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Shanghai, part II

12 April 2011 Category :Culture| Max| Voyage 0

On continue la narration de cette épique épopée.

On se lève à 9h20 le lendemain. Nah c’pas vrai, on se lève à 12h30. J’ai une bonne gueule de bois, et c’est évidemment le jour qu’a choisi le soleil pour apparaître. Bobo mes yeux.

Nous nous rendons à la cathédrale St. Ignace. Pour les chinois ça a l’air d’être assez fou, mais c’est plus petit et plus moche que n’importe quelle église de n’importe quel village français. On se rend ensuite au Xu Guangqi Park, qui est un endroit bien reposant.

Il se fait l’heure d’aller au concert de Bob Dylan.

Dès la sortie du métro, on est assaillis de gens qui veulent nous vendre des billets. Nos compagnons chinois n’en ont pas encore, et ils veulent justement en acheter devant la salle. C’est un peu stupide nous disons-nous, ils vont payer les billets deux fois plus cher ! Eh bien non. Beaucoup de personnes du gouvernement reçoivent des billets gratuitement, et les revendent ensuite. Ils obtiennent les billets à moitié prix. On se sent un peu con.

Plein d’occidentaux partout. Difficile de croire que nous sommes encore en Chine.

Le concert est bien, mais pas exceptionnel. Je m’attendais à quelque chose de plus intime, Dylan, sa gratte, son harmonica et le public. La ça ressemblait plus à “Bob Dylan and his band”, aucune discussion avec le public, je chante, je prends mon pognon et je me casse. En revanche le bougre a encore une sacrée énergie pour son age.

Photo du concert.

Pendant Desolation Road.

Bob Dylan

Merci le zoom x12.

A la sortie on reprend le métro, et ça parle francais tout autour de nous.

On se rend au bar, on prend une bière, ShaoJuan titube un peu et c’est plutôt marrant, puis on rentre se coucher.

Le lendemain, on se lève un peu tard. WangJian est parti tôt pour visiter un musée, nous on trainarde. On va manger à trois. La copine de ShaoJuan nous rejoint.

On se balade sur la Place du Peuple. C’est très sympa, très vert, avec de grands buildings autour.

Place du peuple

Place du peuple

WangJian nous rejoint, et pendant que les chinois discutent entre eux, je m’amuse à prendre des photos de ShaoJuan à son insu, sachant qu’elle n’aime pas ça du tout.

ShaoJuan

Pour une fois que j'fais une photo complétement à l'arrach', elle est jolie.

Les filles veulent rester un peu entre elles. Nous les hommes, allons boire un coca (ou de l’eau pour le Nico). WangJian nous apprend pas mal de trucs sur les caractères chinois et leurs origines. On discute également un peu politique (nous n’avons pas lancé le sujet), et il semble être parfaitement au courant de la censure d’internet en Chine, et des moyens de la contourner.

On rejoint les gonz’ à un fast-food chinois, et rencontrons une nouvelle amie de ShaoJuan. Encore une fois, son nom m’échappe. Comme d’hab’ j’ai le droit à des rires quand ShaoJuan lui donne mon nom chinois. J’me demande vraiment si elle s’est pas un peu foutu de ma gueule en me nommant.

On se retrouve à deux au milieu de quatre chinois. Ils ont la fâcheuse habitude de pointer du doigt, et du coup on sait tout de suite quand ils parlent de nous, mais on ne comprend rien.

On va au Cotton Club, un bar de jazz dont le nom me semble un peu raciste, m’enfin. Ils ont d’la bonne bière alors on pardonne la maladresse.

On rentre ensuite à l’hôtel, avec les copines de ShaoJuan qui vont à priori dormir avec elle (3 gonzesses dans un lit deux places, miam miam).

Le frère de WangJian lui a confié quatre bouteilles de pinard californiens, dont deux pour nous, et les filles veulent en boire tout de suite. J’aime pas trop l’idée mais je ne proteste pas. Mon coeur a sauté un battement quand j’ai vu le mélange pinard/7 Up, et je leur explique que la peine de mort pourrait bien être rétablie en France pour un crime aussi grave. Le pinard est pas mauvais, mais il manque un peu de corps.

ShaoJuan insite pour qu’on s’ouvre une troisième bouteille. Je le sens très moyen. Quand une personne dit qu’elle est pas saoul, l’expérience m’a souvent montré qu’elle l’était complétement, mais elle n’a pas passé sa nuit dans les toilettes. On discute ensuite avec WangJian qui lui était complétement fait, et qui ne s’arrêtait plus de parler. J’ai été vraiment surpris par sa lucidité (même bourré il reste lucide) en ce qui concerne la politique chinoise, l’échec du communisme, le pouvoir qu’a le parti, les risques qu’il prend à me dire ce genre de choses. En espérant qu’aucun haut responsable du parti ne lira ce blog, ça m’emmerderait qu’il se retrouve emprisonnépar ma faute.

