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Shanghai, part I

11 April 2011 Category :Culture| Max| Non classé| Voyage 1

Tout d’abord un peu de prononciation. Shanghai se prononce “Shanghrai”. La prochaine fois qu’un chinois vous dira qu’il vient de là, vous le comprendrez.

Pour replacer rapidement le contexte, Bob Dylan était en concert le 8 avril là-bas, et nous nous sommes dit qu’il serait cool d’y aller, et du coup de passer 4jours dans cette ville. Par “nous”, je veux dire Nicolas, Li ShaoJuan (une de nos profs de chinois), son ami WangJian, et moi-même.

Départ le 6 avril dans la soirée. 2h d’avion qu’on passe à donner des cours de français à ShaoJuan. Sa phrase préférée est sans aucun doute “Tes yeux sont bleus”.

On rencontre le frère de WangJian qui bosse dans l’import de pinard, et qui nous conduit jusqu’à notre hôtel. Les hôtesses prennent les photos de nos passeports avec un téléphone, le scanner est mort. Il est minuit passé, et je reçois mon premier cadeau: un best-of en trois CDs de Bob Dylan, offert par WangJian que je connais depuis seulement 2h. Ils sont fous ces chinois. En tous cas, ça fait sacrément plaisir.

Pour la petite histoire, ces CDs sont des vrais, mais dont la boite a été légèrement endommagée et qui ne peuvent donc pas être vendus. Ils sont censés se faire détruire, mais des chinois les récupèrent et les revendent pas chers. On a eu droit à d’autres histoires similaires sur le marché noir chinois.

On discute encore 2h pour définir le programme des prochains jours, et on dort.

Réveil à 7h. On va prendre un petit déj’ à la chinoise, composé de mian (nouilles) et de jiaozi (raviolis) dans une arrière boutique sordide sans éclairage (plus d’électricité dans le quartier). C’était pas dégueulasse mais ça faisait peur.

Le métro est sympa, propre, les annonces sont en chinois et en anglais.

On rencontre une amie de ShaoJuan. Me souviens par contre plus de son nom, c’est vraiment dur pour nous de retenir les noms chinois. J’la prie de m’excuser si elle me lit un jour (mais je suis plutôt confiant, ça a peu de chance d’arriver).

On visite le musée sur Lu Xun, un écrivain qui est, parait-il, le Balzac chinois. J’ai surtout beaucoup rigolé en lisant les petites plaques explicatives, on sent que c’est totalement objectif.

Les explications sont totalement objectives.

Les explications sont totalement objectives.

Ca m’a également permis de découvrir la façon dont sont faits les musées chinois. Ils ne sont pas inintéressant, mais le problème est que c’est 50fois exactement la même chose et qu’on se lasse du coup assez vite.

On visite des librairies l’aprem’.

On se retrouve dans une rue lumineuse, un peu le JieFangBei Shanghaiien. On mange dans un snack de la ville, un truc un peu à l’arrach’. On arrive à exploser les chinois avec des baguettes de la main gauche. Faut dire qu’on est gauchers alors ça aide. A la sortie, un mec m’interpelle pour me dire qu’il y a de très jolies filles dans le bâtiment à côté et qu’elles ne sont pas chères.

Rue de Shanghai

Rue de Shanghai

On marche un peu, jusqu’au bord du fleuve, ou nous avons droit à la vue classique de Shanghai (le Pudong, quartier des affaires) avec notamment la tour Jin Mao. Manque de bol y’avait pas mal de brouillard et mon appareil est pas à l’aise la nuit.

Pour mon anniversaire, on va dans un bar allemand. Ils ont des choppes d’1L, cool.

Nico avec une choppe de bière

Nico approuve la bière.

J’me prends un schnaps, juste pour voir. Manque de bol j’voulais un kirsh, me suis retrouvé avec du schnaps d’amande. C’pas dégueu mais ça rappelle moins le pays. Y’a également une photo derrière nous qui montre des maisons à colombages. Gros moment de nostalgie pour nous alsaciens.

Le frère de WangJian s’est senti obligé de dire au serveur que c’était mon anniversaire. J’ai eu droit au groupe qui a chanté “Happy Birthday” et à la part de gâteau avec une bougie dessus. En France je serai mort de honte, ici c’était touchant.

Photo de groupe au bar.

Photo de groupe.

On se rend ensuite au KTV. Les chinois chantent tous bien, on se sent vraiment nuls à côté.

La soirée aura coûté autour de 2000yuans, et on pas eu a débourser un seul centime, on s’est fait inviter par le frère de WangJian. C’est quand même incroyable, le type on le verra sans doute plus jamais, et il nous paie la soirée sans se poser de question. On essaiera de repasser à Shanghai à la fin de l’année pour boire une bière avec lui et essayer de le rembourser.

