Voyage, part II: Yichang et Xi’an

16 July 2011 Category :Max| Voyage 3

Yichang est une ville sympa. C’est aéré, les gens ont l’air vraiment cool, pas d’occidentaux, bref que du bonheur. Notre hôtel est plutôt bien, surtout pour le prix. Pas grand chose à visiter en revanche, et donc pas grand chose à raconter. En gros on a mangé au Pizza Hut, on est allés se coucher, on a fait quelques courses le lendemain, on on est allés à la station de bus.

 

Place de Yichang

Une place à Yichang

Le bus donc. Un bus longue-distance, avec couchettes, et grâce auquel on arrivera à Xi’an a 6h du mat’. C’est confortable. On nous a demandé trois ou quatre fois d’où on venait. J’imagine que les occidentaux prennent pas souvent ce genre de bus.

Un mec à côté de Nicolas ronflait comme j’ai jamais entendu un mec ronfler. On se demandait même s’il n’était pas en train de mourir. A priori non, il nous a emmerdé tout le trajet.

 

Nico dans le bus

En tous cas, le gars qui ronfle fait bien marrer Nico.

On a aussi vu un accident de moto. Enfin pas en live, mais on a vu deux mecs par-terre, deux motos explosées, et quelques curieux autour.

Vers 23h, Ben et moi (les autre dormaient) nous sommes aperçus que les panneaux routiers indiquaient “Xi’an 210km”, et on a commencé à s’inquiéter un peu. A raison d’ailleurs, puisque nous sommes arrivés à Xi’an à 2h du mat’, et non à 6h. Je comprends pas bien comment ils ont pu se gourer de 4h. Ca nous fait 10h de trajet au total.

Xi’an s’écrit 西安 en caractères simplifiés, et pour une fois que je sais les lire, je peux vous dire que 西 veut dire ouest, et que 安 veut dire “paix”, “sécurisé”. Comme quoi j’ai quand même appris deux-trois trucs en chinois.

On se rend à l’hôtel pour prendre une nuit de plus, et c’est avec une joie non contenue que je me glisse dans mon lit. Les chambres sont absolument géniales (j’ai même un PC à disposition). Elles me rappellent la chambre que mon père avait pris à Chongqing, sauf que celle-là nous coûte 170yuans par nuit.

Le matin je pionce un peu, pendant qu’ils vont prendre le petit déj’, et j’ai l’agréable (quoique…) surprise de voir ShaoJuan en ouvrant ma porte à 11h.

On prend un taxi, ou plutôt deux, pour se rendre à la porte sud de Xi’an. Bah la ville a de la gueule. De l’espace, de la verdure, et la muraille qui entoure la ville est impressionnante. Par contre, il y a beaucoup trop d’occidentaux.

Porte sud et Xi'an

La porte sud de Xi'an.

Place devant la porte sud

On mange en vitesse, et on monte sur les remparts de Xi’an. On se pose en attendant 18h30, histoire que le soleil tappe un peu moins. On peut assister à un petit spectacle, avec des tambours et une vingtaine de soldats qui défilent, en tenue traditionnelle.

On loue des vélos pour parcourir la muraille. Celle-ci entoure la ville, pour une longueur totale de 13,2km. Sur un vélo correct sur une route correcte c’est pas grand chose, mais sur un vélo tout pourri avec du pavage troué, c’est du sport. D’ailleurs j’ai encore mal partout.

 

Lucie et Ben

Surtout que les femmes ne sont pas d'une grande assistance.

Autour de la muraille, quelques immeubles et des parcs. C’est aéré, ça nous change de Chongqing.

Vue sur Xi'an

Temple

1h30 plus tard, il est l’heure de trouver à manger. Finalement on a trouvé un bar belge. Je sais pas comment on fait, peu importe la ville dans laquelle on va, on tombe toujours sur le bon bar.

Le lendemain (15/07/2011), on prend notre matinée peinard. C’est notamment la faute des autres, parce que moi j’étais prêt à 9h (c’est tellement rare que ça mérite d’être signalé). Enfin bon, j’en ai profité pour commencer l’article.

On part visiter la grande pagode de l’oie sauvage. C’est très aéré, des fontaines, des parcs. Franchement joli et agréable. Une demoiselle voulait une photo de moi avec ses grand-parents. Comme quoi, même avec tous les étrangers dans le coin, le roux sort toujours du lot. A propos des roux, j’en ai vu un nombre assez incroyable à Xi’an. A croire qu’ils ont tous compris qu’en Europe aucune fille voulait d’eux alors qu’en Chine c’est sexy.

Des fontaines.

La grande pagode de l'oie sauvage.

La grande pagode de l'oie sauvage.

Vue d'une avenue de Xi'an.

