également une photo derrière nous qui montre des maisons à colombages. Gros moment de nostalgie pour nous alsaciens.

Le frère de WangJian s’est senti obligé de dire au serveur que c’était mon anniversaire. J’ai eu droit au groupe qui a chanté “Happy Birthday” et à la part de gâteau avec une bougie dessus. En France je serai mort de honte, ici c’était touchant.

Photo de groupe au bar.

Photo de groupe.

On se rend ensuite au KTV. Les chinois chantent tous bien, on se sent vraiment nuls à côté.

La soirée aura coûté autour de 2000yuans, et on pas eu a débourser un seul centime, on s’est fait inviter par le frère de WangJian. C’est quand même incroyable, le type on le verra sans doute plus jamais, et il nous paie la soirée sans se poser de question. On essaiera de repasser à Shanghai à la fin de l’année pour boire une bière avec lui et essayer de le rembourser.

Je rebondis là-dessus pour donner la plus grande qualité et le plus gros défauts des chinois. Ils se prennent pas la tête pour le pognon. Un mec paie une fois, le lendemain c’est quelqu’un d’autre, et personne ne tient les comptes. Nous les français sommes toujours en train de diviser, à noter partout qui nous doit combien. Le gros problème avec ça c’est qu’on fait nettement moins gaffe à ce qu’on dépense, et ces quatre jours m’auront coûté relativement chers.

De ce premier jour à Shanghai, je retiens surtout que la ville est très aérée, les bâtiments sont beaucoup plus espacés qu’à Chongqing et c’est vraiment agréable. On a croisé aussi beaucoup d’occidentaux. A Chongqing si on entend parler français, on va taper la discute un peu, là-bas ça a l’air très commun. On a du faire un peu gaffe à c’qu’on disait, nous qui avions pris l’habitude de raconter n’importe quelle connerie à haute voix puisque personne ne peut nous comprendre.

On finit là-dessus, la suite bientôt.

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Les transports

26 March 2011 Category :Culture| Max 0

Ca fait longtemps que j’en parle, il est enfin temps de faire un article sur les transports du quotidien.

Nous avons un bus universitaire à 5yuans qui se déplace de campus en campus. Pratique, mais il faut parfois attendre 30min, et le campus A n’est pas tout à fait au centre de Shapingba. Je ne le prends en général pas.

Nous voyageons plutôt avec les bus de la ville, notamment le 266. 5yuans aussi. En général les bus sont faciles à prendre pour nous, c’est toujours de terminus en terminus. A Chongqing on s’assied et une demoiselle passe pour récolter le pognon. A Chengdu il fallait déposer le fric (ou valider sa carte) à l’entrée du bus (un peu comme en France). Sauf que certains montaient au milieu et faisaient passer les billets. J’ai bien observé: personne n’essaie de gruger, personne ne pique le pognon en chemin. Ils se font aveuglément confiance. J’ai vraiment trouvé ca chouette.

Les bus n’ont pas d’horaires, et on attend jamais plus de 5min. La CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois) ferait bien d’en prendre de la graine, parce que mon bus le soir c’était pas rare que je l’attende 45min.

Notre moyen de transport favori reste le taxi. C’est vraiment pas cher (quasiment le prix de l’essence, on sait pas comment ils se font d’la thune). Y’en a à toute heure, et partout. On galère parfois un peu pour lui indiquer la direction du campus D (il est nouveau et à l’écart de la ville), mais on a jamais eu de gros soucis. Les chauffeurs parlent ChongqingHua (langue de Chongqing) et c’est parfois un peu dur de se faire comprendre.

Personnellement, me déplacer dans cette grande ville me faisait peur. Le bus m’inquiète déjà en France quand je connais pas la ligne, je pensais qu’ici ça pouvait qu’être pire. J’me suis trompé.

Vive les transports chinois.

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Nouvel an, exams, …

6 January 2011 Category :Cours| Voyage 1

C’est un peu la morte saison pour les longs articles, alors je vais faire dans les petites news.

On commence par la nouvelle année. Xin nian kuai le a tous ! Pour les festivités, certains (dont moi) sont restés au dortoir, avec pizzas, bière et décompte, d’autres étaient avec leur copine avec…heu…bref. D’autres sont partis visiter les clubs de Chongqing et découvrir le troisième H de la ville (Hot food, Hot weather, Hot girls). On y va vendredi (demain) soir pour l’anniversaire de Pierre-Louis, j’aurai plus de détails et peut-être des photos.