Je rebondis là-dessus pour donner la plus grande qualité et le plus gros défauts des chinois. Ils se prennent pas la tête pour le pognon. Un mec paie une fois, le lendemain c’est quelqu’un d’autre, et personne ne tient les comptes. Nous les français sommes toujours en train de diviser, à noter partout qui nous doit combien. Le gros problème avec ça c’est qu’on fait nettement moins gaffe à ce qu’on dépense, et ces quatre jours m’auront coûté relativement chers.

De ce premier jour à Shanghai, je retiens surtout que la ville est très aérée, les bâtiments sont beaucoup plus espacés qu’à Chongqing et c’est vraiment agréable. On a croisé aussi beaucoup d’occidentaux. A Chongqing si on entend parler français, on va taper la discute un peu, là-bas ça a l’air très commun. On a du faire un peu gaffe à c’qu’on disait, nous qui avions pris l’habitude de raconter n’importe quelle connerie à haute voix puisque personne ne peut nous comprendre.

On finit là-dessus, la suite bientôt.

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Les transports

26 March 2011 Category :Culture| Max 0

Ca fait longtemps que j’en parle, il est enfin temps de faire un article sur les transports du quotidien.

Nous avons un bus universitaire à 5yuans qui se déplace de campus en campus. Pratique, mais il faut parfois attendre 30min, et le campus A n’est pas tout à fait au centre de Shapingba. Je ne le prends en général pas.

Nous voyageons plutôt avec les bus de la ville, notamment le 266. 5yuans aussi. En général les bus sont faciles à prendre pour nous, c’est toujours de terminus en terminus. A Chongqing on s’assied et une demoiselle passe pour récolter le pognon. A Chengdu il fallait déposer le fric (ou valider sa carte) à l’entrée du bus (un peu comme en France). Sauf que certains montaient au milieu et faisaient passer les billets. J’ai bien observé: personne n’essaie de gruger, personne ne pique le pognon en chemin. Ils se font aveuglément confiance. J’ai vraiment trouvé ca chouette.

Les bus n’ont pas d’horaires, et on attend jamais plus de 5min. La CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois) ferait bien d’en prendre de la graine, parce que mon bus le soir c’était pas rare que je l’attende 45min.

Notre moyen de transport favori reste le taxi. C’est vraiment pas cher (quasiment le prix de l’essence, on sait pas comment ils se font d’la thune). Y’en a à toute heure, et partout. On galère parfois un peu pour lui indiquer la direction du campus D (il est nouveau et à l’écart de la ville), mais on a jamais eu de gros soucis. Les chauffeurs parlent ChongqingHua (langue de Chongqing) et c’est parfois un peu dur de se faire comprendre.

Personnellement, me déplacer dans cette grande ville me faisait peur. Le bus m’inquiète déjà en France quand je connais pas la ligne, je pensais qu’ici ça pouvait qu’être pire. J’me suis trompé.

Vive les transports chinois.

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I’m back

17 March 2011 Category :Cours| Evénements| Max 1

Eh oui ça faisait un bon moment, mais je suis de retour ! Technique classique de star, je me fais désirer. Nah, la vraie raison c’est que Nico m’entraîne au bar tous les soirs et que du coup j’ai plus de temps pour écrire.

La nouvelle essentielle de ce dernier mois et demi, c’est bien évidemment la découverte de l’irish pub de Chongqing. Il se nomme “The Harp”, est situé au HongYaDong (un superbe immeuble dans le style chinois tradionnel) et est dirigé par un américain très sympa (http://www.harpirishpubcq.com/). Ils ont de la bonne bière, et sûrement l’un des meilleurs burger que j’ai mangé de ma vie. Je précise que je gagne pas de bières gratuites en faisant de la pub.

Au niveau des copines, nous ne sommes plus que trois irréductibles à résister encore et toujours à l’envahisseur en jupette. Il se pourrait bien que j’sois tout seul dans pas si longtemps, mais pas d’inquiétude mes frères, je continuerai la lutte !

Les cours ont repris. Au niveau du chinois ça a pas changé. Les deux autres matières (Microsoft .Net et Advanced Database Design pour ceux qui comprennent) sont enseignées par le même prof américain du premier semestre qui avait déjà réussi à nous dégouter du data mining. Du coup nous ne sommes pas souvent en cours.

Une autre importante nouvelle c’est que les 6 et 8 avril se tiendront à Beijing et à Shanghai les deux premiers concerts de Bob Dylan en Chine. Nico, une de nos profs de chinois et moi-même y seront très certainement.

Je calle déjà.

Pour résumer: tout le monde va bien, toujours pas de morts (même si Julien est pas passé loin, faut se méfier de la nourriture), on étudie en première partie de semaine, on sort en deuxième.

Bisous à tous.

