Shanghai, part II

12 April 2011 Category :Culture| Max| Voyage 0

On continue la narration de cette épique épopée.

On se lève à 9h20 le lendemain. Nah c’pas vrai, on se lève à 12h30. J’ai une bonne gueule de bois, et c’est évidemment le jour qu’a choisi le soleil pour apparaître. Bobo mes yeux.

Nous nous rendons à la cathédrale St. Ignace. Pour les chinois ça a l’air d’être assez fou, mais c’est plus petit et plus moche que n’importe quelle église de n’importe quel village français. On se rend ensuite au Xu Guangqi Park, qui est un endroit bien reposant.

Il se fait l’heure d’aller au concert de Bob Dylan.

Dès la sortie du métro, on est assaillis de gens qui veulent nous vendre des billets. Nos compagnons chinois n’en ont pas encore, et ils veulent justement en acheter devant la salle. C’est un peu stupide nous disons-nous, ils vont payer les billets deux fois plus cher ! Eh bien non. Beaucoup de personnes du gouvernement reçoivent des billets gratuitement, et les revendent ensuite. Ils obtiennent les billets à moitié prix. On se sent un peu con.

Plein d’occidentaux partout. Difficile de croire que nous sommes encore en Chine.

Le concert est bien, mais pas exceptionnel. Je m’attendais à quelque chose de plus intime, Dylan, sa gratte, son harmonica et le public. La ça ressemblait plus à “Bob Dylan and his band”, aucune discussion avec le public, je chante, je prends mon pognon et je me casse. En revanche le bougre a encore une sacrée énergie pour son age.

Photo du concert.

Pendant Desolation Road.

Bob Dylan

Merci le zoom x12.

A la sortie on reprend le métro, et ça parle francais tout autour de nous.

On se rend au bar, on prend une bière, ShaoJuan titube un peu et c’est plutôt marrant, puis on rentre se coucher.

Le lendemain, on se lève un peu tard. WangJian est parti tôt pour visiter un musée, nous on trainarde. On va manger à trois. La copine de ShaoJuan nous rejoint.

On se balade sur la Place du Peuple. C’est très sympa, très vert, avec de grands buildings autour.

Place du peuple

Place du peuple

WangJian nous rejoint, et pendant que les chinois discutent entre eux, je m’amuse à prendre des photos de ShaoJuan à son insu, sachant qu’elle n’aime pas ça du tout.

ShaoJuan

Pour une fois que j'fais une photo complétement à l'arrach', elle est jolie.

Les filles veulent rester un peu entre elles. Nous les hommes, allons boire un coca (ou de l’eau pour le Nico). WangJian nous apprend pas mal de trucs sur les caractères chinois et leurs origines. On discute également un peu politique (nous n’avons pas lancé le sujet), et il semble être parfaitement au courant de la censure d’internet en Chine, et des moyens de la contourner.

On rejoint les gonz’ à un fast-food chinois, et rencontrons une nouvelle amie de ShaoJuan. Encore une fois, son nom m’échappe. Comme d’hab’ j’ai le droit à des rires quand ShaoJuan lui donne mon nom chinois. J’me demande vraiment si elle s’est pas un peu foutu de ma gueule en me nommant.

On se retrouve à deux au milieu de quatre chinois. Ils ont la fâcheuse habitude de pointer du doigt, et du coup on sait tout de suite quand ils parlent de nous, mais on ne comprend rien.

On va au Cotton Club, un bar de jazz dont le nom me semble un peu raciste, m’enfin. Ils ont d’la bonne bière alors on pardonne la maladresse.

On rentre ensuite à l’hôtel, avec les copines de ShaoJuan qui vont à priori dormir avec elle (3 gonzesses dans un lit deux places, miam miam).

Le frère de WangJian lui a confié quatre bouteilles de pinard californiens, dont deux pour nous, et les filles veulent en boire tout de suite. J’aime pas trop l’idée mais je ne proteste pas. Mon coeur a sauté un battement quand j’ai vu le mélange pinard/7 Up, et je leur explique que la peine de mort pourrait bien être rétablie en France pour un crime aussi grave. Le pinard est pas mauvais, mais il manque un peu de corps.

ShaoJuan insite pour qu’on s’ouvre une troisième bouteille. Je le sens très moyen. Quand une personne dit qu’elle est pas saoul, l’expérience m’a souvent montré qu’elle l’était complétement, mais elle n’a pas passé sa nuit dans les toilettes. On discute ensuite avec WangJian qui lui était complétement fait, et qui ne s’arrêtait plus de parler. J’ai été vraiment surpris par sa lucidité (même bourré il reste lucide) en ce qui concerne la politique chinoise, l’échec du communisme, le pouvoir qu’a le parti, les risques qu’il prend à me dire ce genre de choses. En espérant qu’aucun haut responsable du parti ne lira ce blog, ça m’emmerderait qu’il se retrouve emprisonnépar ma faute.

Le jour commence à se lever, on se dit qu’il est temps de se mettre au lit. Levé 2h plus tard, à 7h30. WangJian reste au pieu.

Nico, ShaoJuan et moi-même allons visiter le musée de Shanghai, qui contient plein de vieux trucs sur la culture chinoise (calligraphie, sceaux, monnaies, vêtements, …). C’est plutôt intéressant mais encore très chinois comme musée, beaucoup de fois la même chose. On est terriblement crevés en plus.

Calligraphie.

Calligraphie.