Pour bien fêter le 31, nous avons eu un petit exam en economics. Relativement balèse mais avec ce prof’ là ça passera tout seul. “François, t’as 56 là, j’vais te remonter un peu ça, tu veux quelle note ? 70 ça te va ?”. Il a également eu une bonne idée pour le deuxième semestre: mettre un français en tant que chef de projet d’un groupe composé d’une dizaine de chinois. Ca promet d’être intéressant.

On a passé les exams de chinois que j’ai pas trouvé bien méchants. L’écrit était marrant, on avait que les consignes en anglais, le reste était en caractères. Comme quoi on progresse bien. L’oral consistait à la lecture de quelques mots et à une présentation de minimum six phrases, rien de trop difficile.

Une super nouvelle nous est tombée dessus: on doit payer l’électricité et l’eau. Effectivement, la brochure Epitech le disait bien que les frais étaient pas compris, m’enfin on avait rien eu à payer jusqu’à présent, ça fait un peu mal de se faire couper tout d’un coup. Je passe sur le cri de révolte et l’appel à la grève de mes frère opprimés, mais ils se foutent quand même pas mal de notre gueule à Epitech quand on parle de pognon.

On a découvert un petit endroit sympatoch’ pas trop loin, avec du net, des bons fauteuils, de la musique française de temps en temps (Hélène, je m’appelle Hélèneee), et on a même eu droit à un live d’Alizée projeté, avec le petit logo de France2. La carte est bien plaisante aussi, Gin Tonic, Cuba Libre, pizzas, banana split, tiramisu, Irish Coffee. Les trucs alcoolisés y’a quasiment pas d’alcool dedans (l’irish je me demande même si c’est pas juste des arômes de whisky), les desserts c’est tous les mêmes (trois boules de glace) mais avec une présentation différente, et les pizzas y’a pas de sauce tomate. M’enfin, c’est bon. Puis comme le dit Ben, on devrait envoyer tous les français en Chine, ça leur apprendrait à relativiser.

Pour finir, c’est maintenant quasiment les vacances ! Il ne nous reste plus que du data mining, qui est sûrement le cours le plus chiant que j’ai eu de toute ma vie, et c’est bon. Ca nous fait six bonnes semaines tranquilous. Comme on a quand même un projet de fin d’études à faire, on va pas trop trop bouger. Juste visiter un peu Chongqing (notamment la vieille ville et le musée des Trois Gorges) et passer quelques jours à Chengdu (la ville des pandas).

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Joyeux Noël, partie III

27 December 2010 Category :Max 1

Bon, c’est pas tout ça mais avec ces conneries, on a toujours pas eu notre bon vieux repas de Noël français. Nous sommes à présent dimanche 25, et nous allons remédier à ce problème. Première étape: les courses. Il nous manque quelques produits (du vin notamment).

Le menu pour la soirée:

En entrée, des toasts, une salade de tomate, une de concombre, quelques crevettes et un morceau de poisson.

En plat, des pommes de terre rissolées avec du poulet dans une petite sauce aux chataîgnes.

En dessert, un gâteau des familles enduit de mousse au chocolat.

Les préparatifs commencent à 16h.

Les tomates et la ciboulette.

Pas si mal coupé nah ?

Elody s’est occupée du gateau.

Le gateau en cours de construction.

Le gateau en cours de construction.

C’est des couches de petits beurres trempés dans du café, avec entre chaque couche une pâte au chocolat blanc. Bravo à Elody.

Il est 23h, le repas est enfin prêt ! On commence par l’entrée.

L'entrée.

Ca a d'la gueule.

Dans les assiettes, des crevettes revenues dans du beurre et du vin blanc, un minuscule bout de poisson, des tomates et des concombres. Pour accompagner, une sauce au fromage blanc (yahourt à la pêche, on fait avec ce qu’on a) et au citron.

En toasts, le rose à droite c’est du saumon cuit, haché, posé sur une fine couche de beurre, et avec sur certains un petit zeste de citron. Ben et Pierre-Louis à la réalisation.

