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French cuisine

30 November 2010 Category :Max 2

Trois semaines de régime chinois commençaient à nous peser sur l’estomac, et plus encore sur le moral. Etrangement, si il est assez facile de se passer de la famille, ça l’est beaucoup moins de se passer d’un bon steak-frites. Quand on en arrive à avoir envie d’un steak haché du restau U, on se dit qu’il faut faire quelque chose. Florian nous a permis un peu de renouveau, en revenant des courses un matin avec de la farine, du lait, des oeufs, et 800g de boeuf.

Farine, oeuf et lait…Huuum. Si on faisait des crêpes ? Evidemment c’est pas évident de trouver une vraie poêle en Chine, mais nous faisons avec les moyens du bord, et elles étaient finalement pas si mal.

Emplis de nostalgie, nous décidons d’un moyen pour faire son sort au boeuf. Nous avons des patates et des carottes. Un boeuf bourguignon conviendra parfaitement. Il reste le problème du vin. Nous avions le choix entre un rosé espagnol, et le rouge chinois, le “Great Wall”. Le nom donne un peu de prestige, mais ce prestige est rapidement perdu au reniflage. Cela dit, en remplacement du vinaigre dans une vinaigrette ça doit pas être si mal.

Le Great Wall

Le Great Wall

Les chinois ont sûrement été un peu surpris. Ils ont l’habitude de tout foutre dans un wok et que ça soit prêt en 15min, alors un plat qui cuit à petit feu pendant quelques heures, ça a de quoi les intriguer.

Le boeuf bourguignon

Le boeuf bourguignon

Le plat final était vraiment bon, et Plux nous a fait une petite surprise en ramenant des fraises et des bananes (bien joué mec !). Notre premier dessert en un mois.

Des fraises !

Des fraises !

C’est incroyable comme il suffit d’être privé d’une chose pour se mettre à la regretter. Vous lecteurs, appréciez vos nouilles-sauce tomate, vos raviolis en boite, votre petit yaourt du dessert, vos plats de fromage. Ces privations ont au moins le mérite de nous permettre d’apprécier pleinement ces petits moments bien français.

Photo de groupe

Pierre-Louis approves !

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Journée au zoo de Chongqing

27 November 2010 Category :Max| Voyage 5

Samedi 27 novembre 2010. Un matin grisâtre qui annonce une journée tout à fait normale à Chongqing. QiuJie et Pan nous emmène au zoo de Chongqing. Enfin, nous allons voir des pandas.

Une bonne heure et demi de bus plus tard, nous y arrivons. Le zoo est un parc à l’intérieur même de la ville.

L’enclos des pandas est le premier sur notre route. Des firefox (ou “pandas roux”) ! Nombreux sont ceux et celles qui nous jalouserons d’avoir pu voir de nos yeux ces magnifiques animaux. Nous tentons d’en voler un, mais nous nous faisons malheureusement griller (Francois, bosse ta furtivité !) et devons dénoncer Nicolas pour nous en sortir. Que ses parents se rassurent, il n’a pris que deux semaines de prison et ne ratera donc pas beaucoup de cours.

Un firefox

Un firefox

Un firefox

Envoyez la bouffe !

Au tour ensuite des gros pandas. A part manger et dormir ça a pas l’air de faire grand chose. C’t'une vie qui me conviendrait.

Gros panda qui mange

Gros panda qui mange

Gros panda qui pionce

ZZzzzzzZZZzZzZzz


Le reste du zoo est sans grande surprise, avec tout de même quelques animaux sympas comme un lama et un pelican chevelus.

Lama chevelu

Lama chevelu

Un pelican

Un pelican

D’autres animaux font mal au coeur. Je pense notamment à l’ours tibétain (y-a-t-il un rapport ?) qui tournait en rond dans sa cage étroite, ou le magnifique renard blanc atteint d’hétérochromie.

Petit renard blanc

Help me pliizzzz

Nous croisons des loutres, ce qui plait bien à l’ami Ben.

Des loutres

Des loutres

Quelques chinois et chinoises nous disent “Hello” quand on passe. Certains veulent une photo de/avec nous (parfois ils ne demandent pas), et trois gamines prennent une photo avec Elody avant de lui demander son numéro de téléphone. Je poste pas la photos ici pour pas attirer les prédateurs sexuels.