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Chengdu

28 January 2011 Category :Max| Voyage 3

C’est actuellement les grandes vacances chinoises, pour le nouvel an à venir. On s’emmerde. Le campus est désert, tous les chinois sont rentrés chez eux, les commerces sont fermés. Quelques jours passés à s’lever à 15h et à s’coucher à 5h c’est cool, mais là ça commence à bien faire.

Pour nous sortir un peu de notre morne quotidien, nous décidons d’aller visiter Chengdu. La ville est particulièrement connue pour ses pandas, et c’est qu’à 2h de train. Le groupe est composé de Ben et Lucie (sa copine), Elody, Steph’, Julien, François, Nico, Pierre-Louis et moi-même.

Nous réservons l’hôtel et le train. Première classe évidemment, à 117 yuans, autant passer un trajet agréable.

Départ lundi de bon matin. Une petite heure de bus nous amène à la gare de Chongqing. On s’attendait à du bordel, et finalement c’est plutôt bien organisé. De manière générale, les transports en commun m’ont agréablement surpris, mais j’en reparlerai plus en détails dans un autre article.

Le train est beau et très grand. C’est du Bombardier, et ça date de 2007. Les places en première sont agréable, c’est propre, on est bien posé. Rien à redire.

Le décor est vraiment surprenant, et choquant. C’est très vallonné, et on se retrouve avec une alternance de tunnels et de ponts en construction. Et quand je parle de ponts en construction, c’est pas trois misérables ponts, on doit en croiser facilement une trentaine sur tout le trajet. C’est vraiment impressionnant. Et aux pieds des énormes piliers de bétons, des rizières, des baraques de taule, des vêtements qui sèchent au bord d’une rivière. Le communisme a encore quelques failles.

La gare de Chengdu est propre aussi. Le quartier autour de la gare est grand, pas très beau et bondé. Bon, pour défendre l’esthétisme, c’est vrai que quand le ciel est gris uni, qu’il fait froid, qu’il y a du brouillard et des fines gouttelettes, on a tendance à tout trouver moche.

Gare de Chengdu

Gare de Chengdu

On marche jusqu’à l’hôtel, en se frayant un chemin dans la foule, en passant devant des vendeurs à la sauvette, et en évitant les crachats. Ben aperçoit un taudis au fond d’une ruelle, nous dit en plaisantant que l’hôtel doit être dans le coin. Ah bah oui dis donc. C’est juste à côté.

Les chambres sont clean, mais la vue est horrible.

Julien sur son lit

Julien apprécie son lit double.

La vue depuis notre chambre.

La vue depuis notre chambre.

Nous partons visiter le quartier. Bah c’est vraiment moche. On s’trouve une petite échoppe où ils font des nouilles dans du bouillon. Ca fait un peu peur (surtout pour l’hygiène), mais finalement c’était pas mauvais et personne n’a été malade.

On rentre à l’hôtel, un peu de dodo et de télé avant de manger au restau de l’hôtel à 20h. J’me prends une petite bière. Le serveur me sert ça dans un verre à vin, et comme si c’était du vin. J’avais envie d’lui gueuler “lâche ça charogne, je préfère encore boire à la bouteille”, mais il aurait de toute façon pas compris.

Les grands fêtards (Nico et moi en gros, vu que Pierre-Louis pionçait) avons pas envie de passer la soirée à l’hôtel devant la téloch’, donc nous allons demander (avec l’aide de Lucie évidemment) à la réception si y’a un bar dans le coin. 30min de taxi pour le plus proche. Ok. A priori dans le quartier y’a qu’un truc de karaoké. Bon bah on est allé se faire une petite balade finalement, et on est rentrés pour pioncer.

Réveil à 8h30, petit déj’ à l’hôtel. J’aime pas vraiment le petit déj’ chinois, mais en tous cas c’est bourratif.

Julien a utilisé les shampoings de l’hôtel, ça lui a donné une super coupe façon nid d’oiseaux, et ça sera notre fil rouge de la journée.

Julien et sa coupe.

Quel beau gosse.

Aujourd’hui nous allons visiter le Wu Hou Memorial Temple. En gros c’est un temple, les plus curieux iront se renseigner sur Google. L’architecture est sympa, le contenu un poil moins. Il fallait juste mettre Julien en queue de groupe, sinon il cachait la vue de ceux derrière lui.

Temple.

Un temple.

Y’a quelques statues, une mare avec des nénuphars qui doivent être vraiment plus jolis en fleur, mais globalement y’a pas grand chose. On va pas couper les cheveux en quatre, la matinée est plutot chiante.

Statue de Liu Bei.

Statue de Liu Bei.

Temple et nénuphars.

Temple et nénuphars.

Un bout de toiture.

L’aprem’ on est allés dans la rue touristique. C’plutôt chouette, notamment le Starbucks où Julien s’est fait un ami félin (sa coupe attire les minettes). On a croisé une échoppe de casse-têtes chinois, Julien s’est arraché les cheveux dessus. Y’avait également un vendeur de flûtes et un graveur sur grains de riz.