Les verts au milieu c’est une persillade, merci moi-même.

En haut c’est du thon mélangé avec de la mayonnaise au citron et à l’aneth. Bon boulot Ben.

Steph' et le vin chaud.

Steph' approuve le vin chaud.

On peut voir derrière les cheveux de Steph’ d’autres toasts mayo-oeufs. Et dans sa main, un verre de vin chaud.

Tout le monde autour de la table.

Le repas peut commencer.

Patates + poulet aux chataignes.

Vui ça a pas l'air appétissant sur la photo mais c'était super bon.

Merci à Pierre-Louis pour avoir épluché et découpé les patates, à Ben, Pierre-Louis et Flo pour les marrons, à Elody et Ben pour le découpage du poulet, et surtout à Julien, notre grand Chef (sisi avec un ‘C’ majuscule), pour la réalisation.

Après le plat principal.

Tout le monde a vidé son assiette (les légumes François !)

Du fromage.

Du fromage à tartiner.

De l'Emmental.

De l'Emmental allemand "original".

Pendant le fromage.

Pendant le fromage.

La mousse au chocolat.

Les restes de mousse au chocolat. Chapeau bas Julien !

Le gâteau.

Le gâteau une fois terminé. Les copeaux de chocolat blanc nous rappellent la neige.

Le gâteau dans le noir.

Extinction des lumières pour que Ludo puisse souffler ses bougies.

Le gâteau + la citronade.

Le gâteau une fois decoupé, et un verre de citronade maison en fond.

Encore Julien pour la citronnade, decidemment il sait tout faire.

Les bouteilles vides.

Les cadavres.

Il est 1h du mat’, le repas est terminé. Les cuistots cèdent leur place au groupe de nettoyage formé de Ludo, Flo, Steph’ et Frankois.

Merci à tout le monde, on s’est cru en France le temps d’une soirée. Spécial dédicace (sisi tavu cousain !) à Julien. Par contre on va pas le faire tous les week-ends, c’est quand même un sacré boulot.

Pour finir, je vous rappelle le message essentiel de cet article: Joyeux Noel !

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Joyeux Noël, partie II

27 December 2010 Category :Culture| Max 0

Nous sommes maintenant le samedi 25. Nous organisons aujourd’hui un goûter avec quelques amis chinois et nos profs à 16h.

Levé à 11h, il y a des courses de dernière minute à faire. Pour le repas de midi, menu du pauvre avec du foie gras, du saumon et du crémant qui coule à flot. Pas crédible ? Bon bon okay…Hamburger, frites, Coca.

Nico, François et moi-même nous sommes fait asperger de mousse et de serpentins par quelques chinoises. Nico ressemblait à Double-Face dans Batman.

Retour à 14h à la piaule, il est grand temps de préparer la bouffe: pain perdu, truffes, fruits, gâteau au chocolat, vin chaud. Le tout en musique, avec Tino Rossi.

La préparation.

La préparation.

A 16h les premiers arrivent. A 17h, on pose les plats sur la table. A 17h01, Julien refait du pain perdu. Les chinois ont adoré. En même temps la plupart de leurs pâtisseries n’ont pas de goût alors ça a dû les changer. On a encore eu droit à un “mais comment ça se fait que vous n’êtes pas gros alors que vous mangez ca ?”. Les femmes sont obsédées par leur ligne.

Julien a pu donner des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

On a également eu droit aux explications d’Ashok (notre super prof’ de software testing et d’economics) en ce qui concerne la notation des exams: “vous avez une moyenne de 75 pour le moment, je vais la monter à 90, parce que si vous avez de bonnes notes c’est que je suis un bon prof’”. Le pire c’est qu’il va sûrement le faire.

Autre joyeuse surprise de l’aprem’, les chinois ont adoré le vin chaud. On avait prévu 6 bouteilles pour deux jours, on s’était dit qu’ils n’en boiraient pas. Bah j’ai servi 4fois la prof’ de chinois. Faut admettre qu’il était bon. Comme quoi, même avec du vinaigre aux raisins fermentés on peut faire des trucs sympas.

Notre première prof' de chinois et Pierre-Louis

Notre première prof' de chinois et Sheldon...(aka Pierre-Louis).

La table

La table. Au fond, notre prof' de data mining.

Les restes.