On se dirige ensuite vers l’aéroport. Il est censé être international, mais je trouve que ça ne parle pas suffisament anglais. On rate notre avion, sinon c’est pas marrant, et nous devons claquer 1400yuans pour racheter un billet. Ca fait mal.

4h plus tard, nous sommes enfin de retour au campus.

En resumé, j’aime beaucoup Shanghai. C’est une ville beaucoup plus uniforme architecturalement, plus aérée et plus verte que Chongqing. Je regrette un peu qu’il y ait tellement d’occidentaux. C’est tellement plus marrant de jamais entendre parler anglais. En tous cas, c’est une ville dans laquelle je me vois tout à fait revenir d’ici un an ou deux (en fonction de ce que la vie me réserve).

Shanghai, part I

11 April 2011 Category :Culture| Max| Non classé| Voyage 1

Tout d’abord un peu de prononciation. Shanghai se prononce “Shanghrai”. La prochaine fois qu’un chinois vous dira qu’il vient de là, vous le comprendrez.

Pour replacer rapidement le contexte, Bob Dylan était en concert le 8 avril là-bas, et nous nous sommes dit qu’il serait cool d’y aller, et du coup de passer 4jours dans cette ville. Par “nous”, je veux dire Nicolas, Li ShaoJuan (une de nos profs de chinois), son ami WangJian, et moi-même.

Départ le 6 avril dans la soirée. 2h d’avion qu’on passe à donner des cours de français à ShaoJuan. Sa phrase préférée est sans aucun doute “Tes yeux sont bleus”.

On rencontre le frère de WangJian qui bosse dans l’import de pinard, et qui nous conduit jusqu’à notre hôtel. Les hôtesses prennent les photos de nos passeports avec un téléphone, le scanner est mort. Il est minuit passé, et je reçois mon premier cadeau: un best-of en trois CDs de Bob Dylan, offert par WangJian que je connais depuis seulement 2h. Ils sont fous ces chinois. En tous cas, ça fait sacrément plaisir.

Pour la petite histoire, ces CDs sont des vrais, mais dont la boite a été légèrement endommagée et qui ne peuvent donc pas être vendus. Ils sont censés se faire détruire, mais des chinois les récupèrent et les revendent pas chers. On a eu droit à d’autres histoires similaires sur le marché noir chinois.

On discute encore 2h pour définir le programme des prochains jours, et on dort.

Réveil à 7h. On va prendre un petit déj’ à la chinoise, composé de mian (nouilles) et de jiaozi (raviolis) dans une arrière boutique sordide sans éclairage (plus d’électricité dans le quartier). C’était pas dégueulasse mais ça faisait peur.

Le métro est sympa, propre, les annonces sont en chinois et en anglais.

On rencontre une amie de ShaoJuan. Me souviens par contre plus de son nom, c’est vraiment dur pour nous de retenir les noms chinois. J’la prie de m’excuser si elle me lit un jour (mais je suis plutôt confiant, ça a peu de chance d’arriver).

On visite le musée sur Lu Xun, un écrivain qui est, parait-il, le Balzac chinois. J’ai surtout beaucoup rigolé en lisant les petites plaques explicatives, on sent que c’est totalement objectif.

Les explications sont totalement objectives.

Les explications sont totalement objectives.

Ca m’a également permis de découvrir la façon dont sont faits les musées chinois. Ils ne sont pas inintéressant, mais le problème est que c’est 50fois exactement la même chose et qu’on se lasse du coup assez vite.

On visite des librairies l’aprem’.

On se retrouve dans une rue lumineuse, un peu le JieFangBei Shanghaiien. On mange dans un snack de la ville, un truc un peu à l’arrach’. On arrive à exploser les chinois avec des baguettes de la main gauche. Faut dire qu’on est gauchers alors ça aide. A la sortie, un mec m’interpelle pour me dire qu’il y a de très jolies filles dans le bâtiment à côté et qu’elles ne sont pas chères.

Rue de Shanghai

Rue de Shanghai

On marche un peu, jusqu’au bord du fleuve, ou nous avons droit à la vue classique de Shanghai (le Pudong, quartier des affaires) avec notamment la tour Jin Mao. Manque de bol y’avait pas mal de brouillard et mon appareil est pas à l’aise la nuit.

Pour mon anniversaire, on va dans un bar allemand. Ils ont des choppes d’1L, cool.

Nico avec une choppe de bière

Nico approuve la bière.

J’me prends un schnaps, juste pour voir. Manque de bol j’voulais un kirsh, me suis retrouvé avec du schnaps d’amande. C’pas dégueu mais ça rappelle moins le pays. Y’a également une photo derrière nous qui montre des maisons à colombages. Gros moment de nostalgie pour nous alsaciens.

Le frère de WangJian s’est senti obligé de dire au serveur que c’était mon anniversaire. J’ai eu droit au groupe qui a chanté “Happy Birthday” et à la part de gâteau avec une bougie dessus. En France je serai mort de honte, ici c’était touchant.

Photo de groupe au bar.

Photo de groupe.

On se rend ensuite au KTV. Les chinois chantent tous bien, on se sent vraiment nuls à côté.

La soirée aura coûté autour de 2000yuans, et on pas eu a débourser un seul centime, on s’est fait inviter par le frère de WangJian. C’est quand même incroyable, le type on le verra sans doute plus jamais, et il nous paie la soirée sans se poser de question. On essaiera de repasser à Shanghai à la fin de l’année pour boire une bière avec lui et essayer de le rembourser.