17h. Nous sommes crevés. Direction le Wallmart, les mains jointes, priant Dieu de nous accorder enfin du beurre et du fromage. Pour le beurre, le vieux salopard barbu nous a à peu près entendu (nous ne l’avons pas encore ouvert), mais c’est toujours peine perdue pour le fromage.

Nous rejoignons l’arrêt de bus. Ah non c’est pas le bon. Celui-la ? Non plus. Bref, nous trottinons une bonne heure dans Chongqing avant de pouvoir enfin monter dans le bus qui nous ramera sur le campus.

Arrivés sur le campus, nous utilisons nos dernières forces pour ramper péniblement jusqu’à la chambre. Une journée bien remplie.

Elody qui imite assez mal un firefox

Elody qui imite assez mal un firefox

Une giraffe

Giraffe ? Tu connais pas Giraffe ? C'est un groupe, ils étaient number one.

Lover Ben

Eh ouais bébé ! That's the way we do it !

Jeune perroquet

Jeune perroquet

Petite vue du zoo

Petite vue du zoo

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Les petites différences

23 November 2010 Category :Culture 1

Un article, qui sera sûrement un peu long, pour parler de toutes les petites différences de culture entre les chinois et les européens. Nous parlons ici de Chongqing, certains points ne seront peut-être pas valides dans d’autres villes. De même, les petites anecdotes racontées s’appliquent essentiellement aux personnes plus agées ou d’une classe sociale basse (vive le communisme). Les étudiants semblent beaucoup plus occidentalisés.

En tout premier: la nourriture.
Tout d’abord, il y a les produits introuvables ou très rares: jambon, fromage (et tous les produits dérivés de lait), Nutella, … Ces produits là nous manquent, mais nous faisons avec (pas trop le choix de toute façon).
Ceux qui nous manquent particulièrement, sont les produits qu’on peut trouver assez facilement, mais soit sous une forme bizare, soit sans rapport avec ce qu’on connait en France. Et la des exemples il y en a à la pelle:

  • Le pain. Mon royaume pour un vrai bout de pain ! Les chinois fabriquent un espèce de pain au lait qu’ils appellent “french bread”. Nous avons trouvé une baguette mais qui ressemblait à de la pâte à modeler (d’ailleurs elle a finit dans le ventre des cygnes du campus). Il y a à priori une pâtisserie française en ville, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion d’y aller.
  • Le chocolat. Le premier truc qu’on peut lire sur les tablettes, c’est “Cocoa Butter Alternatives” et “No Sugar”. En gros, ils ont viré tout ce qui est bon dans le chocolat. A priori c’est parce que les chinois(es) ont affreusement peur de grossir.
  • La bière. Forcément, quand on utilise du riz à la place du houblon….

Ces produits ne sont pas forcément mauvais, mais ils n’ont pas le goût ou la forme qu’on attend.
Enfin, les produits introuvables en France:

  • Des chips au cassis. Ami Lionel si tu nous lis, même toi, pourtant spécialiste des chips, ne pourrait en finir un paquet (“Challenge accepted !”).
  • Des espèces de noix grillées. Benjamin avait l’air d’à peu près apprécier jusqu’à ce qu’il tombe sur un ver grillé.
  • Des infusions. Au Carrefour, nous avons trouvé plein de paquets d’herbes et de fleurs à infuser. Ca avait l’air plutot bon. En fait, c’est terriblement amer. Essayez de faire une infusion de pissenlit (sans sucre, sinon c’est trop facile), et vous aurez à peu près une idée du goût.
  • Les saucisses de Chongqing. On en a eu avec un goût de fraises Tagada. Est-ce que c’était voulu ou est-ce que c’était dû aux conservateurs ? On n’en sait rien et on ne tient pas à le savoir.

Ces produits là, priez pour ne jamais les voir arriver en France. Ils sont infâmes.


Maintenant les petits trucs comportementaux.

Une petite particularité des chinois, c’est de privilégier la forme plutot que le fond (et ça s’applique également a la nourriture). Tout n’est qu’apparence, et il ne faut jamais trop creuser.