On visite ensuite les tours de la cloche et du tambour. On va dire “Bell tower” et “Drum tower”, ça sonne quand même nettement moins idiot. Les bâtiments ne sont pas fantastiques, mais la vue est chouette.

 

Tour de la cloche.

Tour de la cloche.

Tour du tambour.

Tour du tambour.

J’aurai profité de cette journée pour remarquer que les demoiselles de Xi’an ont plus de formes que celles de Chongqing, mais généralement un moins joli visage. Avec un peu de chance, à Beijing on aura les deux en même temps.

Samedi 16, il est temps de visiter les soldats ! Plus exactement, le mausolée de l’empereur Qin. Xi’an c’est quand même très connu pour ça, on peut pas partir sans l’avoir vu.

On prend un bus pour y aller. Ca nous a coûté 10yuans. Les cars de touriste, on nous proposait 350yuans par personne. C’est ça l’avantage d’avoir des natifs avec nous, on dépense nettement moins et on est plus immergés.

On fait une petite pause avant à … je sais plus le nom, je mettrais à jour après avoir demandé à Lucie. Pleins de jardins, de l’eau, quelques temples, c’est très agréable et reposant.

Jardin

Jardin

Les soldats c’est extrêmement touristique. La carte étudiant nous permet encore une fois de faire des économies (-50% sur chaque visite, mine de rien ça fait pas mal à la fin). Il faut d’abord marcher un bon moment, pour rentrer dans une pièce (un hall) bondée et jouer des coudes pour prendre des photos.

Soldats en terre cuite.

Soldats en terre cuite.

Il faut bien admettre que c’est très impressionnant. On est loin de simples copier/coller, chaque soldat a son propre visage, sa tenue, son identité. Il y a un sacré soucis du détail. En même temps le sculpteur qui se loupait se faisait couper la main, alors forcément, ils étaient motivés les gars.

Soldat et ânes.

Soldats en terre cuite.

En rentrant en ville, nous tentons d’obtenir les billets de train. Parait-il que ça se fait les mains dans les poches 2h avant de partir, façon “t’inquiète pas bébé”, mais le fait est que tous les billets pour demain sont vendus. Pareil à la compagnie de bus en face de la gare. Un mec nous propose un bus pas trop légal, mais nous préférons d’abord nous rendre à une deuxième compagnie de bus. Si ça peut nous éviter de mourir égorgé au bord d’une route en rase campagne, c’est toujours ça de pris. C’est bon, nous avons nos places. Nous serons donc à Beijing en temps et en heure, pour la dernière étape de notre voyage.

En attendant le prochain article, je vous invite à en apprendre plus sur les différents lieux que nous avons visités. Pour ça, le mieux c’est encore Wikipédia. Forcément on est loin de mon éloquence légendaire (pour rester modeste), mais ça donne quelques informations utiles et ça m’évite de copier/coller.

Xi’an

Tour de la cloche

Tour du tambour

Mausolée de l’empereur Qin (laissez tomber la partie sur la contestation, qu’est-ce qu’il faut pas lire comme conneries…)

Remparts de Xi’an

Voyage, part I: le bateau

12 July 2011 Category :Max| Voyage 4

Cette première partie raconte le voyage en bateau, de Chongqing à Yichang.

Je fais juste une petite parenthèse pour dire que la veille du départ nous étions à notre bar favori, que nous en avons profité pour revendre le synthé d’Elody, acheter de la vraie bonne bière pour le trajet, et que Nico a claqué des impros au piano avec un mec de Sesame Street (Google pour ceux qui ont jamais entendu parler de ça) à l’harmonica. C’est quand même pas rien et ça méritait d’être signalé. Fin de la parenthèse.

Samedi 9 juillet 2011, il est temps de quitter notre dortoire douillet de l’université de Chongqing. Un petit bisou d’adieu aux français restants, et zouuu.

Le matin se passe sans trop de soucis, on termine les valises, on nettoie les chambres, et on attrape un taxi vers 14h pour JieFangBei. Comme nous étions tous les quatre un peu séparés, on décide de se retrouver à un café.

Pour ma part, j’ai été un peu perdu (c’est quand même grand comme quartier) et les indications du taxi quand je lui ai demandé où était le centre ont été un peu vagues. Quoiqu’il en soit, j’étais le premier au point de rendez-vous. Là les choses ont un peu tournées différemment, et finalement on se retrouve tous à coté de l’embarcadaire pour acheter les billets (que nous avions déjà réservés évidemment).

On nous avait proposé le matin un bateau plus “occidentaux-friendly” à 100yuans de plus, que nous étions prêts à prendre malgré notre goût pour l’immersion, mais finalement il n’y avait plus de places. On se retrouve avec la 1ère classe chinoise (on aime l’immersion, mais pas la mort).