Je rebondis là-dessus pour donner la plus grande qualité et le plus gros défauts des chinois. Ils se prennent pas la tête pour le pognon. Un mec paie une fois, le lendemain c’est quelqu’un d’autre, et personne ne tient les comptes. Nous les français sommes toujours en train de diviser, à noter partout qui nous doit combien. Le gros problème avec ça c’est qu’on fait nettement moins gaffe à ce qu’on dépense, et ces quatre jours m’auront coûté relativement chers.

De ce premier jour à Shanghai, je retiens surtout que la ville est très aérée, les bâtiments sont beaucoup plus espacés qu’à Chongqing et c’est vraiment agréable. On a croisé aussi beaucoup d’occidentaux. A Chongqing si on entend parler français, on va taper la discute un peu, là-bas ça a l’air très commun. On a du faire un peu gaffe à c’qu’on disait, nous qui avions pris l’habitude de raconter n’importe quelle connerie à haute voix puisque personne ne peut nous comprendre.

On finit là-dessus, la suite bientôt.

Les transports

26 March 2011 Category :Culture| Max 0

Ca fait longtemps que j’en parle, il est enfin temps de faire un article sur les transports du quotidien.

Nous avons un bus universitaire à 5yuans qui se déplace de campus en campus. Pratique, mais il faut parfois attendre 30min, et le campus A n’est pas tout à fait au centre de Shapingba. Je ne le prends en général pas.

Nous voyageons plutôt avec les bus de la ville, notamment le 266. 5yuans aussi. En général les bus sont faciles à prendre pour nous, c’est toujours de terminus en terminus. A Chongqing on s’assied et une demoiselle passe pour récolter le pognon. A Chengdu il fallait déposer le fric (ou valider sa carte) à l’entrée du bus (un peu comme en France). Sauf que certains montaient au milieu et faisaient passer les billets. J’ai bien observé: personne n’essaie de gruger, personne ne pique le pognon en chemin. Ils se font aveuglément confiance. J’ai vraiment trouvé ca chouette.

Les bus n’ont pas d’horaires, et on attend jamais plus de 5min. La CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois) ferait bien d’en prendre de la graine, parce que mon bus le soir c’était pas rare que je l’attende 45min.

Notre moyen de transport favori reste le taxi. C’est vraiment pas cher (quasiment le prix de l’essence, on sait pas comment ils se font d’la thune). Y’en a à toute heure, et partout. On galère parfois un peu pour lui indiquer la direction du campus D (il est nouveau et à l’écart de la ville), mais on a jamais eu de gros soucis. Les chauffeurs parlent ChongqingHua (langue de Chongqing) et c’est parfois un peu dur de se faire comprendre.

Personnellement, me déplacer dans cette grande ville me faisait peur. Le bus m’inquiète déjà en France quand je connais pas la ligne, je pensais qu’ici ça pouvait qu’être pire. J’me suis trompé.

Vive les transports chinois.

I’m back

17 March 2011 Category :Cours| Evénements| Max 1

Eh oui ça faisait un bon moment, mais je suis de retour ! Technique classique de star, je me fais désirer. Nah, la vraie raison c’est que Nico m’entraîne au bar tous les soirs et que du coup j’ai plus de temps pour écrire.

La nouvelle essentielle de ce dernier mois et demi, c’est bien évidemment la découverte de l’irish pub de Chongqing. Il se nomme “The Harp”, est situé au HongYaDong (un superbe immeuble dans le style chinois tradionnel) et est dirigé par un américain très sympa (http://www.harpirishpubcq.com/). Ils ont de la bonne bière, et sûrement l’un des meilleurs burger que j’ai mangé de ma vie. Je précise que je gagne pas de bières gratuites en faisant de la pub.

Au niveau des copines, nous ne sommes plus que trois irréductibles à résister encore et toujours à l’envahisseur en jupette. Il se pourrait bien que j’sois tout seul dans pas si longtemps, mais pas d’inquiétude mes frères, je continuerai la lutte !

Les cours ont repris. Au niveau du chinois ça a pas changé. Les deux autres matières (Microsoft .Net et Advanced Database Design pour ceux qui comprennent) sont enseignées par le même prof américain du premier semestre qui avait déjà réussi à nous dégouter du data mining. Du coup nous ne sommes pas souvent en cours.

Une autre importante nouvelle c’est que les 6 et 8 avril se tiendront à Beijing et à Shanghai les deux premiers concerts de Bob Dylan en Chine. Nico, une de nos profs de chinois et moi-même y seront très certainement.

Je calle déjà.

Pour résumer: tout le monde va bien, toujours pas de morts (même si Julien est pas passé loin, faut se méfier de la nourriture), on étudie en première partie de semaine, on sort en deuxième.

Bisous à tous.

Chengdu

28 January 2011 Category :Max| Voyage 3

C’est actuellement les grandes vacances chinoises, pour le nouvel an à venir. On s’emmerde. Le campus est désert, tous les chinois sont rentrés chez eux, les commerces sont fermés. Quelques jours passés à s’lever à 15h et à s’coucher à 5h c’est cool, mais là ça commence à bien faire.

Pour nous sortir un peu de notre morne quotidien, nous décidons d’aller visiter Chengdu. La ville est particulièrement connue pour ses pandas, et c’est qu’à 2h de train. Le groupe est composé de Ben et Lucie (sa copine), Elody, Steph’, Julien, François, Nico, Pierre-Louis et moi-même.