Les meilleurs exemples sont les bâtiments. De l’extérieur, ils sont magnifiques. Jolies formes, belles peintures. Dans le hall d’entrée, c’est déjà moins chaleureux, mais rien d’alarmant. C’est juste plus sobre. Une fois dans les chambres, rien ne va plus: portes mal agencées, tâches, saleté, mobilier moche et fragile, …

Par contre, pour l’apparence ils se donnent du mal. En Chine on ne fait pas pousser des arbres ou de l’herbe dans le jardin, on les importe depuis quelque part. Ainsi quand nous sommes arrivés, nous n’avions pas d’arbres en bas de la résidence. Maintenant si (et de grands, pas des bébés arbre). Il n’y a pas un seul arbre sans une perfusion (je suppose que quand un arbre ne peut jamais voir le soleil, il lui faut bien quelques compensations).

Importation d'arbres

Importation d'arbres

Ils mettent beaucoup de carrelage: ça brille, c’est beau. Mais dans un pays aussi humide, il faudrait pendre tout architecte qui propose d’utiliser ce revêtement en extérieur. Chaque pas peut être mortel. Encore heureux que ça ne gèle pas a Chongqing, parce que ça s’rait une sacrée hécatombe. De même, un paillasson à l’entrée d’un bâtiment, c’est sans doute moche, mais ça évite de tremper les couloirs.

Certaines règles de politesse française ne s’appliquent pas ici. Il est ainsi assez courant de voir un chinois cracher par terre dans la rue (voir dans un bâtiment). Et quand je dis cracher, c’est pas un peu de salive, c’est le bon gros crachat bien gras avec râclement de gorge et tout. Ils n’hésitent également pas à hausser le ton et à pousser une bonne gueulante en public pendant 5min, peu importe si plusieurs dizaines de gens regardent ou attendent. En revanche, nous avions lu que les chinois ne savaient pas faire une file d’attente, alors que, pour le moment, ils s’en sortent très bien de ce côté là (nous un peu moins bien, on se retrouve toujours en tas devant les caisses, à jouer à celui qui comprendra le plus).

Ils aiment:

  • Se décolorer les cheveux (particulièrement les demoiselles). Du coup avec leur cheveux noirs, ça vire vers le brun voir le roux.
  • Les mecs efféminés (la encore ça concerne les chinoises). C’est surement la raison qui fait que Florian a tant de succès.
  • Les européens. “Where are you from ? France ?? Ohhhh, so romantic !”. Il suffit de suivre les regards des demoiselles dans la rue ou de se mettre au milieu d’un rassemblement de chinois pour voir à quel point ils sont fan des occidentaux.
  • La bouffe qui arrache. Ca devient parfois immangeable tellement c’est fort.

Ils n’aiment pas:

  • Les peaux bronzées, car c’est synonyme de travail manuel.
  • Les barbes. C’est très rare de croiser un chinois barbu, surtout dans notre tranche d’âge.

Ils conduisent encore plus mal que les 68. Dépassement par la droite, queues de poisson, et surtout beaucoup de klaxons. En Chine, on a plus de chance de mourir en traversant une route qu’en sautant du 6e.

Ils ne connaissent pas l’essuie-tout ou les serviettes de table. Nous sommes allés dans un restaurant avec des serviettes, ils nous les ont enlevées à peine assis. A la place ils utilisent des petits mouchoirs en papier très fins.

Et enfin le point que tout le monde attend: la contrefaçon. La plupart des produits qu’on trouve en Europe sont ici contrefaits. Pour les fringues ça n’étonnera personne, mais les chinois poussent le vice jusqu’à contrefaire des chansons. C’est la même musique que chez nous, mais avec des paroles en chinois. En revanche, il existe aussi des marques chinoises originales (Adivon, Warrior, N-Star, …) dont les produits ne coûtent pas grand chose.

Pochette de jeu

La pochette du jeu Spore avec le petit logo "The Pirate Bay" (site de téléchargements illégal)

Voila déjà une bonne cuvée, d’autres viendront sûrement se rajouter au fur et à mesure.