Pour se rendre au bateau, il faut descendre un bon paquet de marches (deux jours après, j’ai encore des crampes, c’est lourd les valises), et traverser des ruelles sombres et obscures.

Les chambres sur le bateau, qu’on appellera “cabines” pour ne pas insulter les chambres, sont toutes pourries. La salle de bain fait 1m carré et contient la douche, les toilettes et un lavabo. L’eau est tellement trouble que je suppose que c’est directement celle de fleuve (ceux qui ont déjà vu la gueule du Yangtze savent que c’est dégueulasse). Globalement le bateau ressemble à un vulgaire paquebot avec de la moquette.

Un mec vient proposer 400 yuans à Ben pour échanger sa cabine.

On décide de monter sur le pont pour pouvoir dire décemment au revoir à Chongqing. Ca coûte 60yuans (pour les 4jours, heureusement), ils se font pas chier.

On rencontre deux occidentaux, un couple de suisses allemands très sympas, qui sont touristes. Pour prendre un bateau “chinois” en étant touriste et sans parler un mot de chinois, il faut être sacrément courageux. Chapeau bas.

Chongqing s’est faite toute belle pour nous dire adieu, avec sa magnifique robe nocturne étincelante. De jour c’est plutôt moche, mais il faut bien reconnaître que de nuit, cette ville a de la gueule. Et puis, on s’y été quand même attachés.

On s’assied et on s’ouvre une des bières achetée pour l’occasion, et on reste là à discuter jusqu’à 10h30 (on a pas choisi, on s’est fait virer). Il est de toute façon sage d’aller dormir, il faut se lever à 6h demain, pour l’excursion à6h45.

C’est vraiment pas évident de dormir sur ce bateau. Il fait pas chaud (pour une fois), et c’est même plutôt agréable avec la fenêtre ouverte, mais les lits sont vraiment durs et il y a énormément de bruit. Les chinois sont aussi bien matinaux, et à partir de 5h, ça gueule dans les couloirs. Nous avons tous les trois dormis entre 2 et 3 heures, il y a juste Lucie qui a réussi à avoir une bonne nuit de sommeil (mais les chinois ça peut dormir n’importe où n’importe quand).

L’excursion du matin, c’est la “ghost city” de Fengdu. Quand je dis “ghost city”, il faut comprendre “ville des esprits” et pas “ville fantôme”. En gros c’est des temples.

Une tour

Une tour, d'où on a pu avoir une vue panoramique.

C’était un poil décevant, pour une raison toute bête: les chinois ne restaurent pas. Si ça devient vieux, ils rasent et reconstruisent. Ou alors ils cimentent le tout, et le bâtiment ne fait plus vieux du tout. Ca fait un peu mal au coeur quand on s’attend à voir un temple ancien, et qu’on se retrouve devant un bâtiment construit l’année dernière.

Tête de buddha

Cette tête de buddha en ciment, même pas terminée, est un bon exemple.

Les temples.

Les temples, en construction.

Lucie, Ben et Nico.

Lucie, Ben et Nico devant l'entrée d'un temple.

En revanche, le paysage est sympa. C’est plein de forêts, un peu de roche. Ca change des immondes zones portuaires aux alentours de Chongqing. Les collines qui nous entourent font presque vosgiennes.

Vue sur le fleuve.

Vue sur le fleuve, avec plein de bateaux.

Notre bateau.

Notre bateau. C'est pas Chongqing dans le fond.

Vue du pont du bateau.

Vue du pont du bateau. C'est tout vert !

L’eau du Yangtze est ignoble, et je ne parle pas que de la couleur brunâtre. Une quantité impressionnante de détritus y flotte (bouteilles, polystyrène, …)

On passe le début d’aprèm’ dans nos chambres, pour éviter les grosses chaleurs, à lire, prendre des notes pour le blog ou dormir, et nous retournons sur le pont vers 17h.

Photo de groupe.

Les deux touristes suisses et nous (nah c'est mon chapeau, je le donnerai pas).

Une chinoise, professeur d’anglais en école primaire, vient nous parler, accompagnée de sa fille qui doit avoir entre 6 et 8ans. Elle est bientôt suivie par tous les gosses du bateau, et une bonne partie des chinois sur le pont. On devient l’attraction principale. Nico semble beaucoup plaire à la gamine, surtout son nez long et un poil crochu (il était sûrement juif dans une autre vie).

Photo de groupe.

Photo de groupe.

Ben.

Ben, avec son magnifique chapeau dans le style homosexuel.