Nous réservons l’hôtel et le train. Première classe évidemment, à 117 yuans, autant passer un trajet agréable.

Départ lundi de bon matin. Une petite heure de bus nous amène à la gare de Chongqing. On s’attendait à du bordel, et finalement c’est plutôt bien organisé. De manière générale, les transports en commun m’ont agréablement surpris, mais j’en reparlerai plus en détails dans un autre article.

Le train est beau et très grand. C’est du Bombardier, et ça date de 2007. Les places en première sont agréable, c’est propre, on est bien posé. Rien à redire.

Le décor est vraiment surprenant, et choquant. C’est très vallonné, et on se retrouve avec une alternance de tunnels et de ponts en construction. Et quand je parle de ponts en construction, c’est pas trois misérables ponts, on doit en croiser facilement une trentaine sur tout le trajet. C’est vraiment impressionnant. Et aux pieds des énormes piliers de bétons, des rizières, des baraques de taule, des vêtements qui sèchent au bord d’une rivière. Le communisme a encore quelques failles.

La gare de Chengdu est propre aussi. Le quartier autour de la gare est grand, pas très beau et bondé. Bon, pour défendre l’esthétisme, c’est vrai que quand le ciel est gris uni, qu’il fait froid, qu’il y a du brouillard et des fines gouttelettes, on a tendance à tout trouver moche.

Gare de Chengdu

Gare de Chengdu

On marche jusqu’à l’hôtel, en se frayant un chemin dans la foule, en passant devant des vendeurs à la sauvette, et en évitant les crachats. Ben aperçoit un taudis au fond d’une ruelle, nous dit en plaisantant que l’hôtel doit être dans le coin. Ah bah oui dis donc. C’est juste à côté.

Les chambres sont clean, mais la vue est horrible.

Julien sur son lit

Julien apprécie son lit double.

La vue depuis notre chambre.

La vue depuis notre chambre.

Nous partons visiter le quartier. Bah c’est vraiment moche. On s’trouve une petite échoppe où ils font des nouilles dans du bouillon. Ca fait un peu peur (surtout pour l’hygiène), mais finalement c’était pas mauvais et personne n’a été malade.

On rentre à l’hôtel, un peu de dodo et de télé avant de manger au restau de l’hôtel à 20h. J’me prends une petite bière. Le serveur me sert ça dans un verre à vin, et comme si c’était du vin. J’avais envie d’lui gueuler “lâche ça charogne, je préfère encore boire à la bouteille”, mais il aurait de toute façon pas compris.

Les grands fêtards (Nico et moi en gros, vu que Pierre-Louis pionçait) avons pas envie de passer la soirée à l’hôtel devant la téloch’, donc nous allons demander (avec l’aide de Lucie évidemment) à la réception si y’a un bar dans le coin. 30min de taxi pour le plus proche. Ok. A priori dans le quartier y’a qu’un truc de karaoké. Bon bah on est allé se faire une petite balade finalement, et on est rentrés pour pioncer.

Réveil à 8h30, petit déj’ à l’hôtel. J’aime pas vraiment le petit déj’ chinois, mais en tous cas c’est bourratif.

Julien a utilisé les shampoings de l’hôtel, ça lui a donné une super coupe façon nid d’oiseaux, et ça sera notre fil rouge de la journée.

Julien et sa coupe.

Quel beau gosse.

Aujourd’hui nous allons visiter le Wu Hou Memorial Temple. En gros c’est un temple, les plus curieux iront se renseigner sur Google. L’architecture est sympa, le contenu un poil moins. Il fallait juste mettre Julien en queue de groupe, sinon il cachait la vue de ceux derrière lui.

Temple.

Un temple.

Y’a quelques statues, une mare avec des nénuphars qui doivent être vraiment plus jolis en fleur, mais globalement y’a pas grand chose. On va pas couper les cheveux en quatre, la matinée est plutot chiante.

Statue de Liu Bei.

Statue de Liu Bei.

Temple et nénuphars.

Temple et nénuphars.

Un bout de toiture.

L’aprem’ on est allés dans la rue touristique. C’plutôt chouette, notamment le Starbucks où Julien s’est fait un ami félin (sa coupe attire les minettes). On a croisé une échoppe de casse-têtes chinois, Julien s’est arraché les cheveux dessus. Y’avait également un vendeur de flûtes et un graveur sur grains de riz.

La rue touristique.

La rue touristique. Devinez le signe zodiacale de la nouvelle année.

Julien et le chat.

Julien et le chat. Et la main de Stéph' dont la principale occupation est d'essayer de ruiner mes photos déjà pas très belles.

On rentre a l’hotel. Dans le bus, je discute avec Julien, qui a décidément un sacré cheveux sur la langue.

La traversée de la route nous a fait dresser les cheveux sur la tête. Ils roulent vraiment comme des malades. On mange dans un restau un peu classe le soir, et le serveur persiste encore à me servir ma bière comme si c’était du pinard. On rentre à l’hôtel pour bouquiner et prendre des notes devant la télé. J’ai malheureusement pas réussi à caser le “se faire des cheveux blancs”, mais sinon je crois avoir fait à peu près le tour de toute les blagues capillaires.

Le lendemain, on hésite entre le centre ville et un autre truc touristique. C’est le coin touristique qui l’emporte, mais sans grand enthousiasme. On commence presque à regretter d’être venus, pour le moment c’pas bien fun.

La ville est nettement moins moche de ce côté. C’est plus espacé, les bâtiments sont moins laids, voir même beaux.