Le jour commence à se lever, on se dit qu’il est temps de se mettre au lit. Levé 2h plus tard, à 7h30. WangJian reste au pieu.

Nico, ShaoJuan et moi-même allons visiter le musée de Shanghai, qui contient plein de vieux trucs sur la culture chinoise (calligraphie, sceaux, monnaies, vêtements, …). C’est plutôt intéressant mais encore très chinois comme musée, beaucoup de fois la même chose. On est terriblement crevés en plus.

Calligraphie.

Calligraphie.

On se dirige ensuite vers l’aéroport. Il est censé être international, mais je trouve que ça ne parle pas suffisament anglais. On rate notre avion, sinon c’est pas marrant, et nous devons claquer 1400yuans pour racheter un billet. Ca fait mal.

4h plus tard, nous sommes enfin de retour au campus.

En resumé, j’aime beaucoup Shanghai. C’est une ville beaucoup plus uniforme architecturalement, plus aérée et plus verte que Chongqing. Je regrette un peu qu’il y ait tellement d’occidentaux. C’est tellement plus marrant de jamais entendre parler anglais. En tous cas, c’est une ville dans laquelle je me vois tout à fait revenir d’ici un an ou deux (en fonction de ce que la vie me réserve).

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Shanghai, part I

11 April 2011 Category :Culture| Max| Non classé| Voyage 1

Tout d’abord un peu de prononciation. Shanghai se prononce “Shanghrai”. La prochaine fois qu’un chinois vous dira qu’il vient de là, vous le comprendrez.

Pour replacer rapidement le contexte, Bob Dylan était en concert le 8 avril là-bas, et nous nous sommes dit qu’il serait cool d’y aller, et du coup de passer 4jours dans cette ville. Par “nous”, je veux dire Nicolas, Li ShaoJuan (une de nos profs de chinois), son ami WangJian, et moi-même.

Départ le 6 avril dans la soirée. 2h d’avion qu’on passe à donner des cours de français à ShaoJuan. Sa phrase préférée est sans aucun doute “Tes yeux sont bleus”.

On rencontre le frère de WangJian qui bosse dans l’import de pinard, et qui nous conduit jusqu’à notre hôtel. Les hôtesses prennent les photos de nos passeports avec un téléphone, le scanner est mort. Il est minuit passé, et je reçois mon premier cadeau: un best-of en trois CDs de Bob Dylan, offert par WangJian que je connais depuis seulement 2h. Ils sont fous ces chinois. En tous cas, ça fait sacrément plaisir.

Pour la petite histoire, ces CDs sont des vrais, mais dont la boite a été légèrement endommagée et qui ne peuvent donc pas être vendus. Ils sont censés se faire détruire, mais des chinois les récupèrent et les revendent pas chers. On a eu droit à d’autres histoires similaires sur le marché noir chinois.

On discute encore 2h pour définir le programme des prochains jours, et on dort.

Réveil à 7h. On va prendre un petit déj’ à la chinoise, composé de mian (nouilles) et de jiaozi (raviolis) dans une arrière boutique sordide sans éclairage (plus d’électricité dans le quartier). C’était pas dégueulasse mais ça faisait peur.

Le métro est sympa, propre, les annonces sont en chinois et en anglais.

On rencontre une amie de ShaoJuan. Me souviens par contre plus de son nom, c’est vraiment dur pour nous de retenir les noms chinois. J’la prie de m’excuser si elle me lit un jour (mais je suis plutôt confiant, ça a peu de chance d’arriver).

On visite le musée sur Lu Xun, un écrivain qui est, parait-il, le Balzac chinois. J’ai surtout beaucoup rigolé en lisant les petites plaques explicatives, on sent que c’est totalement objectif.

Les explications sont totalement objectives.

Les explications sont totalement objectives.

Ca m’a également permis de découvrir la façon dont sont faits les musées chinois. Ils ne sont pas inintéressant, mais le problème est que c’est 50fois exactement la même chose et qu’on se lasse du coup assez vite.

On visite des librairies l’aprem’.