La rue touristique.

La rue touristique. Devinez le signe zodiacale de la nouvelle année.

Julien et le chat.

Julien et le chat. Et la main de Stéph' dont la principale occupation est d'essayer de ruiner mes photos déjà pas très belles.

On rentre a l’hotel. Dans le bus, je discute avec Julien, qui a décidément un sacré cheveux sur la langue.

La traversée de la route nous a fait dresser les cheveux sur la tête. Ils roulent vraiment comme des malades. On mange dans un restau un peu classe le soir, et le serveur persiste encore à me servir ma bière comme si c’était du pinard. On rentre à l’hôtel pour bouquiner et prendre des notes devant la télé. J’ai malheureusement pas réussi à caser le “se faire des cheveux blancs”, mais sinon je crois avoir fait à peu près le tour de toute les blagues capillaires.

Le lendemain, on hésite entre le centre ville et un autre truc touristique. C’est le coin touristique qui l’emporte, mais sans grand enthousiasme. On commence presque à regretter d’être venus, pour le moment c’pas bien fun.

La ville est nettement moins moche de ce côté. C’est plus espacé, les bâtiments sont moins laids, voir même beaux.

On fait trois pas dans une ruelle en apparence traditionnelle, sauf qu’elle a été construite y’a quelques années, et un logo rouge attire notre regard. DUVEL ! Et là ! Rochefort, Westmalle, Leffe, Chimay ! Enfin !

La rue.

Logo Duvel.

ENFIIIIIIIIIN !

Petit texte explicatif.

Après recherche, il s'avère que Michael Jackson est un écrivain qui a écrit pas mal sur la bière et le whisky. Mais sur le coup, ça nous a bien fait rire.

Des cadavres.

Je sais pas trop ce que raconte le texte en haut, mais voir "urine" et "children" dans la même phrase ça me fait peur.

Evidemment, on entre. On ne peut pas s’empêcher de verser une larme devant les verres remplis d’un divin breuvage. Chaque bière a le verre qui lui correspond (même la Kwak, et ça c’est balèze) et elles sont servies correctement. Le paradis en Chine.

Verres Duvel et Chimay.

Le repas: pizzas et carbo.

Le repas: pizzas et carbo.

Un verre de Leffe.

Nico qui regarde sa Kwak.

Yep, it's beer.

Nico et François.

Juste parce qu'ils sont tout mignons.

Elody, Steph’ et Pierre-Louis ont regretté de pas avoir été là, et donc on y retourne le soir. On visite d’abord le quartier cette fois-ci, histoire de voir quand même à quoi ça ressemble, et on tombe sur un restau français.

Restau français.

Aucune hésitation possible, on entre. On nous place au fond dans un coin tranquille, et le manager vient nous rendre visite. Quand il entend Julien parler anglais, il devine que nous sommes français, et bien qu’étant lui-même chinois, il parle plutôt bien et s’est à priori pas mal baladé en France.

Au menu:
- Du pain (!) et du beurre
- Foie gras et toasts (c’était de la mousse et pas du foie gras m’enfin c’était bon quand même)
- Soupe à l’oignon avec des toasts gratinés
- Cuisses de poulet à la diable
- Profiteroles, bananes flambées, gâteau au chocolat
- Café

J’ai malheureusement pas de photos correctes du repas, parce que c’est incroyablement difficile de prendre une photo d’une assiette blanche dans un lieu avec une lumière tamisée.

Un verre de Chardonnay.

Un verre de Chardonnay.

Le manager nous a offert un plat de frites et le café. Un bon café d’ailleurs. Rien à redire, on a bien mangé, le manager était vraiment sympa. Nico leur a joué un peu de piano. Le top du top, c’était de pouvoir payer avec la Mastercard. Première fois en Chine qu’ils l’acceptent.

On va finir la soirée au bar. Musique, ambiance sympa. Les français discutent tranquilou, les chinois dorment sur les tables ou vomissent aux toilettes. Faut dire qu’ils supportent moins bien l’alcool, alors une trappiste à 8/9% ça doit bien les taper. Je ne ferai pas de blague vaseuse sur Julien qui a pris un margarita pendant que les hommes prenaient de la bière.

Quelques bières.

Quelques bières.

On attrape deux taxis pour le retour. La soirée nous est revenue assez chère (400yuans pour moi, mais j’ai pas pris les bières les moins chères) et ça en valait vraiment la peine. J’ai jamais passé une aussi bonne journée que celle-là. Une bonne bière ça fait déjà du bien en France, alors ici, après trois mois de privation, c’est juste formidable.

Le lendemain on voulait voir les pandas avant de rentrer, mais c’était uniquement en taxi, on le sentait pas trop, donc on est plutôt allés au centre-ville. C’est plutôt impressionnant, grands immeubles, écrans géants, et y’a de tout: MacDo, KFC, Starbucks, Subway.