La bateau s’arrête pour la visite du soir, un temple par terrible. Encore une fois, c’est un tas de ciment en pseudo style traditionnel. Sur le chemin du retour, on s’arrête à différentes échoppes pour acheter de la bouffe à emporter. La prof’ rencontrée précédemment nous a d’ailleurs payé nos nouilles. Evidemment à 20yuans elle s’est pas ruinée, mais ça montre à nouveau, à qui était encore sceptique, que les chinois sans quand même sacrément sympas.

Paysage.

Ca change du ciel gris habituel.

On a mangé sur le pont, avec le vent sur nos visages, et on a continué de discuter encore un bon moment ici. Les discussions sont d’ailleurs assez drôles. Lucie parle chinois, anglais et un peu français, nous parlons français, anglais et un peu chinois. Du coup nous utilisons l’anglais en grande partie, mais plein de mots chinois et français viennent se glisser dans les conversations. Ca donne parfois un genre de Frenchinglish un peu bizare.

On retourne dans les chambres pour se coucher, mais je sens bien que je dormirai encore pas beaucoup. L’avantage c’est que ça sera plus facile de se lever à 6h demain matin.

 

Pas si facile finalement, puisque je me suis réveillé à 11h.

On a croisé l’endroit qui figure sur le billet de 10yuans.

Billet de 10yuans.

Billet de 10yuans.

Endroit qui figure sur le billet.

Ca ressemble quand même.

On arrive aux “petites Trois Gorges”. On change de bateau, pour en prendre un plus petit, capable de passer dans les endroits étroits.

Paysage.

Paysage

La marque très visible, à une dizaine de mètres au-dessus de l’eau, date de fin 2009, au moment où le fleuve a atteint son plus haut point.

Eau et ordures

Non non, les points blancs ne sont pas des oiseaux, mais des bouts de polystyrène.

Ville construite pour reloger les gens dont les habitations ont été inondées lors de la construction du barrage.

Ville construite pour reloger les gens dont les habitations ont été inondées lors de la construction du barrage.

Nous prenons un bateau encore plus petit (une vingtaine de personnes).

Appareil photo de Ben

Juste pour faire une figure de style artistique: une magnifique mise en abîme où on peut voir le paysage vu par l'appareil photo de Ben.

Globalement, depuis la construction du barrage, le niveau du fleuve culmine en moyenne à 100m au-dessus du précédent niveau. On est passés en bateau par des endroits qui n’avaient pas plus de 2m de flotte avant (une rivière en gros).

Nico et moi.

Nico et moi.

Le paysage est vraiment sympa par endroits, et nous avons d’ailleurs décidé d’acheter une petite île dans les environs.

Nico était un peu crevé sur le chemin du retour.

Nico dort.

Comme tous les jours depuis le départ, nous prenons à manger au bord du chemin. C’est même pas des échoppes, juste des gens avec une gamelle qui font cuir des trucs. J’ai été malade un paquet de fois en Chine, généralement en bouffant au restau, et là, aucun soucis. Et en plus, c’est bon.

Rien de passionant le soir, on se couche tôt pour le lendemain.

6h30 encore. Ce matin, nous rentrons à nouveau dans les gorges, mais sur un bateau encore plus petit. Nous marchons ensuite sur un pont flottant, puis nous montons pour obtenir une vue aérienne.

Pont

L'escalier

L'escalier. Mon vertige n'a pas aidé.

Vu sur le pont.Nous rentrons ensuite au bateau principal, et nous avons 1h pour remballer nos affaires. Nous quittons le bateau à 10h. Avec encore les crampes qui me restent, ça fait pas du bien de se trimbaler les affaires.

Nous apercevons le barrage au loin, caché par la brume.

Nous montons dans un bus, qui nous trimbale pour l’après-midi. Nous avons vu le barrage des Trois Gorges sous différent angles, et y’en a pas un seul où il est joli. C’est un monument plutôt impressionnant, mais pas esthétique pour un sou, et qui était recouvert par la brume. On l’a même pas vu faire un lâcher d’eau.

 

Le barrage

Le barrage des Trois Gorges

Les écluses adjacentes.

Les écluses adjacentes, pour les bateaux.

L'autre côté

L'autre côté.

 

Nico devant le barrage.

Nico et son sourire niais devant le barrage.

Encore deux petites heures en bus et nous sommes à Yichang. On nous informe qu’un bus longue distance se rend à Xi’an, qu’il y a des couchettes, des places libres, que c’est moins long que le train, et que ça coûte le même prix. Du coup on a pris ça, d’autant plus qu’il ne restait plus que des places assises dans le train, plus de couchettes.

L’hôtel est pas cher et très correct, on va bien en profiter.

Une croisière plutôt agréable donc, un paysage sympathique. Je regrette que l’eau soit aussi dégueulasse, j’aurais adoré me baigner. Un bon souvenir en tous cas.

Nous avons un bus à prendre demain. La suite de nos péripéties dans un prochain épisode.