On se retrouve dans une rue lumineuse, un peu le JieFangBei Shanghaiien. On mange dans un snack de la ville, un truc un peu à l’arrach’. On arrive à exploser les chinois avec des baguettes de la main gauche. Faut dire qu’on est gauchers alors ça aide. A la sortie, un mec m’interpelle pour me dire qu’il y a de très jolies filles dans le bâtiment à côté et qu’elles ne sont pas chères.

Rue de Shanghai

Rue de Shanghai

On marche un peu, jusqu’au bord du fleuve, ou nous avons droit à la vue classique de Shanghai (le Pudong, quartier des affaires) avec notamment la tour Jin Mao. Manque de bol y’avait pas mal de brouillard et mon appareil est pas à l’aise la nuit.

Pour mon anniversaire, on va dans un bar allemand. Ils ont des choppes d’1L, cool.

Nico avec une choppe de bière

Nico approuve la bière.

J’me prends un schnaps, juste pour voir. Manque de bol j’voulais un kirsh, me suis retrouvé avec du schnaps d’amande. C’pas dégueu mais ça rappelle moins le pays. Y’a également une photo derrière nous qui montre des maisons à colombages. Gros moment de nostalgie pour nous alsaciens.

Le frère de WangJian s’est senti obligé de dire au serveur que c’était mon anniversaire. J’ai eu droit au groupe qui a chanté “Happy Birthday” et à la part de gâteau avec une bougie dessus. En France je serai mort de honte, ici c’était touchant.

Photo de groupe au bar.

Photo de groupe.

On se rend ensuite au KTV. Les chinois chantent tous bien, on se sent vraiment nuls à côté.

La soirée aura coûté autour de 2000yuans, et on pas eu a débourser un seul centime, on s’est fait inviter par le frère de WangJian. C’est quand même incroyable, le type on le verra sans doute plus jamais, et il nous paie la soirée sans se poser de question. On essaiera de repasser à Shanghai à la fin de l’année pour boire une bière avec lui et essayer de le rembourser.

Je rebondis là-dessus pour donner la plus grande qualité et le plus gros défauts des chinois. Ils se prennent pas la tête pour le pognon. Un mec paie une fois, le lendemain c’est quelqu’un d’autre, et personne ne tient les comptes. Nous les français sommes toujours en train de diviser, à noter partout qui nous doit combien. Le gros problème avec ça c’est qu’on fait nettement moins gaffe à ce qu’on dépense, et ces quatre jours m’auront coûté relativement chers.

De ce premier jour à Shanghai, je retiens surtout que la ville est très aérée, les bâtiments sont beaucoup plus espacés qu’à Chongqing et c’est vraiment agréable. On a croisé aussi beaucoup d’occidentaux. A Chongqing si on entend parler français, on va taper la discute un peu, là-bas ça a l’air très commun. On a du faire un peu gaffe à c’qu’on disait, nous qui avions pris l’habitude de raconter n’importe quelle connerie à haute voix puisque personne ne peut nous comprendre.

On finit là-dessus, la suite bientôt.

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Les transports

26 March 2011 Category :Culture| Max 0

Ca fait longtemps que j’en parle, il est enfin temps de faire un article sur les transports du quotidien.

Nous avons un bus universitaire à 5yuans qui se déplace de campus en campus. Pratique, mais il faut parfois attendre 30min, et le campus A n’est pas tout à fait au centre de Shapingba. Je ne le prends en général pas.

Nous voyageons plutôt avec les bus de la ville, notamment le 266. 5yuans aussi. En général les bus sont faciles à prendre pour nous, c’est toujours de terminus en terminus. A Chongqing on s’assied et une demoiselle passe pour récolter le pognon. A Chengdu il fallait déposer le fric (ou valider sa carte) à l’entrée du bus (un peu comme en France). Sauf que certains montaient au milieu et faisaient passer les billets. J’ai bien observé: personne n’essaie de gruger, personne ne pique le pognon en chemin. Ils se font aveuglément confiance. J’ai vraiment trouvé ca chouette.

Les bus n’ont pas d’horaires, et on attend jamais plus de 5min. La CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois) ferait bien d’en prendre de la graine, parce que mon bus le soir c’était pas rare que je l’attende 45min.

Notre moyen de transport favori reste le taxi. C’est vraiment pas cher (quasiment le prix de l’essence, on sait pas comment ils se font d’la thune). Y’en a à toute heure, et partout. On galère parfois un peu pour lui indiquer la direction du campus D (il est nouveau et à l’écart de la ville), mais on a jamais eu de gros soucis. Les chauffeurs parlent ChongqingHua (langue de Chongqing) et c’est parfois un peu dur de se faire comprendre.