On rentre à l’hôtel, on prend un taxi vers la gare. Le notre a été mal informé par l’hôtel de la destination, et du coup on a dû payer un peu plus cher. M’enfin on est arrivés à bon port, et les taxis ici sont de toutes façons pas chers.

Deux heures de train, une heure de bus, nous voilà à nouveau sur le campus. Ainsi se termine notre aventure.

On retournera sûrement à Chengdu à la fin de notre année scolaire, histoire de pouvoir visiter avec du beau temps, de pouvoir prendre une bière fraîche en terrasse, et évidemment de voir les pandas.

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Joyeux Noël, partie III

27 December 2010 Category :Max 1

Bon, c’est pas tout ça mais avec ces conneries, on a toujours pas eu notre bon vieux repas de Noël français. Nous sommes à présent dimanche 25, et nous allons remédier à ce problème. Première étape: les courses. Il nous manque quelques produits (du vin notamment).

Le menu pour la soirée:

En entrée, des toasts, une salade de tomate, une de concombre, quelques crevettes et un morceau de poisson.

En plat, des pommes de terre rissolées avec du poulet dans une petite sauce aux chataîgnes.

En dessert, un gâteau des familles enduit de mousse au chocolat.

Les préparatifs commencent à 16h.

Les tomates et la ciboulette.

Pas si mal coupé nah ?

Elody s’est occupée du gateau.

Le gateau en cours de construction.

Le gateau en cours de construction.

C’est des couches de petits beurres trempés dans du café, avec entre chaque couche une pâte au chocolat blanc. Bravo à Elody.

Il est 23h, le repas est enfin prêt ! On commence par l’entrée.

L'entrée.

Ca a d'la gueule.

Dans les assiettes, des crevettes revenues dans du beurre et du vin blanc, un minuscule bout de poisson, des tomates et des concombres. Pour accompagner, une sauce au fromage blanc (yahourt à la pêche, on fait avec ce qu’on a) et au citron.

En toasts, le rose à droite c’est du saumon cuit, haché, posé sur une fine couche de beurre, et avec sur certains un petit zeste de citron. Ben et Pierre-Louis à la réalisation.

Les verts au milieu c’est une persillade, merci moi-même.

En haut c’est du thon mélangé avec de la mayonnaise au citron et à l’aneth. Bon boulot Ben.

Steph' et le vin chaud.

Steph' approuve le vin chaud.

On peut voir derrière les cheveux de Steph’ d’autres toasts mayo-oeufs. Et dans sa main, un verre de vin chaud.

Tout le monde autour de la table.

Le repas peut commencer.

Patates + poulet aux chataignes.

Vui ça a pas l'air appétissant sur la photo mais c'était super bon.

Merci à Pierre-Louis pour avoir épluché et découpé les patates, à Ben, Pierre-Louis et Flo pour les marrons, à Elody et Ben pour le découpage du poulet, et surtout à Julien, notre grand Chef (sisi avec un ‘C’ majuscule), pour la réalisation.

Après le plat principal.

Tout le monde a vidé son assiette (les légumes François !)

Du fromage.

Du fromage à tartiner.

De l'Emmental.

De l'Emmental allemand "original".

Pendant le fromage.

Pendant le fromage.

La mousse au chocolat.

Les restes de mousse au chocolat. Chapeau bas Julien !

Le gâteau.

Le gâteau une fois terminé. Les copeaux de chocolat blanc nous rappellent la neige.

Le gâteau dans le noir.

Extinction des lumières pour que Ludo puisse souffler ses bougies.

Le gâteau + la citronade.

Le gâteau une fois decoupé, et un verre de citronade maison en fond.

Encore Julien pour la citronnade, decidemment il sait tout faire.

Les bouteilles vides.

Les cadavres.

Il est 1h du mat’, le repas est terminé. Les cuistots cèdent leur place au groupe de nettoyage formé de Ludo, Flo, Steph’ et Frankois.

Merci à tout le monde, on s’est cru en France le temps d’une soirée. Spécial dédicace (sisi tavu cousain !) à Julien. Par contre on va pas le faire tous les week-ends, c’est quand même un sacré boulot.

Pour finir, je vous rappelle le message essentiel de cet article: Joyeux Noel !

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Joyeux Noël, partie II

27 December 2010 Category :Culture| Max 0

Nous sommes maintenant le samedi 25. Nous organisons aujourd’hui un goûter avec quelques amis chinois et nos profs à 16h.

Levé à 11h, il y a des courses de dernière minute à faire. Pour le repas de midi, menu du pauvre avec du foie gras, du saumon et du crémant qui coule à flot. Pas crédible ? Bon bon okay…Hamburger, frites, Coca.