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La bouffe !

20 November 2010 Category :Culture| Max 1

Parlons gastronomie à présent.

Je rappelle que je suis à Chongqing, les plats varient selon les provinces. Ici ils sont réputés pour manger très epicé.

Tout d’abord, la boisson. Ici, l’eau est connue pour ne pas être potable. De gros efforts ont été faits à ce niveau ces dernières années, mais les moeurs ne changent pas. D’ailleurs à notre arrivée, on nous a immédiatement fournit une bouilloire. On a réussi à trouver de l’eau en bouteille, mais ça reste assez rare. Aucun restaurant ne propose de l’eau froide à boire. La plupart du temps, on se retrouve avec du thé, ou alors des bouillons de choux ou d’algues.

Pour la nourriture, riz et légumes généralement, avec parfois quelques morceaux de viande (essentiellement du poulet, mais on trouve aussi du boeuf ou du porc). Le riz est collant, pour qu’on puisse le chopper facilement avec les baguettes. Nous n’avons jamais eu de plats individuels au restaurant (à part aux fast-foods ou aux refectoires). Tous les plats sont au milieu de la table et chacun pioche selon ses envies. Le repas est composé d’un unique plat, pas d’entrée, de fromage (de toute façon c’est introuvable ici) ou de dessert.

Les chinois se débrouillent pour faire la cuisine sans crème et sans beurre. Ca parait difficile pour un francais, mais ils s’en sortent très bien.

La spécialité de Chongqing est le Hot Pot. Ca se rapproche de la fondue bourguignone, sauf que l’on met un peu n’importe quoi à cuire (viande, ravioles, légumes, …) et que ca pique un peu plus.

Nous ne savons pas toujours ce que nous mangeons. Les menus étant écrits en chinois, la plupart du temps on pointe une photo ou on commande à l’aveuglette. Nous avons eu droit à du calmar, du coeur de poulet, du cou de canard, et plus récemment, à un plat de petits volatiles entiers plongés dans de la sauce (avec le bec qui dépassait).

Aux réfectoires nous mangeons généralement pour 6/7/8 yuans. Les fast-foods sont un peu plus chers, autour de 20 yuans, et les restaurants c’est très variable: d’une dizaine de yuans à 35 yuans (mais là ça commence à être cher).

A force, nous arrivons à varier un peu les repas, mais c’était assez délicat au début. J’ai tout de même l’impression qu’il n’y a pas une immense variété dans les plats. On reste toujours plus ou moins dans le riz/légumes. Pendant deux semaines ça convient très bien, mais dans 8mois il est bien possible que j’en arrive à tuer pour un bon steak.

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Présentation

19 November 2010 Category :Plux 3

Tout le monde ne me connait pas ici. Une petite présentation n’est pas inutile.

Je suis né à la campagne, dans un petit village où j’ai grandi. A 18 ans, je me suis trouvé une colocation à Strasbourg. C’est là que j’ai commencé mes études post-bac. Je garde de cette coloc’ des souvenirs inoubliables (j’y ai vécu 4 ans). En novembre 2010, j’ai entamé mon cycle master d’étudiant à Epitech. Il y a eu l’opportunité de faire la 4ème année à l’étranger, (les cours à Strasbourg se limitent au cycle bachelor). J’ai choisi la Chine pour plusieurs raisons :

- C’est loin, j’avais envie de changement.

- C’est une culture très éloignée de la nôtre, quitte à partir, autant découvrir quelque chose de vraiment nouveau.

- La Chine était en train de devenir la première puissance mondiale, c’est un plus sur le CV de savoir communiquer avec les chinois.

- Et puis j’étais pas le seul à choisir cette destination, partir avec des visages connus, c’est rassurant.

Aujourd’hui, je suis vraiment satisfait de ce choix. Tout se passe bien ici.

Mes passions :

- A Strasbourg, j’allais souvent au cinéma. Les films fantastiques sont mes préférés (j’ai envie de citer le film de Christopher Nolan : Le Prestige, un chef-d’oeuvre).

- Je pratiquais des percussions africaines avec un groupe d’amis. C’était ma séance détente de la semaine. J’espère qu’en revenant, ils seront toujours là !