Personnellement, me déplacer dans cette grande ville me faisait peur. Le bus m’inquiète déjà en France quand je connais pas la ligne, je pensais qu’ici ça pouvait qu’être pire. J’me suis trompé.

Vive les transports chinois.

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Joyeux Noël, partie II

27 December 2010 Category :Culture| Max 0

Nous sommes maintenant le samedi 25. Nous organisons aujourd’hui un goûter avec quelques amis chinois et nos profs à 16h.

Levé à 11h, il y a des courses de dernière minute à faire. Pour le repas de midi, menu du pauvre avec du foie gras, du saumon et du crémant qui coule à flot. Pas crédible ? Bon bon okay…Hamburger, frites, Coca.

Nico, François et moi-même nous sommes fait asperger de mousse et de serpentins par quelques chinoises. Nico ressemblait à Double-Face dans Batman.

Retour à 14h à la piaule, il est grand temps de préparer la bouffe: pain perdu, truffes, fruits, gâteau au chocolat, vin chaud. Le tout en musique, avec Tino Rossi.

La préparation.

La préparation.

A 16h les premiers arrivent. A 17h, on pose les plats sur la table. A 17h01, Julien refait du pain perdu. Les chinois ont adoré. En même temps la plupart de leurs pâtisseries n’ont pas de goût alors ça a dû les changer. On a encore eu droit à un “mais comment ça se fait que vous n’êtes pas gros alors que vous mangez ca ?”. Les femmes sont obsédées par leur ligne.

Julien a pu donner des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

Julien donne des cours de cuisine.

On a également eu droit aux explications d’Ashok (notre super prof’ de software testing et d’economics) en ce qui concerne la notation des exams: “vous avez une moyenne de 75 pour le moment, je vais la monter à 90, parce que si vous avez de bonnes notes c’est que je suis un bon prof’”. Le pire c’est qu’il va sûrement le faire.

Autre joyeuse surprise de l’aprem’, les chinois ont adoré le vin chaud. On avait prévu 6 bouteilles pour deux jours, on s’était dit qu’ils n’en boiraient pas. Bah j’ai servi 4fois la prof’ de chinois. Faut admettre qu’il était bon. Comme quoi, même avec du vinaigre aux raisins fermentés on peut faire des trucs sympas.

Notre première prof' de chinois et Pierre-Louis

Notre première prof' de chinois et Sheldon...(aka Pierre-Louis).

La table

La table. Au fond, notre prof' de data mining.

Les restes.

Les restes.

Nico passe l'aspi.

Nico tire une tronche bizare et confirme que le goûter était cool.

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Joyeux Noël, partie I

25 December 2010 Category :Culture| Max 4

Un article en deux/trois parties, il y aura (j’espère) pas mal à raconter.

Tout d’abord, Noël pour les chinois c’est comme Halloween chez nous y’a quelques années (je pique la comparaison de Ludo, que le grand maître me le pardonne). Ils savent que ça existe, font quelques trucs, mais s’en foutent globalement. Ils semblent bien loin le marché de Noël strasbourgeois, les guirlandes électriques et le sapin de la place Kléber (ah bah c’est sûrement parce qu’ils sont loin). On est très chanceux que le 25 tombe un samedi, sinon on aurait eu cours.

Pour cette journée du 24, nous avons d’ailleurs un exam’ en software testing. Ca se finit vers 18h30. Direction le Shitang 3 (le restau U en gros). Ludo prend un hamburger, juste pour le fun d’en manger un le soir du 24, nous nous prenons un petit pavé de saumon+chou rapé+mayo (c’est le plus festif qu’on ait trouvé).

Ludo et son hamburger

Ludo et son hamburger

Repas du 24

Le repas du 24.

Rien de spécial n’est prévu pour la soirée. Je reste seul comme un rat crevé à coder et réviser mon chinois, pendant que Ben part en vadrouille. Ca lui aura permis d’apprendre que la coutume chinoise veut qu’on mange une pomme la veille de Noël.

Enfin minuit arrive, l’heure des cadeaux ! Pour en avoir au moins un chacun, nous avons mis nos dix noms dans un chapeau, chacun en a pioché un (et interdiction de le dévoiler). La limite était de 30yuans. Mais avant tout, il faut réveiller Ludo avec un magnifique “Joyeux Anniversaire” hurlé à tue-tête dans les couloirs du dortoir. Eh oui, ce bougre a eu la bonne idée de naître le même jour que notre saint sauveur (coïncidence ? Je ne crois pas).

Chacun dépose son présent au pied du magnifique sapin-cactus enroulé dans sa belle guirlande dorée. Après une petite photo, la distribution peut commencer.