Voyage, introduction

12 July 2011 Category :Max| Voyage 0

Pour quitter la Chine décemment, nous avons décidé de voyager pendant deux semaines, histoire de voir autre chose que Chongqing. Quand je dis “nous”, il s’agit de Benjamin, Nicolas et moi-même. Lucie, la copine de Benjamin, nous accompagne, ainsi que ShaoJuan, notre ex-professeur de chinois, et maintenant amie, qui nous rejoindra à Xi’an.

Nous avons prévu d’aller jusqu’à Yichang en bateau (voir les Trois Gorges, le barrage, …), puis à Xi’an en train (l’armée de terre), puis à Beijing (Tian’anmen, la cité interdite, la Grande Muraille, le palais d’été, …). Ensuite, nous rentrerons en France, le 22 juillet.

J’imagine (j’espère surtout) qu’il y aura beaucoup à raconter, donc pour que ce soit plus agréable, j’écrirai plusieurs petits articles plutôt qu’un gros.

J’ai fait une petite carte, pas géniale, mais qui donne à peu près une idée du trajet.

Carte du trajet

Quelques dessins

1 July 2011 Category :Evénements| Max 0

Comme nous n’allons plus les voir, QiuJie et Pan nous ont fait de jolis cadeaux. Elles sont étudiantes en art, et ont dessiné pour nous.

Sachant que je leur ai parlé deux fois dans toute l’année, je comprends pas trop pourquoi j’ai eu le plus de cadeaux (mon charme sans doute), m’enfin ça reste très sympa et ça fait très plaisir.

On commence par les dessins dans le style traditionnel chinois. J’ai pas encore les traductions, mais ça viendra.

Pour Nico.

Pour Nico.

Pour Flo.

Pour Flo.

Mon mien.

Mon mien.

Pour Elody et Steph'

Pour Elody et Steph'

Pour Elody et Steph' 2

Pour Elody et Steph' 2

Et elles ont également fait des dessins de nous. Sauf de Ludo. J’vais mettre les noms, mais pour ceux qui nous connaissent, ça se reconnait normalement assez bien.

Nico
Nico
Elody & Stéph'
Elody & Stéph’
Handsome Julien
Handsome Julien
Moi
Mohâ. Tout le monde est d’accord pour dire que j’suis bien plus beau en dessin.
Pierre-Louis
Pierre-Louis
François
François
Gentleman Ben
Gentleman Ben, un nouveau super-héros
Flo & Shu
Flo & Shu

Je suis de loin le plus beau, c’est indiscutable. En plus j’ai tout un texte écrit en anglais moi. Pis des cheveux “like dried meat floss”, on me fera jamais un plus beau compliment.

Inutile de dire que ça nous a fait à tous (sauf peut-être Pierre-Louis quand il verra la tronche de psychopathe qu’elles lui ont donné) énormément plaisir. Elles liront jamais ce blog, mais merci à elles du fond du coeur.

La Cène

23 June 2011 Category :Evénements| Max 0

Je suis pas sûr qu’il y avait exactement douze apôtres autour de moi (et il y avait des femmes en plus), mais c’était en tous cas notre dernier repas tous ensemble. J’espère échapper à la crucifixion.

Nous perdons cette semaine Pierre-Louis, Julien et Ludovic. Afin de fêter l’évèn…de pleurer leur départ, nous nous sommes tous réunis pour un dernier repas, en compagnie des quelques amis chinois qui ont compté pour nous tout au long de ces huit mois. Je vais pas citer les noms de tout le monde pour préserver mes petits doigts fragiles.

Le restaurant n’a pas été choisi au hasard, puisqu’il s’agit de celui dans lequel nous avons mangé notre premier vrai repas chinois quand nous sommes arrivés. Tout un symbole. Nous avons d’ailleurs pu voir la différence à la gueule des plats sur la table: la première fois c’était plutôt bof, là c’était très appétissant.

Facepalm

Magnifique facepalm de Pearl.

Une partie du groupe.

JingJing

JingJing, notre magnifique prof' de chinois du matin.

Ludo avec des talons.

Ludo en avait un peu marre que je fasse des remarques sur sa petite taille, et a décidé de me prouver que c'était les talons qui rendaient sa copine plus grande que lui.

Photo de groupe.

ShaoJuan et moi.

J'aime pas foutre ma tronche sur ce blog, mais l'occasion d'embêter Nico est trop belle.

La soirée s’est poursuivie au KTV (karaoké), mais je n’ai pas de photos.

Les filles étaient légèrement éméchées.

Une bonne soirée donc, mais qui avait un arrière goût désagréable de départ imminent. On se met à compter les jours.