Nico, François et moi-même nous sommes fait asperger de mousse et de serpentins par quelques chinoises. Nico ressemblait à Double-Face dans Batman.

Retour à 14h à la piaule, il est grand temps de préparer la bouffe: pain perdu, truffes, fruits, gâteau au chocolat, vin chaud. Le tout en musique, avec Tino Rossi.

La préparation.

La préparation.

A 16h les premiers arrivent. A 17h, on pose les plats sur la table. A 17h01, Julien refait du pain perdu. Les chinois ont adoré. En même temps la plupart de leurs pâtisseries n’ont pas de goût alors ça a dû les changer. On a encore eu droit à un “mais comment ça se fait que vous n’êtes pas gros alors que vous mangez ca ?”. Les femmes sont obsédées par leur ligne.

Julien a pu donner des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

On a également eu droit aux explications d’Ashok (notre super prof’ de software testing et d’economics) en ce qui concerne la notation des exams: “vous avez une moyenne de 75 pour le moment, je vais la monter à 90, parce que si vous avez de bonnes notes c’est que je suis un bon prof’”. Le pire c’est qu’il va sûrement le faire.

Autre joyeuse surprise de l’aprem’, les chinois ont adoré le vin chaud. On avait prévu 6 bouteilles pour deux jours, on s’était dit qu’ils n’en boiraient pas. Bah j’ai servi 4fois la prof’ de chinois. Faut admettre qu’il était bon. Comme quoi, même avec du vinaigre aux raisins fermentés on peut faire des trucs sympas.

Notre première prof' de chinois et Pierre-Louis

Notre première prof' de chinois et Sheldon...(aka Pierre-Louis).

La table

La table. Au fond, notre prof' de data mining.

Les restes.

Les restes.

Nico passe l'aspi.

Nico tire une tronche bizare et confirme que le goûter était cool.

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Joyeux Noël, partie I

25 December 2010 Category :Culture| Max 7

Un article en deux/trois parties, il y aura (j’espère) pas mal à raconter.

Tout d’abord, Noël pour les chinois c’est comme Halloween chez nous y’a quelques années (je pique la comparaison de Ludo, que le grand maître me le pardonne). Ils savent que ça existe, font quelques trucs, mais s’en foutent globalement. Ils semblent bien loin le marché de Noël strasbourgeois, les guirlandes électriques et le sapin de la place Kléber (ah bah c’est sûrement parce qu’ils sont loin). On est très chanceux que le 25 tombe un samedi, sinon on aurait eu cours.

Pour cette journée du 24, nous avons d’ailleurs un exam’ en software testing. Ca se finit vers 18h30. Direction le Shitang 3 (le restau U en gros). Ludo prend un hamburger, juste pour le fun d’en manger un le soir du 24, nous nous prenons un petit pavé de saumon+chou rapé+mayo (c’est le plus festif qu’on ait trouvé).

Ludo et son hamburger

Ludo et son hamburger

Repas du 24

Le repas du 24.

Rien de spécial n’est prévu pour la soirée. Je reste seul comme un rat crevé à coder et réviser mon chinois, pendant que Ben part en vadrouille. Ca lui aura permis d’apprendre que la coutume chinoise veut qu’on mange une pomme la veille de Noël.

Enfin minuit arrive, l’heure des cadeaux ! Pour en avoir au moins un chacun, nous avons mis nos dix noms dans un chapeau, chacun en a pioché un (et interdiction de le dévoiler). La limite était de 30yuans. Mais avant tout, il faut réveiller Ludo avec un magnifique “Joyeux Anniversaire” hurlé à tue-tête dans les couloirs du dortoir. Eh oui, ce bougre a eu la bonne idée de naître le même jour que notre saint sauveur (coïncidence ? Je ne crois pas).

Chacun dépose son présent au pied du magnifique sapin-cactus enroulé dans sa belle guirlande dorée. Après une petite photo, la distribution peut commencer.

Le sapin/cactus

Le sapin/cactus. On a au moins bon pour les aiguilles. A la mode chinoise, la photo est non-contractuelle (prise à un autre moment).)

Le papier cadeau c’est pas évident à trouver, mais l’ingénierie française a encore frappé, et Ben et moi enroulons nos cadeaux dans du papier toilette.

Alors:

  • Ludo a offert un nécessaire d’écriture Winny l’ourson à Frankois (puisque les chinoises trouvent que ce nom lui convient très bien).
Winnnyyyy

Winnnyyyy

  • Ben a offert des pistolets à fléchettes en plastoc’ à Elody.
  • Frankois a acheté une boîte de rangement à Steph’.
Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

  • Pierre-Louis a offert un DVD de stretching a Nico.
DVD de stretching

Pfff c'est trop beauf' comme cadeau...Hum...Tu m'le prêtes ?

  • Nico a offert des nouilles et d’la sauce tomate à Ben.
Ben et ses nouilles

Way ça semble con, mais ici c'est précieux.