Le sapin/cactus

Le sapin/cactus. On a au moins bon pour les aiguilles. A la mode chinoise, la photo est non-contractuelle (prise à un autre moment).)

Le papier cadeau c’est pas évident à trouver, mais l’ingénierie française a encore frappé, et Ben et moi enroulons nos cadeaux dans du papier toilette.

Alors:

  • Ludo a offert un nécessaire d’écriture Winny l’ourson à Frankois (puisque les chinoises trouvent que ce nom lui convient très bien).
Winnnyyyy

Winnnyyyy

  • Ben a offert des pistolets à fléchettes en plastoc’ à Elody.
  • Frankois a acheté une boîte de rangement à Steph’.
Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

Elody et Steph' 'vec leurs cadeaux.

  • Pierre-Louis a offert un DVD de stretching a Nico.
DVD de stretching

Pfff c'est trop beauf' comme cadeau...Hum...Tu m'le prêtes ?

  • Nico a offert des nouilles et d’la sauce tomate à Ben.
Ben et ses nouilles

Way ça semble con, mais ici c'est précieux.

  • Elody m’a offert un petit couteau de poche (et un joli mot !).
Mon petit mot à moi

Je préfère le garder pour le sauciflard.

  • Julien a offert un lapinou en peluche à Flo.
Flo et son lapinou

Qu'il est Shuuuuu

  • Steph’ a acheté un lot de couteaux à Julien.
Julien et ses couteaux

Prêt pour Rambo 5, plus qu'à apprendre à cicatriser avec de la poudre de cartouche d'AK47.

  • Florian a acheté un dico chinois/français à Ludo.
Ludo et son dico

Et même un rouleau de PQ en bonus.

  • J’ai offert une boîte de Lego à Pierre-Louis.
Plux et ses legos

Plux, la pose gangsta c'est avec une liasse de billets, un flingue et des biatch, pas avec des legos.

Julien avec un flingue

Ah il manque aussi un peu de muscles pour Rambo.

Demain (samedi 25), nous organisons un petit goûter avec nos amis chinois et nos profs, et dimanche soir un repas entre français.

La suite dans la partie 2.

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Christmas Party

18 December 2010 Category :Culture| Max 8

Le 17 décembre, les chinois ont organisé une Christmas party. Un show d’etudiants devant quelques centaines d’étudiants et les grands pontes de l’université.

Chrismas Party
La scene

Comme à chaque fois qu’ils organisent quelque chose, ils nous ont demandé de faire un petit show (danse, chant, peu importe).

Pour l’occasion, nous avons loué des costumes. Des noirs pour les chanteurs, un blanc avec queue de pie pour Nico qui allait être notre pianiste.

Les photos sont malheureusement pourries parce que mon appareil photo m’a fait défaut (quelle idée de foutre un bouton pour changer la résolution des photos à la volée…). Y’a aussi énormement d’ombres de tetes parce qu’on était derrière et que c’était pas évident de se déplacer. Merci à l’objectif et au zoom x12. Y’a essentiellement des photos de demoiselles.

Les représentations s’enchaînaient, avec un petit discours de temps en temps. Certaines étaient vraiment impressionnantes, d’autres nettement moins.

Nous avons chanté Aux Champs Elysées. Quelques photos et peut-être même une vidéo seront dispos un peu plus tard, le temps qu’on les récupère. Nous avons probablement chanté faux, mais les chinois ont adoré.

Princesse Sisi, les demoiselles étaient ravissantes

Les russes
Les russes ne se sont pas pris au sérieux, et c’était vraiment sympa

Danse
Un peu de danse sexy. Les chinoises ne sont pas frileuses.

Defilé de mode
Un defilé de mode.

Les présentateurs
Les présentateurs, un par langue. Anglais, japonais, allemand et chinois.

Nico a obtenu son achievement (être sur une photo avec plus de 5 chinoises). Il en a même deux de trop.

La demoiselle à sa droite est celle qui s’est occupée de nous pour cette soirée (répétitions, costumes, …). Elle a une voix de souris shootée à l’hélium, mais elle est gentille.

Achievement.
Success !

Et enfin les jolis français.

Nous sur scène.

La classe, c'est d'être chic dans sa manière de s'habiller. Rien de tel que d'aller chez Azédin Ahlahïa ou même de s'acheter des sous-pulls, chez Ioji Yamamoto.