Week-end aux sources chaudes

20 June 2011 Category :Evénements| Voyage 0

La semaine prochaine, les français commenceront à quitter la Chine. On perdra notamment deux membres importants pour notre communauté (ou en tous cas pour la communauté de ceux qui sortent), Plux et Ludo – dit l’Insomniaque. Julien part aussi, ce qui rendra les repas au shitang plus tristounets.

Afin de fêter comme il se doit leur dernier week-end Chongqingois, nous sommes allés aux sources chaudes (ou “piscine” selon Plux). C’est à 45min de route du campus, en campagne. Le trajet est nettement plus agréable qu’en ville.

Etaient présents: Francois et sa copine, Ludo et sa copine, nos deux profs de chinois ShaoJuan et JingJing, Plux, Nico et moi-même (évidemment, j’aurai un peu de mal à raconter si je n’y étais pas allé).

Le cadre est chouette: pelouse, grand lac, bâtiments pas dégueulasses. On décide de réserver l’hôtel en premier, pour augmenter nos chances d’avoir4 chambres. Il restait pile trois chambres et une suite. 3000yuans au total. Ah sinon y’a une villa à 3200 ? On peut visiter avant ? Piscine (plutôt un très grand bain), sauna, 4 chambres, 4 salles de bain. On prend.

Un petit repas bien gênant (non je ne veux pas sortir avec JingJing et elle ne veut pas de moi non plus, foutez-nous la paix) et nous filons aux bains.

C’est niquel. Tout est propre, le service est impecable. Le personnel est peut-être un peu trop insistant pour des pudiques comme nous, m’enfin une serviette autour de la taille a fait l’affaire. Il suffit de lâcher sa serviette et ses claquettes en entrant dans l’eau,  et on en récupère des tous propres à la sortie.

On retrouve les demoiselles on the other side, toutes très sexy.

L’endroit est globalement divisé en trois parties. Une piscine intérieure avec une eau autour de degrés, une piscine extérieure avec une eau autour de 33 degrés, et énormement de petits bassins pour quelques personnes, perdus au milieu des arbres et des bambous, avec une eau entre 38 et 42 degrés.

On vagabonde un peu à droite et à gauche, on fait les cons dans la grande piscine extérieure, et nous quittons l’endroit vers 1h du mat’.

Tout le monde se retrouve en peignoir à la villa, on ramène des masseuses, on finit tous à poil dans la piscine et … Non en fait c’était plutôt calme. Pour ma part j’ai même lu, c’est pour dire. J’ai encore eu droit aux trois emmerdeurs (ShaoJuan, Plux et Nico) qui tenaient absolument à c’que je pionce avec JingJing.

Rien de bien folichon le lendemain, et nous rentrons simplement au campus.

Ces derniers temps

14 June 2011 Category :Max| Voyage 0

Après les petites blagues amusantes (ou non) sur mes différents compères, je vais donner quelques nouvelles aux familles, qui évidemment ne lisent pas ce blog pour apprécier mon humour fin et raffiné, mais pour savoir comment se porte le petit fiston à sa môman.

Qu’elles se rassurent donc, tout le monde se porte bien. Certains rentreront même la semaine prochaine, et pourront re-goûter aux joies de la vie française: des gens cons et grognons, des MacDo à 12eu, et des filles avec des pattes d’eph et des Convers qui leur font des jambes façon jambon et des panards de 40cm.

Quant à moi je resterai en Chine jusqu’au 22 juillet, en compagnie de Ben et de Nico. Nous partons le 10juillet de l’université. Une croisière de trois jours nous emmènera au Barrage des Trois Gorges. De là nous prendrons le train jusqu’à Xi’an, où dorment les statues en argile des soldats de je-ne-sais-plus quel empereur. Encore du train et nous arriverons à Beijing, où nous ne manquerons pas de visiter la cité interdite, la place Tian’anmen, la grande muraille et le palais d’été avant de rentrer en France. J’en reparlerai très probablement ici.

En attendant, le temps joue au yo-yo. Un jour on crève de chaud, le lendemain il fait frais et il pleut. Ce temps plait aux moustiques. Je me fais piquer plus d’une dizaine de fois par jour, avec un record à 44 piqûres en un week-end. Chacun y va de sa technique: encens, produit chimique, moustiquaire. Nous avons tenté la lumière bleue, mais il s’avère que ça grille un peu n’importe quoi sauf les moustiques (ou en tous cas ces idiots se nourrissent avant d’aller se suicider dessus).

Nous avons eu l’occasion de monter à 7 dans une petite voiturette à trois roues. C’était assez effrayant, mais bien marrant quand même. On se penchait dans les virages pour éviter de se renverser, et un hérisson aurait probablement réussi à nous dépasser.