On fait trois pas dans une ruelle en apparence traditionnelle, sauf qu’elle a été construite y’a quelques années, et un logo rouge attire notre regard. DUVEL ! Et là ! Rochefort, Westmalle, Leffe, Chimay ! Enfin !

La rue.

Logo Duvel.

ENFIIIIIIIIIN !

Petit texte explicatif.

Après recherche, il s'avère que Michael Jackson est un écrivain qui a écrit pas mal sur la bière et le whisky. Mais sur le coup, ça nous a bien fait rire.

Des cadavres.

Je sais pas trop ce que raconte le texte en haut, mais voir "urine" et "children" dans la même phrase ça me fait peur.

Evidemment, on entre. On ne peut pas s’empêcher de verser une larme devant les verres remplis d’un divin breuvage. Chaque bière a le verre qui lui correspond (même la Kwak, et ça c’est balèze) et elles sont servies correctement. Le paradis en Chine.

Verres Duvel et Chimay.

Le repas: pizzas et carbo.

Le repas: pizzas et carbo.

Un verre de Leffe.

Nico qui regarde sa Kwak.

Yep, it's beer.

Nico et François.

Juste parce qu'ils sont tout mignons.

Elody, Steph’ et Pierre-Louis ont regretté de pas avoir été là, et donc on y retourne le soir. On visite d’abord le quartier cette fois-ci, histoire de voir quand même à quoi ça ressemble, et on tombe sur un restau français.

Restau français.

Aucune hésitation possible, on entre. On nous place au fond dans un coin tranquille, et le manager vient nous rendre visite. Quand il entend Julien parler anglais, il devine que nous sommes français, et bien qu’étant lui-même chinois, il parle plutôt bien et s’est à priori pas mal baladé en France.

Au menu:
- Du pain (!) et du beurre
- Foie gras et toasts (c’était de la mousse et pas du foie gras m’enfin c’était bon quand même)
- Soupe à l’oignon avec des toasts gratinés
- Cuisses de poulet à la diable
- Profiteroles, bananes flambées, gâteau au chocolat
- Café

J’ai malheureusement pas de photos correctes du repas, parce que c’est incroyablement difficile de prendre une photo d’une assiette blanche dans un lieu avec une lumière tamisée.

Un verre de Chardonnay.

Un verre de Chardonnay.

Le manager nous a offert un plat de frites et le café. Un bon café d’ailleurs. Rien à redire, on a bien mangé, le manager était vraiment sympa. Nico leur a joué un peu de piano. Le top du top, c’était de pouvoir payer avec la Mastercard. Première fois en Chine qu’ils l’acceptent.

On va finir la soirée au bar. Musique, ambiance sympa. Les français discutent tranquilou, les chinois dorment sur les tables ou vomissent aux toilettes. Faut dire qu’ils supportent moins bien l’alcool, alors une trappiste à 8/9% ça doit bien les taper. Je ne ferai pas de blague vaseuse sur Julien qui a pris un margarita pendant que les hommes prenaient de la bière.

Quelques bières.

Quelques bières.

On attrape deux taxis pour le retour. La soirée nous est revenue assez chère (400yuans pour moi, mais j’ai pas pris les bières les moins chères) et ça en valait vraiment la peine. J’ai jamais passé une aussi bonne journée que celle-là. Une bonne bière ça fait déjà du bien en France, alors ici, après trois mois de privation, c’est juste formidable.

Le lendemain on voulait voir les pandas avant de rentrer, mais c’était uniquement en taxi, on le sentait pas trop, donc on est plutôt allés au centre-ville. C’est plutôt impressionnant, grands immeubles, écrans géants, et y’a de tout: MacDo, KFC, Starbucks, Subway.

On rentre à l’hôtel, on prend un taxi vers la gare. Le notre a été mal informé par l’hôtel de la destination, et du coup on a dû payer un peu plus cher. M’enfin on est arrivés à bon port, et les taxis ici sont de toutes façons pas chers.

Deux heures de train, une heure de bus, nous voilà à nouveau sur le campus. Ainsi se termine notre aventure.

On retournera sûrement à Chengdu à la fin de notre année scolaire, histoire de pouvoir visiter avec du beau temps, de pouvoir prendre une bière fraîche en terrasse, et évidemment de voir les pandas.

TT Club

8 January 2011 Category :Evénements 1

Il est 16h50, je viens de me réveiller, et je m’attaque à la narration de cette soirée au TT Club, avant que mes souvenirs ne s’effacent (déjà que là ils sont pas vraiment clairs…). Pas de photos, ça m’embêtait de trimbaler l’appareil, et j’ai plutôt bien fait puisque c’était interdit là-bas.

Tout d’abord, je replace le contexte. Nico, Ludo et Plux ont fêté nouvel an en ville avec des français d’Epitech de l’an dernier qui sont restés un peu plus longtemps que prévu en Chine. Ils étaient donc au TT Club, une boite de nuit. Le lendemain on a eu droit aux “putain les gars c’est génial blablabla blablabla”. Ludo et Nico étaient particulièrement enthousiastes et y sont donc retournés presque tous les jours depuis.

Vendredi 7 janvier, c’est l’anniversaire de Plux (re-joyeux anniversaire au passage). Tout notre petit groupe décide de s’y rendre (pour certains, l’effort était plus grand que pour d’autres), à l’exception de Elody et Steph’ partis en vacances, et de François et Flo qui sont restés avec leurs copines.