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“C’est du chinois pour moi”

14 December 2010 Category :Cours| Culture| Max 15

Un petit article pour parler de la langue chinoise, et plus précisément du mandarin, puisqu’il y a plusieurs langues et dialectes en Chine. C’est la langue officielle chinoise et donc celle que nous apprenons. Je vais rester concis, il s’agit pas de faire un cours de chinois, juste d’expliquer en gros comment ça marche et pourquoi c’est difficile pour nous.

Une petite carte explicative. Elle permettra en même temps à ceux qui ne savent pas où est Chongqing de se repérer.

Langues chinoises
Carte des langues chinoises

La théorie

La principale différence avec nos langues latines ou germanique, c’est l’utilisation de tons.

Nous nous servons de l’intonation pour aider à la compréhension de nos phrases. Par exemple une phrase interrogative montera à la fin, quand on s’énerve on a tendance à descendre. En mandarin, les tons s’appliquent aux mots. Il faut ainsi monter et redescendre constamment. D’autant plus que si l’intonation n’est chez nous pas nécessaire à la compréhension, en mandarin il faut pas se rater (“mǎi” veut dire acheter, “mài” veut dire vendre).

Afin de faciliter l’apprentissage du chinois, le pinyin a été crée. Ca utilise notre alphabet occidental avec des accents pour représenter les tons.

Ces tons sont au nombre de quatre, simplement appelés premier, deuxième, troisième et quatrième.

Le premier ton est représenté par un accent horizontal: ā. Il faut prononcer  cette syllabe plus haut que les autres.

Le second est le ton montant, représenté par un accent aiguë: á. A la prononciation, c’est un peu comme si on interrogeait quelqu’un (“ah ?”).

Le troisième est le ton un peu chiant, représenté par un accent circonflexe inversé: ǎ. Il faut descendre puis remonter.

Le quatrième est le ton descendant, représenté par un accent grave: à. C’est surtout ce ton qui donne l’impression que les chinois sont tout le temps énervés quand ils parlent.

Quand nous apprenons un mot, il est donc nécessaire d’apprendre le pinyin pour savoir comment le prononcer, sa traduction et son/ses caractère(s).

Pourquoi on en chie

En général, nous apprenons 40 mots par semaine. C’est un rythme extrêmement soutenu, surtout quand on a pas eu de cours normaux et d’apprentissage par coeur pendant 3/4ans. Personnellement, je bosse une dizaine d’heures par semaine en plus des cours, et j’ai tout de même du mal à suivre. Mon poignet souffre également bien, j’ai perdu l’habitude d’écrire au stylo.

L’intonation est jouable dans un domaine académique où on répète plein de fois les mots, c’est nettement plus dur quand il s’agit de composer des phrases tout en conservant les bons tons. Nous avons pu remarquer qu’en pratique les chinois se servaient beaucoup plus du contexte que des tons. A Chongqing ils ont également du mal à faire la différence entre ‘s’ et ‘sh’, c’qui est assez chiant pour les prix, sachant que 4 se dit “sì” et 10 “shí”.

Le petit truc marrant à noter c’est que nous apprenons en anglais. Nous faisons donc à chaque fois la conversion chinois => anglais => français, et même si nous sommes tous relativement à l’aise en anglais, je pense que c’est une difficulté supplémentaire.

On en vient vite à remarquer des similitudes entre les caractères, et si ça peut parfois aider à comprendre le sens, c’est le plus souvent un piège. On se retrouve très facilement avec deux caractères très similaires (à un petit trait près) mais au sens totalement différent.

Exemple:

住, zhù qui veut dire “vivre”

往, wǎng qui veut dire “vers” (direction)

On peut aussi remarquer que les deux mots ne se prononcent absolument pas de la même façon.

Et concrètement, z’en êtes où ?

Les efforts paient quand même puisque nous arrivons à déchiffrer quelques caractères par-ci par-là, et nous connaissons les bases: bonjour/au revoir/wie geht’s, nombres/prix, noms, dates, frères/soeurs, je suis francais (très important).

En tous cas j’ai l’impression d’avoir bien progressé en un mois et j’ai plus trop de doutes quant à notre capacité à parler chinois à la fin de notre voyage.

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Les petites différences

23 November 2010 Category :Culture 1

Un article, qui sera sûrement un peu long, pour parler de toutes les petites différences de culture entre les chinois et les européens. Nous parlons ici de Chongqing, certains points ne seront peut-être pas valides dans d’autres villes. De même, les petites anecdotes racontées s’appliquent essentiellement aux personnes plus agées ou d’une classe sociale basse (vive le communisme). Les étudiants semblent beaucoup plus occidentalisés.