Côté cours, nous avons passé le premier exam’ de chinois lundi, qui était plutôt facile. Il nous restera un papier à pondre en anglais sur la sécurité d’un cloud computing, un exam’ de chinois oral mercredi prochain, et le projet avec les chinois à terminer pour la fin de la semaine. Sans oublier notre projet de fin d’études qui a bien avancé ces derniers temps. Les correcteurs d’Epitech semblent très satisfaits en tous cas.

Nous aurons également notre diplôme de l’université de Chongqing avant de partir. J’y croyais pas trop, mais on nous a demandé deux photos, donc j’imagine qu’on l’aura. C’est plutôt chouette, un master en étant en 4e année. En plus ça peut que aider pour revenir bosser ici.

Journal blogué

14 June 2011 Category :Evénements| Max 1

Cet article ne parlera pas de la Chine, et ne racontera même pas la vérité. J’ai juste envie de m’amuser à caricaturer (je rappelle que la definition de “caricature” est “imitation grotesque”) les gens. A prendre au second degré donc.

Bonsoir à toutes et à tous.

On commence cette édition un peu exceptionnelle par une découverte qui a chamboulé le milieu scientifique. Vendredi soir, un Florianis Golestus aurait été aperçu aux alentours d’un bar. Nous rappelons que le Florianis Golestus est une espèce que l’on pensait disparue, le dernier spécimen vivant ayant été vu il y a six mois. Les experts étudient actuellement la photo qu’un touriste a réussi à prendre de l’animal. L’UICN (ndr: Union Internationale pour la Conservation de la Nature) attend leur feu vert avant de sortir l’animal de la catégorie “Eteint”. L’Union nous assure par ailleurs que toutes les mesures seront prises pour protéger ce spécimen unique, dernier représentant de son espèce.

Affaire Julien maintenant. Pour rappel, il s’agit de ce jeune homme qui avait assassiné son colocataire en lui enfonçant une bouteille de 2L de Coca Cola au fond de la gorge, après que celui-ci ait répété 8637 fois en 2h45 “Heuuuuu Androidheu ça marche pas! Heuuu c’est heuuu de la merdheu”. La justice a décidé de le relaxer, après que la défense ait prouvé que les lois sur l’homicide volontaire ne s’appliquent uniquement dans le cas où la victime est un être humain, pas une marmotte géante humanoïde.

On passe au livre de la semaine. Le choix de la rédaction s’est porté cette fois-ci sur “Comment réussir un projet de six mois en deux semaines avec des gens incompétents” de Benjamin, aux éditions Picon-bière. Le livre retrace l’avancement lors de la première année d’un projet de deux ans. Il est avant tout pédagogique, mais non sans une trace d’humour, et c’est une lecture que nous conseillons à tout le monde.

Spéléologie à présent, avec ces cadavres étranges retrouvés dans une chambre du dortoir international du campus D de l’université de Chongqing en Chine. Les deux corps, déjà en partie fossilisés, ont été découvert sous 4m de souvenirs, de matériel informatique, de paquets de chips vides et de diverses peluche en forme de souris qui font “Scouig” quand on appuie dessus. L’analyse des corps est toujours en cours, mais on peut à present affirmer qu’il s’agit d’un homme et d’une femme, tous les deux âgés d’une vingtaine d’années. La datation au carbone 14 n’a donné aucun résultat.

On parle souvent des violences conjugales et des femmes maltraitées, sans savoir que les hommes ne sont pas à l’abri, bien que le préjudice subi soit souvent plus moral que physique. Pierre-Louis a vécu de telles violences dans le passé, et il a aujourd’hui décidé de créer une association nommée “Pour avoir le droit d’aller au bar se bourrer la gueule avec les potes sans que nos gonzesses nous les brisent” afin de défendre les droits des hommes, et d’éviter à d’autres les drames atroces dont il a jadis été la victime. Un numéro vert est déjà en place, le 84 65 66 73 84 69.

En sport, aux championnats du monde de la drague, la France a remporté une médaille d’or dans la catégorie “Plus gros échec”. C’est Nicolas, déjà renommé pour sa performance aux jeux paralympiques de l’an dernier, dans laquelle il avait réussi l’exploit de courir le 100m en 87jours, 13h et 10minutes, qui a remporté cette médaille. Il a cette fois-ci réussi à décourager complètement ses adversaires en continuant de dormir seul après pourtant six mois de drague intensive. Il a par ailleurs obtenu une mention spéciale du jury pour avoir réussi cet exploit en étant en Chine. Toute la rédaction tient à lui adresser ses félicitations.

Pas encore d’idées pour Ludo mais ça va venir.

Toujours pas de morts

13 May 2011 Category :Max| Voyage 0

En tous cas pas de décès du côté des humains. Y’a bien eu du matériel clamsé, notamment un clavier, une alimentation de Mac, un écran, ou même un téléphone portable qui a fait une chute malencontreuse (pas pour tout le monde) du 35e. Rien de mon côté, donc je peux me moquer.