- Je suis passionné par la musique électronique. Les sons acid de Afrojack ou Chuckie sont mes préférés. J’aime le son des DJs.

- Côté sport, je préfère la natation. Ici, sur le campus Huxi, il y a juste une piscine qui n’est ouverte que l’été (nous sommes en hiver). Dommage.

- La pratique du roller me manque beaucoup ! Ici j’ai quasiment aucune chance d’en trouver à ma taille (les chinois ont des petits pieds, moi pas !)

- Et puis j’aime m’auto-qualifier de geek, quand je passe trop de temps devant mon PC, à mater des séries, des films, à jouer ou à coder.

Je reste lié à Strasbourg par un emplois à mi-temps. J’ai été embauché à la fin de mon stage à Disturbance. Le site web est sorti tout récemment : www.disturbance.fr il en vaut le détour. C’est un lien important avec la France, et ça me permet de financer mon voyage. Je vais leur filer le lien du blog et j’espère qu’ils me liront de temps en temps !

Une petite photo fun pour finir. Elle a été prise par ma chérie un peu avant que je parte (je me suis fais arracher les dents de sagesse une semaine avant mon départ).

Ma tête, il y a deux semaines.

Ma tête, 10 jours avant mon départ.

Quelques nouvelles

18 November 2010 Category :Max 7

Et oui je vis toujours ! Presque la fin de notre deuxième semaine en Chine, et c’est toujours aussi bien.

Alors en vrac:

Le 11 novembre, les chinois ont organisé une petite soirée “single” (célibataire). Ca ressemblait à un melange de Tournez Ménages et d’une boum pour adolescents, mais nous avons tout de même eu l’occasion de discuter avec des étudiants en anglais, qui nous ont appris qu’ils faisaient un petit truc tous les jeudi soirs.

Les cours se passent bien. On a presque finit l’apprentissage du pinyin en chinois. Nous connaissons quelques mots clefs (bonjour, merci, au revoir, …) et nous en apprenons quelques-uns par nous-même selon les situations (“dài zŏu” -> à emporter. En software testing, nous avons eu l’occasion de donner un petit cours de C/C++ au prof’ (qui à défaut d’être compétent dans ces langages a au moins le mérite d’être curieux). Ce prof’ nous a d’ailleurs rejoint en cours de chinois après que nous lui ayions dit tout le bien que nous pensions de notre prof’ de chinois (“Il l’a fait ce con !”).

Nous avons repéré les bons coins pour manger et commençons à prendre nos habitudes. Nous arrivons surtout à varier un peu la nourriture, parce que riz-légumes, ça a beau être bon, à la longue c’est chiant.

Le temps s’est dégradé cette semaine. Nous avions déjà l’habitude de ne pas voir le soleil, mais la pluie et le froid sont apparus en plus. Rien de trop grave. C’est juste un peu chiant le matin. Vu que l’aération de la salle de bain ne peut pas se fermer, la douche est un peu rock’n'roll.

Nous avons eu quelques aperçus de chinois saouls, et c’est très marrant à voir. Ils boivent de la bière comme on boit un digestif: dans un petit verre et cul sec. Apres 25cl ils sont dechirés. Un chinois bourré se reconnait facilement: il devient tout rouge. Un peu comme si on l’avait plongé dans l’eau bouillante.

On va tenter de faire un petit tour à Chongqing dimanche en groupe réduit, histoire de faciliter les rencontres et de pouvoir prendre des photos tranquillement. En espérant qu’on ne se perdre pas.

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Bilan de la première semaine de cours

14 November 2010 Category :Cours| Max 4

L’emploi du temps (voir photo ci-dessous) est assez light. Cinq matières différentes, moins de 20h par semaine.

  • Chinese starter. Du chinois évidement. Essentiellement de la prononciation pour cette première semaine. La prof est sympa.
  • Chinese spoken. La même chose que chinese starter pour le moment, ça se diversifiera surement quand on aura acquis les bases. Des guerres ont été declarées pour des femmes moins parfaites que la prof (♥).
  • Data mining. On a rencontré le prof’, un américain bavard qui a l’air sympa, mais les cours ne commencent que dans deux semaines.
  • Economics. Le prof’ est bon orateur et arrive à maintenir l’attention, mais le cours manque de structure.
  • Software testing. Même prof’ que pour economics. Le cours est moins brouillon, mais extrêmement ennuyeux, d’autant plus que nous sommes en cours avec des africains, qui, à priori, n’ont pas du tout notre niveau en informatique.