Les restes.

Nico passe l'aspi.

Nico tire une tronche bizare et confirme que le goûter était cool.

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Joyeux Noël, partie I

25 December 2010 Category :Culture| Max 4

Un article en deux/trois parties, il y aura (j’espère) pas mal à raconter.

Tout d’abord, Noël pour les chinois c’est comme Halloween chez nous y’a quelques années (je pique la comparaison de Ludo, que le grand maître me le pardonne). Ils savent que ça existe, font quelques trucs, mais s’en foutent globalement. Ils semblent bien loin le marché de Noël strasbourgeois, les guirlandes électriques et le sapin de la place Kléber (ah bah c’est sûrement parce qu’ils sont loin). On est très chanceux que le 25 tombe un samedi, sinon on aurait eu cours.

Pour cette journée du 24, nous avons d’ailleurs un exam’ en software testing. Ca se finit vers 18h30. Direction le Shitang 3 (le restau U en gros). Ludo prend un hamburger, juste pour le fun d’en manger un le soir du 24, nous nous prenons un petit pavé de saumon+chou rapé+mayo (c’est le plus festif qu’on ait trouvé).

Ludo et son hamburger

Ludo et son hamburger

Repas du 24

Le repas du 24.

Rien de spécial n’est prévu pour la soirée. Je reste seul comme un rat crevé à coder et réviser mon chinois, pendant que Ben part en vadrouille. Ca lui aura permis d’apprendre que la coutume chinoise veut qu’on mange une pomme la veille de Noël.

Enfin minuit arrive, l’heure des cadeaux ! Pour en avoir au moins un chacun, nous avons mis nos dix noms dans un chapeau, chacun en a pioché un (et interdiction de le dévoiler). La limite était de 30yuans. Mais avant tout, il faut réveiller Ludo avec un magnifique “Joyeux Anniversaire” hurlé à tue-tête dans les couloirs du dortoir. Eh oui, ce bougre a eu la bonne idée de naître le même jour que notre saint sauveur (coïncidence ? Je ne crois pas).

Chacun dépose son présent au pied du magnifique sapin-cactus enroulé dans sa belle guirlande dorée. Après une petite photo, la distribution peut commencer.

Le sapin/cactus

Le sapin/cactus. On a au moins bon pour les aiguilles. A la mode chinoise, la photo est non-contractuelle (prise à un autre moment).)

Le papier cadeau c’est pas évident à trouver, mais l’ingénierie française a encore frappé, et Ben et moi enroulons nos cadeaux dans du papier toilette.

Alors:

  • Ludo a offert un nécessaire d’écriture Winny l’ourson à Frankois (puisque les chinoises trouvent que ce nom lui convient très bien).
Winnnyyyy

Winnnyyyy

  • Ben a offert des pistolets à fléchettes en plastoc’ à Elody.
  • Frankois a acheté une boîte de rangement à Steph’.
Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

  • Pierre-Louis a offert un DVD de stretching a Nico.
DVD de stretching

Pfff c'est trop beauf' comme cadeau...Hum...Tu m'le prêtes ?

  • Nico a offert des nouilles et d’la sauce tomate à Ben.
Ben et ses nouilles

Way ça semble con, mais ici c'est précieux.

  • Elody m’a offert un petit couteau de poche (et un joli mot !).
Mon petit mot à moi

Je préfère le garder pour le sauciflard.

  • Julien a offert un lapinou en peluche à Flo.
Flo et son lapinou

Qu'il est Shuuuuu

  • Steph’ a acheté un lot de couteaux à Julien.
Julien et ses couteaux

Prêt pour Rambo 5, plus qu'à apprendre à cicatriser avec de la poudre de cartouche d'AK47.

  • Florian a acheté un dico chinois/français à Ludo.
Ludo et son dico

Et même un rouleau de PQ en bonus.

  • J’ai offert une boîte de Lego à Pierre-Louis.
Plux et ses legos

Plux, la pose gangsta c'est avec une liasse de billets, un flingue et des biatch, pas avec des legos.

Julien avec un flingue

Ah il manque aussi un peu de muscles pour Rambo.

Demain (samedi 25), nous organisons un petit goûter avec nos amis chinois et nos profs, et dimanche soir un repas entre français.

La suite dans la partie 2.

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