En tout premier: la nourriture.
Tout d’abord, il y a les produits introuvables ou très rares: jambon, fromage (et tous les produits dérivés de lait), Nutella, … Ces produits là nous manquent, mais nous faisons avec (pas trop le choix de toute façon).
Ceux qui nous manquent particulièrement, sont les produits qu’on peut trouver assez facilement, mais soit sous une forme bizare, soit sans rapport avec ce qu’on connait en France. Et la des exemples il y en a à la pelle:

  • Le pain. Mon royaume pour un vrai bout de pain ! Les chinois fabriquent un espèce de pain au lait qu’ils appellent “french bread”. Nous avons trouvé une baguette mais qui ressemblait à de la pâte à modeler (d’ailleurs elle a finit dans le ventre des cygnes du campus). Il y a à priori une pâtisserie française en ville, mais nous n’avons pas encore eu l’occasion d’y aller.
  • Le chocolat. Le premier truc qu’on peut lire sur les tablettes, c’est “Cocoa Butter Alternatives” et “No Sugar”. En gros, ils ont viré tout ce qui est bon dans le chocolat. A priori c’est parce que les chinois(es) ont affreusement peur de grossir.
  • La bière. Forcément, quand on utilise du riz à la place du houblon….

Ces produits ne sont pas forcément mauvais, mais ils n’ont pas le goût ou la forme qu’on attend.
Enfin, les produits introuvables en France:

  • Des chips au cassis. Ami Lionel si tu nous lis, même toi, pourtant spécialiste des chips, ne pourrait en finir un paquet (“Challenge accepted !”).
  • Des espèces de noix grillées. Benjamin avait l’air d’à peu près apprécier jusqu’à ce qu’il tombe sur un ver grillé.
  • Des infusions. Au Carrefour, nous avons trouvé plein de paquets d’herbes et de fleurs à infuser. Ca avait l’air plutot bon. En fait, c’est terriblement amer. Essayez de faire une infusion de pissenlit (sans sucre, sinon c’est trop facile), et vous aurez à peu près une idée du goût.
  • Les saucisses de Chongqing. On en a eu avec un goût de fraises Tagada. Est-ce que c’était voulu ou est-ce que c’était dû aux conservateurs ? On n’en sait rien et on ne tient pas à le savoir.

Ces produits là, priez pour ne jamais les voir arriver en France. Ils sont infâmes.


Maintenant les petits trucs comportementaux.

Une petite particularité des chinois, c’est de privilégier la forme plutot que le fond (et ça s’applique également a la nourriture). Tout n’est qu’apparence, et il ne faut jamais trop creuser.

Les meilleurs exemples sont les bâtiments. De l’extérieur, ils sont magnifiques. Jolies formes, belles peintures. Dans le hall d’entrée, c’est déjà moins chaleureux, mais rien d’alarmant. C’est juste plus sobre. Une fois dans les chambres, rien ne va plus: portes mal agencées, tâches, saleté, mobilier moche et fragile, …

Par contre, pour l’apparence ils se donnent du mal. En Chine on ne fait pas pousser des arbres ou de l’herbe dans le jardin, on les importe depuis quelque part. Ainsi quand nous sommes arrivés, nous n’avions pas d’arbres en bas de la résidence. Maintenant si (et de grands, pas des bébés arbre). Il n’y a pas un seul arbre sans une perfusion (je suppose que quand un arbre ne peut jamais voir le soleil, il lui faut bien quelques compensations).

Importation d'arbres

Importation d'arbres

Ils mettent beaucoup de carrelage: ça brille, c’est beau. Mais dans un pays aussi humide, il faudrait pendre tout architecte qui propose d’utiliser ce revêtement en extérieur. Chaque pas peut être mortel. Encore heureux que ça ne gèle pas a Chongqing, parce que ça s’rait une sacrée hécatombe. De même, un paillasson à l’entrée d’un bâtiment, c’est sans doute moche, mais ça évite de tremper les couloirs.

Certaines règles de politesse française ne s’appliquent pas ici. Il est ainsi assez courant de voir un chinois cracher par terre dans la rue (voir dans un bâtiment). Et quand je dis cracher, c’est pas un peu de salive, c’est le bon gros crachat bien gras avec râclement de gorge et tout. Ils n’hésitent également pas à hausser le ton et à pousser une bonne gueulante en public pendant 5min, peu importe si plusieurs dizaines de gens regardent ou attendent. En revanche, nous avions lu que les chinois ne savaient pas faire une file d’attente, alors que, pour le moment, ils s’en sortent très bien de ce côté là (nous un peu moins bien, on se retrouve toujours en tas devant les caisses, à jouer à celui qui comprendra le plus).