Le chinois, c’est plutot compliqué. Les sons ne sont pas trop durs à reproduire: la plupart sont assez proches du français. En revanche les intonations, c’est une autre pair de manche. Il faut tellement exagérer la prononciation que ça semble ridicule. Le point particulièrement dérangeant est que la langue doit être apprise par coeur; il y a beaucoup moins de place pour la réflexion et la logique que dans nos langues latines. Résultats: pas mal de devoirs. Et quand on en a plus fait depuis 3/4ans, c’est dur de s’y remettre.

L’économie pour le moment c’est surtout des termes à retenir. Rien de folichon, les banques, les types de comptes bancaires, ce genre de chose.

Le software testing, c’est typiquement comment mettre des noms compliqués sur des choses évidentes. En gros c’est une description de tous les différents tests qui peuvent être réalisés sur un programme. En théorie on a un projet libre informatique à faire pour cette matière, ça sera au moins ça de bien.

Bref en résumé, les cours ne sont pas le point le plus intéressant de notre voyage, et notre niveau en informatique ne bougera pas beaucoup. Le chinois reste le seul cours réellement utile pour nous (sauf si le data mining est méga-super-trop-génial, mais j’y crois pas trop).

Emploi du temps

Emploi du temps

Prof de Chinese Spoken

La prof de Chinese Spoken en train d'apprendre une vieille chanson française (pendant la pause !)

Florian, Nico et Julien

Florian, Nico et Julien sont particulièrement attentifs

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Premiers Ressentis

14 November 2010 Category :Plux 1

Deux semaines que nous sommes partis, déjà. Aurons-nous vraiment le temps d’apprendre de la Chine durant ces 9 mois ?

Je vais commencer avec la liste de tout ce que j’aime ici :

  • La nourriture : les champignons, le riz, les viandes, le mélange sucré-salé.
  • Les restos pas du tout cher pour nous (2€ en moyenne), où nous sommes toujours bien reçus.
Resto avec plateau tournant, facile de se servir.

Resto avec plateau tournant, facile de se servir.

  • La mentalité des chinois : pas prétentieux, humble, respectueux et jamais moqueur. On peut pas en dire autant en France.
  • Délinquance zéro, et vols inexistants. En fait on se sent en sécurité ici.
  • Les cours de chinois, vraiment fun.
Notre prof chinoise veut apprendre le français.

Notre prof chinoise veut apprendre le français.

  • Le commerce. Déjà les prix sont bas mais en plus on peut négocier encore plus bas.

Par contre, il me manque :

  • Beaucoup de monde ! J’ai compté (la liste est longue). Y en a 3 aux Etats-Unis, 1 au Maroc, 1 en Norvège, 1 au Canada, 1 en Espagne, 1 en Grèce, 3 à Paris, 2 à Besançon, 1 à Toulouse, 1 à Dijon et 54 en Alsace dont une qui m’est très très chère et qui se reconnaîtra. @ tous : on reste en contact sur Skype, fb et par mail !
  • Beaucoup de produits français : le fromage, le pain et le bon vin. La bonne bouffe française en général !

Il faut s’habituer :

  • A manger épicé. A Chongqing, c’est souvent trrrrès épicé. Comme en témoigne ce plat de piment à la viande.
Vous ne voyez pas la viande ? Normal, il faut bien chercher...

Vous ne voyez pas la viande ? Normal, il faut bien chercher...

  • Aux contrefaçons. Difficile de trouver des produits originaux, en tout cas dans le coin du campus. Je pense aux vêtements, aux logiciels et aux appareils électroniques. Les produits contrefaits sont très souvent de très mauvaise qualité ! Faut vraiment faire gaffe pour pas se faire avoir. On a eu : le téléphone qui redémarre quand on veut écrire un sms, des logiciels qui n’ont rien à voir avec leur pochette…
Bilan : Adobe CS5 en chinois, Illustrator ne fonctionne pas du tout. Photoshop 2010 fonctionnel et en anglais. L'autre Photoshop c'est un fake. Le disque dur fonctionne pour l'instant.