  • Elody m’a offert un petit couteau de poche (et un joli mot !).
Mon petit mot à moi

Je préfère le garder pour le sauciflard.

  • Julien a offert un lapinou en peluche à Flo.
Flo et son lapinou

Qu'il est Shuuuuu

  • Steph’ a acheté un lot de couteaux à Julien.
Julien et ses couteaux

Prêt pour Rambo 5, plus qu'à apprendre à cicatriser avec de la poudre de cartouche d'AK47.

  • Florian a acheté un dico chinois/français à Ludo.
Ludo et son dico

Et même un rouleau de PQ en bonus.

  • J’ai offert une boîte de Lego à Pierre-Louis.
Plux et ses legos

Plux, la pose gangsta c'est avec une liasse de billets, un flingue et des biatch, pas avec des legos.

Julien avec un flingue

Ah il manque aussi un peu de muscles pour Rambo.

Demain (samedi 25), nous organisons un petit goûter avec nos amis chinois et nos profs, et dimanche soir un repas entre français.

La suite dans la partie 2.

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Christmas Party

18 December 2010 Category :Culture| Max 8

Le 17 décembre, les chinois ont organisé une Christmas party. Un show d’etudiants devant quelques centaines d’étudiants et les grands pontes de l’université.

Chrismas Party
La scene

Comme à chaque fois qu’ils organisent quelque chose, ils nous ont demandé de faire un petit show (danse, chant, peu importe).

Pour l’occasion, nous avons loué des costumes. Des noirs pour les chanteurs, un blanc avec queue de pie pour Nico qui allait être notre pianiste.

Les photos sont malheureusement pourries parce que mon appareil photo m’a fait défaut (quelle idée de foutre un bouton pour changer la résolution des photos à la volée…). Y’a aussi énormement d’ombres de tetes parce qu’on était derrière et que c’était pas évident de se déplacer. Merci à l’objectif et au zoom x12. Y’a essentiellement des photos de demoiselles.

Les représentations s’enchaînaient, avec un petit discours de temps en temps. Certaines étaient vraiment impressionnantes, d’autres nettement moins.

Nous avons chanté Aux Champs Elysées. Quelques photos et peut-être même une vidéo seront dispos un peu plus tard, le temps qu’on les récupère. Nous avons probablement chanté faux, mais les chinois ont adoré.

Princesse Sisi, les demoiselles étaient ravissantes

Les russes
Les russes ne se sont pas pris au sérieux, et c’était vraiment sympa

Danse
Un peu de danse sexy. Les chinoises ne sont pas frileuses.

Defilé de mode
Un defilé de mode.

Les présentateurs
Les présentateurs, un par langue. Anglais, japonais, allemand et chinois.

Nico a obtenu son achievement (être sur une photo avec plus de 5 chinoises). Il en a même deux de trop.

La demoiselle à sa droite est celle qui s’est occupée de nous pour cette soirée (répétitions, costumes, …). Elle a une voix de souris shootée à l’hélium, mais elle est gentille.

Achievement.
Success !

Et enfin les jolis français.

Nous sur scène.

La classe, c'est d'être chic dans sa manière de s'habiller. Rien de tel que d'aller chez Azédin Ahlahïa ou même de s'acheter des sous-pulls, chez Ioji Yamamoto.

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“C’est du chinois pour moi”

14 December 2010 Category :Cours| Culture| Max 16

Un petit article pour parler de la langue chinoise, et plus précisément du mandarin, puisqu’il y a plusieurs langues et dialectes en Chine. C’est la langue officielle chinoise et donc celle que nous apprenons. Je vais rester concis, il s’agit pas de faire un cours de chinois, juste d’expliquer en gros comment ça marche et pourquoi c’est difficile pour nous.

Une petite carte explicative. Elle permettra en même temps à ceux qui ne savent pas où est Chongqing de se repérer.

Langues chinoises
Carte des langues chinoises

La théorie

La principale différence avec nos langues latines ou germanique, c’est l’utilisation de tons.

Nous nous servons de l’intonation pour aider à la compréhension de nos phrases. Par exemple une phrase interrogative montera à la fin, quand on s’énerve on a tendance à descendre. En mandarin, les tons s’appliquent aux mots. Il faut ainsi monter et redescendre constamment. D’autant plus que si l’intonation n’est chez nous pas nécessaire à la compréhension, en mandarin il faut pas se rater (“mǎi” veut dire acheter, “mài” veut dire vendre).

Afin de faciliter l’apprentissage du chinois, le pinyin a été crée. Ca utilise notre alphabet occidental avec des accents pour représenter les tons.

Ces tons sont au nombre de quatre, simplement appelés premier, deuxième, troisième et quatrième.

Le premier ton est représenté par un accent horizontal: ā. Il faut prononcer  cette syllabe plus haut que les autres.