Départ à 19h10 avec le bus de l’université. On prend ensuite un taxi. Le trajet était sympa puisqu’il nous a permis de voir un peu la ville de nuit, et c’est assez chouette. Plein de lumières partout.

Après un petit repas au MacDo, direction le TT Club. La musique a l’air bien forte à l’intérieur, et un portail anti-métaux n’arrête pas de biper et d’afficher une lumière rouge chaque fois que quelqu’un passe dessous, mais ça n’a pas l’air de déranger le videur. Faut dire qu’une petit affiche précise bien que les flingues sont interdits dans la boite, aucun risque donc qu’une personne mal intentionnée en introduise un.

Une fois à l’intérieur, c’est la confirmation: la musique est forte. Au lieu de la table VIP qu’on nous avait promis, on se retrouve avec deux tables sans sièges juste à côté de l’entrée. Chacun claque 300yuans, et deux bouteilles de whisky se téléportent sur la table. Les chinois diluent tous les alcools avec du ice tea. C’est pas particulièrement mauvais avec le whisky, d’autant qu’il était très moyen. Ils diluent bien: un verre de whisky pour un bon litre et demi de ice tea. D’après Ludo, ils diluent aussi le champagne. Ca m’a fait un petit pincement au coeur quand j’ai appris ça.

J’ai jamais vu autant de jolis femmes réunies en un espace aussi confiné. Mon dieu, y’en avait pas une seule à jeter. Avec la musique, impossible de converser. Et c’est peut-être tant mieux: pour venir passer la soirée ici et aimer ça faut pas avoir inventé la poudre.

Les chinois ont des jeux à boire bizarres. J’ai absolument rien compris aux règles. Y’en a un avec des dés, et un autre où il faut exécuter une série de mouvements. Je demanderai des explications à Nico, même si je pense pas que ça me sera très utile.

Minuit, toujours pas de table VIP, le whisky-ice tea  il en faut un bon paquet pour en ressentir les effets, et  impossible de discuter. Ca commence vraiment à être très chiant. On s’est tout de même trouvé un petit abri juste à côté des toilettes où il était possible de parler sans hurler. Ben et Julien ont ensuite trouvé un petit canapé à l’étage. A partir de là c’est devenu plus agréable.

1h du mat’, on a enfin une table peinard avec des fauteuils et tout. L’alcool commence à taper (il était temps didiou) et on se retrouve sur l’estrade en train de danser. Nico a une vidéo de moi prise avec son téléphone. Au mieux on voit rien, au pire je prévois qu’il va se faire péter les rotules à coups de batte de base-ball dans un parking sombre.

4h du mat’. Y’a plus grand monde, et on se barre pour aller au MacDo. Deux BigMacs plus tard, on prend le taxi direction le campus, et à 5h et quelques du mat’, on se retrouve enfin dans nos lits.

Le matin (après-midi), gueule de bois à l’ancienne.

Globalement, je me suis fait chier. J’ai claqué 500yuans pour m’exploser les oreilles et la voix et être saoul. Ca me fait quand même un peu mal au cul. Du mal à comprendre pourquoi ça attire les gens. Enfin bon c’était la curiosité qui m’avait traîné là-bas, alors c’est sans regrets pour cette fois-ci.

Nouvel an, exams, …

6 January 2011 Category :Cours| Voyage 1

C’est un peu la morte saison pour les longs articles, alors je vais faire dans les petites news.

On commence par la nouvelle année. Xin nian kuai le a tous ! Pour les festivités, certains (dont moi) sont restés au dortoir, avec pizzas, bière et décompte, d’autres étaient avec leur copine avec…heu…bref. D’autres sont partis visiter les clubs de Chongqing et découvrir le troisième H de la ville (Hot food, Hot weather, Hot girls). On y va vendredi (demain) soir pour l’anniversaire de Pierre-Louis, j’aurai plus de détails et peut-être des photos.

Pour bien fêter le 31, nous avons eu un petit exam en economics. Relativement balèse mais avec ce prof’ là ça passera tout seul. “François, t’as 56 là, j’vais te remonter un peu ça, tu veux quelle note ? 70 ça te va ?”. Il a également eu une bonne idée pour le deuxième semestre: mettre un français en tant que chef de projet d’un groupe composé d’une dizaine de chinois. Ca promet d’être intéressant.

On a passé les exams de chinois que j’ai pas trouvé bien méchants. L’écrit était marrant, on avait que les consignes en anglais, le reste était en caractères. Comme quoi on progresse bien. L’oral consistait à la lecture de quelques mots et à une présentation de minimum six phrases, rien de trop difficile.

Une super nouvelle nous est tombée dessus: on doit payer l’électricité et l’eau. Effectivement, la brochure Epitech le disait bien que les frais étaient pas compris, m’enfin on avait rien eu à payer jusqu’à présent, ça fait un peu mal de se faire couper tout d’un coup. Je passe sur le cri de révolte et l’appel à la grève de mes frère opprimés, mais ils se foutent quand même pas mal de notre gueule à Epitech quand on parle de pognon.

On a découvert un petit endroit sympatoch’ pas trop loin, avec du net, des bons fauteuils, de la musique française de temps en temps (Hélène, je m’appelle Hélèneee), et on a même eu droit à un live d’Alizée projeté, avec le petit logo de France2. La carte est bien plaisante aussi, Gin Tonic, Cuba Libre, pizzas, banana split, tiramisu, Irish Coffee. Les trucs alcoolisés y’a quasiment pas d’alcool dedans (l’irish je me demande même si c’est pas juste des arômes de whisky), les desserts c’est tous les mêmes (trois boules de glace) mais avec une présentation différente, et les pizzas y’a pas de sauce tomate. M’enfin, c’est bon. Puis comme le dit Ben, on devrait envoyer tous les français en Chine, ça leur apprendrait à relativiser.