Bilan : Adobe CS5 en chinois, Illustrator ne fonctionne pas du tout. Photoshop 2010 fonctionnel et en anglais. L'autre Photoshop c'est un fake. Le disque dur fonctionne pour l'instant.

  • Aux odeurs d’égouts. A certains endroits, c’est violent.
  • Au manque d’hygiène. Les toilettes de certains restaurants, faut avoir très envie pour les utiliser ! Je vous épargne les photos ^^.
  • A notre dortoir qui est encore en construction (si si).
Les dortoirs d'en face.

Les dortoirs d'en face.

  • A la conduite hasardeuse des chinois (klaxons et warnings s’utilisent autant que la pédale d’accélération). N’empêche que personne ne roule vite et les routes sont très larges donc j’ai l’impression qu’il n’y a pas trop d’accidents.

Journée à Chongqing

12 November 2010 Category :Max 4

Aujourd’hui, nous allons en ville. Le but premier est de faire quelques courses au Carrefour, mais nous en profiterons également pour visiter.

Le bus coûte 5 yuans et le trajet dure 45 bonnes minutes.

Nous arrivons à Chongqing vers midi, il est donc l’heure de manger. Nous décidons de tester le MacDo. Finalement c’est pareil qu’en France, avec un peu moins de viande, et en nettement moins cher (de mémoire, c’est aux alentours de 20 yuans le menu).

La ville est un mélange entre les anciens bâtiments pas encore rasés, et les tout neufs construits ces dernières années. C’est un peu particulier et pas forcement esthétique, surtout que même pour les nouveaux bâtiments, ils ne semblent pas se mettre d’accord sur les formes ou les couleurs pour obtenir une certaine harmonie urbaine. Un mec peut s’amuser à faire construire un bâtiment en forme d’étoile violette à coté d’une maison japonaise traditionnelle verte.

Nous faisons quelques courses. Les prix varient énormément selon les produits. Les marques que l’on trouve en France sont aussi chères ici: un appareil photo Canon coûtera le même prix qu’en France. C’est assez bizare puisqu’ils n’ont pas la TVA ni notre pouvoir d’achat, m’enfin. J’imagine aussi que les prix indiqués sont juste informatifs et qu’il est possible de négocier. Une chose est sûre, il ne faut pas s’attendre à avoir des prix très bas sur les produits de qualité. En revanche à côté il y a les marques chinoises: baskets à 150 yuans, shorts à 30 yuans, manette de playstation USB à 25 yuans, … Forcément, la qualité n’est pas la même.

Nous nous rendons au Carrefour, dans le but d’acheter des produits que nous n’avons pas près du campus (typiquement un étendeur ou un rideau de douche), et avec l’espoir de trouver des bières buvables. Malheureusement, notre quête du divin brevage s’avère encore une fois vaine, et nous commençons sérieusement à désespérer.

Nous prenons notre repas du soir à Big Pizza. 50 yuans pour manger et boire à volonté. Des pizzas bien évidemment, mais aussi des nouilles, des fruits, des légumes, … Nous trouvons du “red wine” dans un distributeur, qui s’avère en fait être du jus de raisin très sucré et absolument pas alcoolisé.

Nous rentrons ensuite au campus, histoire de bien se reposer avant les cours le lendemain.

Immeubles

Immeubles

Photo de groupe

De gauche à droite: Elody, Pierre-Louis, Florian, Ben, François, Stéphane, Ludo

Grand immeuble

Place

Une place

Immeuble

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Ni Hao!

11 November 2010 Category :Plux 7

Bonjour à vous !

Vous êtes sur le blog des expatriés à Chongqing, c’est Pierre-Louis (Plux pour les intimes) qui écrit ici.

J’ai envie de parler de la Chine, de ce que ça fait d’être parti à l’autre bout du monde, sans repères, de mes découvertes…

J’espère que vous prendrez plaisir à me lire !