Les beaux jours sont la. Plus de 30 degrés tous les jours, quelques pointes à 35 et plus encore, ça devient étouffant. Nico a d’ailleurs choppé une petite insolation. Ou alors c’était juste une excuse pour se faire accompagner par notre charmante prof’ de chinois à l’hôpital. Au point (mort) où il en est, je le crois capable de toutes les fourberies.

Le point vraiment positif, c’est que la quantité de vêtements sur le corps des demoiselles est proportionnelle à la température. Vue la très nette absence de tissu maintenant, si on gagne encore 5 degrés, elles seront nues.

Le bar devient en tous cas indispensable.

Côté boulot, on a toujours notre EIP (projet de fin d’études pour les gens normaux) qui commence à progresser, mais l’avancée a pas l’air vraiment proportionnelle au temps passé (la faute à un certain framework que je ne nommerai pas). A ceci il faut rajouter notre cours de Network & Security qui semble plutôt intéressant, et notre projet de Middleware Technology (on ne sait toujours pas c’que ça veut dire) où nous sommes chargés de manager une équipe de 10 à 21 chinois pour un projet.

La bouteille de Picon que j’ai reçu y’a deux semaines est bientôt vide, on a pas chômé. Ca va être dur de tenir par la suite.

Enfin, la déprime (en tous cas pour moi) commence à pointer le bout de son nez. J’ai pas vraiment envie de rentrer en France. Pleins de trucs chiants à faire (appart’, trouver du boulot, …) et la Chine c’est bien comme pays. Vais essayer de profiter du peu de temps qu’il nous reste, je reviendrai bien assez vite une fois diplômé.

Guide de survie

12 April 2011 Category :Max| Voyage 0

Mes parents viennent me rejoindre bientôt pour passer une petite semaine chinoise en ma compagnie. J’avais prévu de leur écrire un petit guide de survie en milieu hostile, mais autant en faire profiter tous mes nombreux lecteurs.

La première règle: ne s’étonner de rien. Y’a un mec au centre ville, tout nu sur un éléphant rose avec une bouteille de 2L de Sprite dans le cul, c’est NOR-MAL. This is China. Vous allez probablement voir tout et n’importe quoi, laissez filer, sinon votre cervelle d’occidental va imploser.

Gardez toujours sur vous un papier avec l’adresse de l’hôtel. Essayer de jouer le warrior, genre j’en ai une grosse paire, j’vais la dire oralement au taxi, ça ne marche pas. Surtout pas à Chongqing où les taxis parlent Chongqinghua. Globalement pour chaque destination où vous voulez vous rendre, essayez d’avoir un papier. Les voyages deviennent nettement plus plaisants, et même si vous vous perdez, un taxi peut vous ramener facilement à l’hôtel. A noter d’ailleurs que vu le prix des taxis, vous auriez tort de vous en priver.

Si vous mangez avec des chinois, et qu’ils paient sans même que vous vous en rendiez compte ou que vous puissiez réagir (ils vont jusqu’à faire croire qu’ils vont aux toilettes pour payer en douce), insistez pas pour les rembourser. Appliquez simplement les mêmes techniques de coyote (pour reprendre l’expression chère à Ludo) la prochaine fois.

Les chinois aiment bien qu’on arrive à leur balancer quelques mots en chinois (et de toute façon y’en a pas beaucoup qui parlent anglais), donc voici une liste des mots primordiaux avec leurs prononciations approximatives.

你好, “nǐ hǎo”, qui se prononce “ni hrao”, et qui veut dire “bonjour”. En théorie on est censé dire “nin hao” pour la version polie et “nimen hao” quand on s’adresse à plusieurs personnes, mais dans la pratique j’entends toujours “ni hao”.

谢谢, “xièxie”, qui se prononce “shiéshié”, et qui veut dire “merci”. La réponse est la plupart du temps “buxie”, et parfois quelques variantes “biekeqi” ou “bukeqi”.

听不懂了, “tīng bù dǒng le”, qui se prononce “ting bou dong le”, et qui veut dire “j’ai bien entendu mais je ne comprends pas”.

不要, “bù yào”, qui se prononce “bou yao” assez sèchement, et qui veut dire “je ne veux pas”.

Pour au-revoir, ils disent de toute facon “babye” la plupart du temps.

Si vous restez pour une durée relativement longue, il est impératif de repérer les bons coins occidentaux. Bars, bouffe, supermarchés, tout ce qui peut rappeler votre pays d’origine. La Chine c’est cool, mais y’a un moment on a besoin de retrouver un peu ses racines.

C’est tout pour le moment, je rajouterai au fur et à mesure.