Le second est le ton montant, représenté par un accent aiguë: á. A la prononciation, c’est un peu comme si on interrogeait quelqu’un (“ah ?”).

Le troisième est le ton un peu chiant, représenté par un accent circonflexe inversé: ǎ. Il faut descendre puis remonter.

Le quatrième est le ton descendant, représenté par un accent grave: à. C’est surtout ce ton qui donne l’impression que les chinois sont tout le temps énervés quand ils parlent.

Quand nous apprenons un mot, il est donc nécessaire d’apprendre le pinyin pour savoir comment le prononcer, sa traduction et son/ses caractère(s).

Pourquoi on en chie

En général, nous apprenons 40 mots par semaine. C’est un rythme extrêmement soutenu, surtout quand on a pas eu de cours normaux et d’apprentissage par coeur pendant 3/4ans. Personnellement, je bosse une dizaine d’heures par semaine en plus des cours, et j’ai tout de même du mal à suivre. Mon poignet souffre également bien, j’ai perdu l’habitude d’écrire au stylo.

L’intonation est jouable dans un domaine académique où on répète plein de fois les mots, c’est nettement plus dur quand il s’agit de composer des phrases tout en conservant les bons tons. Nous avons pu remarquer qu’en pratique les chinois se servaient beaucoup plus du contexte que des tons. A Chongqing ils ont également du mal à faire la différence entre ‘s’ et ‘sh’, c’qui est assez chiant pour les prix, sachant que 4 se dit “sì” et 10 “shí”.

Le petit truc marrant à noter c’est que nous apprenons en anglais. Nous faisons donc à chaque fois la conversion chinois => anglais => français, et même si nous sommes tous relativement à l’aise en anglais, je pense que c’est une difficulté supplémentaire.

On en vient vite à remarquer des similitudes entre les caractères, et si ça peut parfois aider à comprendre le sens, c’est le plus souvent un piège. On se retrouve très facilement avec deux caractères très similaires (à un petit trait près) mais au sens totalement différent.

Exemple:

住, zhù qui veut dire “vivre”

往, wǎng qui veut dire “vers” (direction)

On peut aussi remarquer que les deux mots ne se prononcent absolument pas de la même façon.

Et concrètement, z’en êtes où ?

Les efforts paient quand même puisque nous arrivons à déchiffrer quelques caractères par-ci par-là, et nous connaissons les bases: bonjour/au revoir/wie geht’s, nombres/prix, noms, dates, frères/soeurs, je suis francais (très important).

En tous cas j’ai l’impression d’avoir bien progressé en un mois et j’ai plus trop de doutes quant à notre capacité à parler chinois à la fin de notre voyage.

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French cuisine

30 November 2010 Category :Max 2

Trois semaines de régime chinois commençaient à nous peser sur l’estomac, et plus encore sur le moral. Etrangement, si il est assez facile de se passer de la famille, ça l’est beaucoup moins de se passer d’un bon steak-frites. Quand on en arrive à avoir envie d’un steak haché du restau U, on se dit qu’il faut faire quelque chose. Florian nous a permis un peu de renouveau, en revenant des courses un matin avec de la farine, du lait, des oeufs, et 800g de boeuf.

Farine, oeuf et lait…Huuum. Si on faisait des crêpes ? Evidemment c’est pas évident de trouver une vraie poêle en Chine, mais nous faisons avec les moyens du bord, et elles étaient finalement pas si mal.

Emplis de nostalgie, nous décidons d’un moyen pour faire son sort au boeuf. Nous avons des patates et des carottes. Un boeuf bourguignon conviendra parfaitement. Il reste le problème du vin. Nous avions le choix entre un rosé espagnol, et le rouge chinois, le “Great Wall”. Le nom donne un peu de prestige, mais ce prestige est rapidement perdu au reniflage. Cela dit, en remplacement du vinaigre dans une vinaigrette ça doit pas être si mal.

Le Great Wall

Le Great Wall

Les chinois ont sûrement été un peu surpris. Ils ont l’habitude de tout foutre dans un wok et que ça soit prêt en 15min, alors un plat qui cuit à petit feu pendant quelques heures, ça a de quoi les intriguer.

Le boeuf bourguignon

Le boeuf bourguignon

Le plat final était vraiment bon, et Plux nous a fait une petite surprise en ramenant des fraises et des bananes (bien joué mec !). Notre premier dessert en un mois.

Des fraises !

Des fraises !

C’est incroyable comme il suffit d’être privé d’une chose pour se mettre à la regretter. Vous lecteurs, appréciez vos nouilles-sauce tomate, vos raviolis en boite, votre petit yaourt du dessert, vos plats de fromage. Ces privations ont au moins le mérite de nous permettre d’apprécier pleinement ces petits moments bien français.

Photo de groupe

Pierre-Louis approves !

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