Pour finir, c’est maintenant quasiment les vacances ! Il ne nous reste plus que du data mining, qui est sûrement le cours le plus chiant que j’ai eu de toute ma vie, et c’est bon. Ca nous fait six bonnes semaines tranquilous. Comme on a quand même un projet de fin d’études à faire, on va pas trop trop bouger. Juste visiter un peu Chongqing (notamment la vieille ville et le musée des Trois Gorges) et passer quelques jours à Chengdu (la ville des pandas).

Joyeux Noël, partie III

27 December 2010 Category :Max 1

Bon, c’est pas tout ça mais avec ces conneries, on a toujours pas eu notre bon vieux repas de Noël français. Nous sommes à présent dimanche 25, et nous allons remédier à ce problème. Première étape: les courses. Il nous manque quelques produits (du vin notamment).

Le menu pour la soirée:

En entrée, des toasts, une salade de tomate, une de concombre, quelques crevettes et un morceau de poisson.

En plat, des pommes de terre rissolées avec du poulet dans une petite sauce aux chataîgnes.

En dessert, un gâteau des familles enduit de mousse au chocolat.

Les préparatifs commencent à 16h.

Les tomates et la ciboulette.

Pas si mal coupé nah ?

Elody s’est occupée du gateau.

Le gateau en cours de construction.

Le gateau en cours de construction.

C’est des couches de petits beurres trempés dans du café, avec entre chaque couche une pâte au chocolat blanc. Bravo à Elody.

Il est 23h, le repas est enfin prêt ! On commence par l’entrée.

L'entrée.

Ca a d'la gueule.

Dans les assiettes, des crevettes revenues dans du beurre et du vin blanc, un minuscule bout de poisson, des tomates et des concombres. Pour accompagner, une sauce au fromage blanc (yahourt à la pêche, on fait avec ce qu’on a) et au citron.

En toasts, le rose à droite c’est du saumon cuit, haché, posé sur une fine couche de beurre, et avec sur certains un petit zeste de citron. Ben et Pierre-Louis à la réalisation.

Les verts au milieu c’est une persillade, merci moi-même.

En haut c’est du thon mélangé avec de la mayonnaise au citron et à l’aneth. Bon boulot Ben.

Steph' et le vin chaud.

Steph' approuve le vin chaud.

On peut voir derrière les cheveux de Steph’ d’autres toasts mayo-oeufs. Et dans sa main, un verre de vin chaud.

Tout le monde autour de la table.

Le repas peut commencer.

Patates + poulet aux chataignes.

Vui ça a pas l'air appétissant sur la photo mais c'était super bon.

Merci à Pierre-Louis pour avoir épluché et découpé les patates, à Ben, Pierre-Louis et Flo pour les marrons, à Elody et Ben pour le découpage du poulet, et surtout à Julien, notre grand Chef (sisi avec un ‘C’ majuscule), pour la réalisation.

Après le plat principal.

Tout le monde a vidé son assiette (les légumes François !)

Du fromage.

Du fromage à tartiner.

De l'Emmental.

De l'Emmental allemand "original".

Pendant le fromage.

Pendant le fromage.

La mousse au chocolat.

Les restes de mousse au chocolat. Chapeau bas Julien !

Le gâteau.

Le gâteau une fois terminé. Les copeaux de chocolat blanc nous rappellent la neige.

Le gâteau dans le noir.

Extinction des lumières pour que Ludo puisse souffler ses bougies.

Le gâteau + la citronade.

Le gâteau une fois decoupé, et un verre de citronade maison en fond.

Encore Julien pour la citronnade, decidemment il sait tout faire.

Les bouteilles vides.

Les cadavres.

Il est 1h du mat’, le repas est terminé. Les cuistots cèdent leur place au groupe de nettoyage formé de Ludo, Flo, Steph’ et Frankois.

Merci à tout le monde, on s’est cru en France le temps d’une soirée. Spécial dédicace (sisi tavu cousain !) à Julien. Par contre on va pas le faire tous les week-ends, c’est quand même un sacré boulot.

Pour finir, je vous rappelle le message essentiel de cet article: Joyeux Noel !

Joyeux Noël, partie II

27 December 2010 Category :Culture| Max 0

Nous sommes maintenant le samedi 25. Nous organisons aujourd’hui un goûter avec quelques amis chinois et nos profs à 16h.

Levé à 11h, il y a des courses de dernière minute à faire. Pour le repas de midi, menu du pauvre avec du foie gras, du saumon et du crémant qui coule à flot. Pas crédible ? Bon bon okay…Hamburger, frites, Coca.

Nico, François et moi-même nous sommes fait asperger de mousse et de serpentins par quelques chinoises. Nico ressemblait à Double-Face dans Batman.

Retour à 14h à la piaule, il est grand temps de préparer la bouffe: pain perdu, truffes, fruits, gâteau au chocolat, vin chaud. Le tout en musique, avec Tino Rossi.

La préparation.

La préparation.