Ils aiment:

  • Se décolorer les cheveux (particulièrement les demoiselles). Du coup avec leur cheveux noirs, ça vire vers le brun voir le roux.
  • Les mecs efféminés (la encore ça concerne les chinoises). C’est surement la raison qui fait que Florian a tant de succès.
  • Les européens. “Where are you from ? France ?? Ohhhh, so romantic !”. Il suffit de suivre les regards des demoiselles dans la rue ou de se mettre au milieu d’un rassemblement de chinois pour voir à quel point ils sont fan des occidentaux.
  • La bouffe qui arrache. Ca devient parfois immangeable tellement c’est fort.

Ils n’aiment pas:

  • Les peaux bronzées, car c’est synonyme de travail manuel.
  • Les barbes. C’est très rare de croiser un chinois barbu, surtout dans notre tranche d’âge.

Ils conduisent encore plus mal que les 68. Dépassement par la droite, queues de poisson, et surtout beaucoup de klaxons. En Chine, on a plus de chance de mourir en traversant une route qu’en sautant du 6e.

Ils ne connaissent pas l’essuie-tout ou les serviettes de table. Nous sommes allés dans un restaurant avec des serviettes, ils nous les ont enlevées à peine assis. A la place ils utilisent des petits mouchoirs en papier très fins.

Et enfin le point que tout le monde attend: la contrefaçon. La plupart des produits qu’on trouve en Europe sont ici contrefaits. Pour les fringues ça n’étonnera personne, mais les chinois poussent le vice jusqu’à contrefaire des chansons. C’est la même musique que chez nous, mais avec des paroles en chinois. En revanche, il existe aussi des marques chinoises originales (Adivon, Warrior, N-Star, …) dont les produits ne coûtent pas grand chose.

Pochette de jeu

La pochette du jeu Spore avec le petit logo "The Pirate Bay" (site de téléchargements illégal)

Voila déjà une bonne cuvée, d’autres viendront sûrement se rajouter au fur et à mesure.

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La bouffe !

20 November 2010 Category :Culture| Max 1

Parlons gastronomie à présent.

Je rappelle que je suis à Chongqing, les plats varient selon les provinces. Ici ils sont réputés pour manger très epicé.

Tout d’abord, la boisson. Ici, l’eau est connue pour ne pas être potable. De gros efforts ont été faits à ce niveau ces dernières années, mais les moeurs ne changent pas. D’ailleurs à notre arrivée, on nous a immédiatement fournit une bouilloire. On a réussi à trouver de l’eau en bouteille, mais ça reste assez rare. Aucun restaurant ne propose de l’eau froide à boire. La plupart du temps, on se retrouve avec du thé, ou alors des bouillons de choux ou d’algues.

Pour la nourriture, riz et légumes généralement, avec parfois quelques morceaux de viande (essentiellement du poulet, mais on trouve aussi du boeuf ou du porc). Le riz est collant, pour qu’on puisse le chopper facilement avec les baguettes. Nous n’avons jamais eu de plats individuels au restaurant (à part aux fast-foods ou aux refectoires). Tous les plats sont au milieu de la table et chacun pioche selon ses envies. Le repas est composé d’un unique plat, pas d’entrée, de fromage (de toute façon c’est introuvable ici) ou de dessert.

Les chinois se débrouillent pour faire la cuisine sans crème et sans beurre. Ca parait difficile pour un francais, mais ils s’en sortent très bien.

La spécialité de Chongqing est le Hot Pot. Ca se rapproche de la fondue bourguignone, sauf que l’on met un peu n’importe quoi à cuire (viande, ravioles, légumes, …) et que ca pique un peu plus.

Nous ne savons pas toujours ce que nous mangeons. Les menus étant écrits en chinois, la plupart du temps on pointe une photo ou on commande à l’aveuglette. Nous avons eu droit à du calmar, du coeur de poulet, du cou de canard, et plus récemment, à un plat de petits volatiles entiers plongés dans de la sauce (avec le bec qui dépassait).

Aux réfectoires nous mangeons généralement pour 6/7/8 yuans. Les fast-foods sont un peu plus chers, autour de 20 yuans, et les restaurants c’est très variable: d’une dizaine de yuans à 35 yuans (mais là ça commence à être cher).

A force, nous arrivons à varier un peu les repas, mais c’était assez délicat au début. J’ai tout de même l’impression qu’il n’y a pas une immense variété dans les plats. On reste toujours plus ou moins dans le riz/légumes. Pendant deux semaines ça convient très bien, mais dans 8mois il est bien possible que j’en arrive à tuer pour un bon steak.

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