A 16h les premiers arrivent. A 17h, on pose les plats sur la table. A 17h01, Julien refait du pain perdu. Les chinois ont adoré. En même temps la plupart de leurs pâtisseries n’ont pas de goût alors ça a dû les changer. On a encore eu droit à un “mais comment ça se fait que vous n’êtes pas gros alors que vous mangez ca ?”. Les femmes sont obsédées par leur ligne.

Julien a pu donner des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

On a également eu droit aux explications d’Ashok (notre super prof’ de software testing et d’economics) en ce qui concerne la notation des exams: “vous avez une moyenne de 75 pour le moment, je vais la monter à 90, parce que si vous avez de bonnes notes c’est que je suis un bon prof’”. Le pire c’est qu’il va sûrement le faire.

Autre joyeuse surprise de l’aprem’, les chinois ont adoré le vin chaud. On avait prévu 6 bouteilles pour deux jours, on s’était dit qu’ils n’en boiraient pas. Bah j’ai servi 4fois la prof’ de chinois. Faut admettre qu’il était bon. Comme quoi, même avec du vinaigre aux raisins fermentés on peut faire des trucs sympas.

Notre première prof' de chinois et Pierre-Louis

Notre première prof' de chinois et Sheldon...(aka Pierre-Louis).

La table

La table. Au fond, notre prof' de data mining.

Les restes.

Les restes.

Nico passe l'aspi.

Nico tire une tronche bizare et confirme que le goûter était cool.

Joyeux Noël, partie I

25 December 2010 Category :Culture| Max 4

Un article en deux/trois parties, il y aura (j’espère) pas mal à raconter.

Tout d’abord, Noël pour les chinois c’est comme Halloween chez nous y’a quelques années (je pique la comparaison de Ludo, que le grand maître me le pardonne). Ils savent que ça existe, font quelques trucs, mais s’en foutent globalement. Ils semblent bien loin le marché de Noël strasbourgeois, les guirlandes électriques et le sapin de la place Kléber (ah bah c’est sûrement parce qu’ils sont loin). On est très chanceux que le 25 tombe un samedi, sinon on aurait eu cours.

Pour cette journée du 24, nous avons d’ailleurs un exam’ en software testing. Ca se finit vers 18h30. Direction le Shitang 3 (le restau U en gros). Ludo prend un hamburger, juste pour le fun d’en manger un le soir du 24, nous nous prenons un petit pavé de saumon+chou rapé+mayo (c’est le plus festif qu’on ait trouvé).

Ludo et son hamburger

Ludo et son hamburger

Repas du 24

Le repas du 24.

Rien de spécial n’est prévu pour la soirée. Je reste seul comme un rat crevé à coder et réviser mon chinois, pendant que Ben part en vadrouille. Ca lui aura permis d’apprendre que la coutume chinoise veut qu’on mange une pomme la veille de Noël.

Enfin minuit arrive, l’heure des cadeaux ! Pour en avoir au moins un chacun, nous avons mis nos dix noms dans un chapeau, chacun en a pioché un (et interdiction de le dévoiler). La limite était de 30yuans. Mais avant tout, il faut réveiller Ludo avec un magnifique “Joyeux Anniversaire” hurlé à tue-tête dans les couloirs du dortoir. Eh oui, ce bougre a eu la bonne idée de naître le même jour que notre saint sauveur (coïncidence ? Je ne crois pas).

Chacun dépose son présent au pied du magnifique sapin-cactus enroulé dans sa belle guirlande dorée. Après une petite photo, la distribution peut commencer.

Le sapin/cactus

Le sapin/cactus. On a au moins bon pour les aiguilles. A la mode chinoise, la photo est non-contractuelle (prise à un autre moment).)

Le papier cadeau c’est pas évident à trouver, mais l’ingénierie française a encore frappé, et Ben et moi enroulons nos cadeaux dans du papier toilette.

Alors:

  • Ludo a offert un nécessaire d’écriture Winny l’ourson à Frankois (puisque les chinoises trouvent que ce nom lui convient très bien).
Winnnyyyy

Winnnyyyy

  • Ben a offert des pistolets à fléchettes en plastoc’ à Elody.
  • Frankois a acheté une boîte de rangement à Steph’.
Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

  • Pierre-Louis a offert un DVD de stretching a Nico.
DVD de stretching

Pfff c'est trop beauf' comme cadeau...Hum...Tu m'le prêtes ?

  • Nico a offert des nouilles et d’la sauce tomate à Ben.
Ben et ses nouilles

Way ça semble con, mais ici c'est précieux.

  • Elody m’a offert un petit couteau de poche (et un joli mot !).
Mon petit mot à moi

Je préfère le garder pour le sauciflard.

  • Julien a offert un lapinou en peluche à Flo.
Flo et son lapinou

Qu'il est Shuuuuu

  • Steph’ a acheté un lot de couteaux à Julien.
Julien et ses couteaux

Prêt pour Rambo 5, plus qu'à apprendre à cicatriser avec de la poudre de cartouche d'AK47.

  • Florian a acheté un dico chinois/français à Ludo.
Ludo et son dico

Et même un rouleau de PQ en bonus.

  • J’ai offert une boîte de Lego à Pierre-Louis.
Plux et ses legos

Plux, la pose gangsta c'est avec une liasse de billets, un flingue et des biatch, pas avec des legos.

Julien avec un flingue

Ah il manque aussi un peu de muscles pour Rambo.

Demain (samedi 25), nous organisons un petit goûter avec nos amis chinois et nos profs, et dimanche soir un repas entre français.

La suite dans la partie 2.